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Date de mise en ligne : 20 octobre 2016

Laâyoune :La COP22 a suscité une mobilisation de la société marocaine autour des questions environnementales

La COP22 a suscité « une mobilisation sans précédent de la société marocaine » autour des questions environnementales, a souligné, mercredi à Laâyoune, le secrétaire général du ministère chargé de l’Environnement, Abdelouahed Fikrat.

« L’objectif escompté aujourd’hui est que cette mobilisation se maintienne après la COP22 » et que « cet élan d’enthousiasme vertueux généré par cet événement reste vivace au-delà même du sommet sur le climat », a dit M. Fikrat à l’ouverture des travaux de la Pré-COP de Laâyoune.

Il a insisté, par ailleurs, sur la nécessité de traduire dans les faits tous les engagements pris dans le cadre de la préservation de l’environnement, mettant en avant le rôle des conseils élus locaux dans la mise en place de programmes et de projets concrets prenant en considération le développement durable, la protection de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques.

La tenue de la COP22 doit être également mise à profit pour élargir et renforcer les champs de connaissances, de recherche et d’innovation dans le domaine de protection de l’environnement, a-t-il ajouté.

M. Fikrat s’est attardé également sur les efforts du Maroc en matière de développement durable, citant notamment la stratégie nationale des énergies renouvelables. « Cet intérêt porté par le Maroc à ce genre d’énergies émane du souci constant du Royaume de contribuer à l’atténuation des émissions de gaz carboniques à l’échelle mondiale », a-t-il dit, notant que le Royaume, à l’instar des pays africains et insulaires, se trouve dans une zone vulnérable aux changements climatiques.

De même, le Maroc a élaboré une charte de développement durable, adopté tout un arsenal juridique dans le domaine de la protection de l’environnement et procédé à la création d’un centre de compétences aux changements climatiques, qui seront une plateforme d’échange d’expériences aussi bien sur le plan national que continental.

Il a rappelé aussi les programmes d’adaptation aux changements climatiques au Maroc et la mise en place d’un système national d’inventaire des émissions de gaz à effets de serre (GES).

De son côté, le président de l’Université Hassan 1er de Settat, Ahmed Najmeddine, a mis en exergue l’importance du thème retenu pour cette rencontre placée sous le signe « le développement en Afrique, face aux défis de durabilité et des changements climatiques », mettant en avant tout l’intérêt porté par le Maroc au développement de l’Afrique.

Il a relevé que la Pré-COP de Laâyoune réunit des représentants d’instances institutionnelles, scientifiques, et socio-économiques nationales et internationales, l’objectif étant de mener une réflexion collective pour dégager une vision unique au sujet du réchauffement climatique et son impact sur le développement durable dans le continent africain.

M. Najmeddine est revenu, par ailleurs, sur les multiples menaces que font peser les changements climatiques sur les écosystèmes en Afrique, soulignant la nécessité de mesures urgentes pour contrer les effets du dérèglement climatique sur le continent africain.

Le vice-président du conseil de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, Boulahi Abad, a indiqué que la rencontre offre une occasion pour tous les intervenants dans le domaine environnemental de débattre des effets des changements climatiques et d’examiner les moyens d’atténuer leur impact.

Il a fait remarquer, à ce propos, que la COP22 est « une reconnaissance claire du rôle pionnier que joue notre pays en matière de diplomatie environnementale », notant que « le Maroc, de par sa position géographique, est engagé depuis une longue date dans la dynamique mondiale pour faire face aux dérèglements climatiques.

M. Boulahi a relevé, à cette occasion, que les provinces du Sud du Royaume font face à des défis majeurs sur le plan environnemental, insistant sur la nécessité d’un diagnostic minutieux des spécificités propres à la région pour déterminer les problèmes et les enjeux environnementaux et trouver des solutions appropriées.

Il a affirmé, dans ce sens, l’engagement du conseil de la région à inscrire les questions de préservation des ressources naturelles et de lutte contre la désertification dans les programmes régionaux de développement intégré, rappelant notamment la création de ceintures vertes autour des centres urbains de la région, le développement des installations hydriques et la protection contre les inondations.

De son côté, le président de la commission régionale des droits de l’Homme de Laâyoune-Essmara, Mohamed Salem Cherkaoui, a relevé que cette rencontre offre l’occasion de débattre des priorités environnementales dans la région et de déterminer les orientations générales d’une stratégie régionale dans ce domaine.

Il a rappelé, dans ce sens, les efforts déployés par la commission en matière d’éducation environnementale, à travers une convention de partenariat signée avec l’Académie régionale d’éducation et de formation, en vue d’appuyer les clubs éducatifs et développer leurs capacités de sensibilisation sur les questions environnementales.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre s’est distinguée par d’autres allocutions mettant en avant l’importance du renforcement de la mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile en vue de réussir la COP22, tout en insistant sur la nécessité d’intégrer la dimension environnementale dans les programmes de développement local.

Organisée conjointement par le Conseil de la région de Laâyoune-Sakia-El Hamra et l’Université Hassan 1er de Settat, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la Pré-COP de Laâyoune connaît la participation d’une pléiade d’acteurs de développement locaux des trois régions du Sud, représentant notamment les collectivités locales, les chambres professionnelles, les autorités locales, les organisations de la société civile, les agences de développement, les entreprises, et les services extérieurs des départements ministériels.

Prennent part également à ce conclave de deux jours un parterre d’experts et d’universitaires marocains et internationaux représentant une dizaine de pays.
20/10/2016