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Date de mise en ligne : 25 mars 2019

Sahara marocain : L’initiative d’autonomie de plus en plus confortée comme base de toute solution pragmatique, réaliste, consensuelle et durable

Genève-De la deuxième table ronde, organisée en banlieue de Genève, à l’invitation de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Horst Köhler, le Maroc sort une nouvelle fois convaincu de la crédibilité de son choix démocratique d’emmener les parties vers une solution politique définitive au conflit artificiel autour du Sahara marocain.
Le Maroc, qui a pris part à cette deuxième table ronde avec le même esprit constructif, estime que ce sont les mêmes paramètres de la solution politique tels qu’explicités par le Conseil de sécurité, notamment dans sa dernière résolution 2440, qui constitueront la base de tout règlement de cette question et rien d’autre.
Si la précision de ces paramètres exclut définitivement tout débat autour de “l’indépendance” ou du “référendum” et recadre toute lecture biaisée ou sélective du principe de l’autodétermination, elle conforte le Maroc dans sa position et ses choix librement et démocratiquement élaborés et exprimés à travers sa proposition de large autonomie, qui, à juste titre, constitue la solution politique conforme aux paramètres définis par le Conseil de Sécurité de l’ONU que sont : le pragmatisme, le réalisme, la durabilité et le sens de compromis.
Outre l’unanimité qu’elle recueille au niveau national, particulièrement auprès des populations sahraouies des provinces du sud du Royaume, dans la mesure où elle leur permettra de gérer au mieux leurs affaires locales, la proposition de large autonomie, bénéficie d’un large soutien de la part de la communauté internationale qui y voit la seule solution à même de réunir le Maghreb autour d’un projet viable d’intégration économique et politique. C’est aussi la seule solution qui répond aux critères onusiens de pragmatisme, de réalisme, de durabilité et de compromis.
La bonne foi, l’engagement et la détermination du Maroc étant ainsi exprimés, c’est au tour des autres parties de s’inscrire dans cette dynamique et de contribuer sincèrement et de bonne foi aux discussions autour de la solution politique.
C’est dans ce contexte où la table ronde de Genève a été particulièrement une étape positive et a constitué l’occasion d’inviter l’Algérie et le «polisario» à se départir définitivement de leur référentiel dogmatique figé et dépassé et partant, à œuvrer réellement à la recherche de la solution.
Dans une conférence de presse à l’issue de cette deuxième table ronde, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita qui a conduit la délégation marocaine, a affirmé que “toute solution en dehors de la souveraineté marocaine sur son Sahara est exclue”. Il a expliqué que cette table ronde a eu le mérite de déconstruire certains mythes comme «le droit à l’autodétermination», « le référendum» ou encore «l’indépendance».
Autre point fort de la participation marocaine a été la contribution active, dans tous les débats, des fils du Sahara, originaires des provinces du sud du Royaume et qui jouissent de la légitimité électorale et sociale et d’une grande crédibilité les qualifiant pour être les véritables représentants de la population sahraouie.
Leur participation a été une valeur ajoutée inestimable car ils ont été les porte-voix de la population sahraouie, qui gère aujourd’hui ses affaires en toute démocratie dans le cadre de la régionalisation et qui détiendra demain les rênes du pouvoir local dans le cadre de l’autonomie élargie.
Sidi Hamdi Ould Errachid, Président de la région Laäyoune-Sakia El Hamra, Yenja El Khattat, Président de la région Dakhla-Oued Eddahab et Mme. Fatima El Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de la ville de Smara ont été les meilleurs témoins de l’essor de développement que connaissent les provinces du Sud du Royaume et de la participation active des populations sahraouies à la vie économique, politique, sociale et culturelle de leur région.
A l’issue de cette rencontre, l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara marocain a exprimé son intention d’organiser une troisième table ronde selon le même format.
La délégation marocaine, qui a accepté l’invitation de M. Kohler, a affirmé son adhésion totale à ce processus conduit par les Nations Unies pour peu que les autres parties saisissent la balle au bond et que toutes les conditions soient réunies afin de faire de ces tables rondes non pas une fin en soi mais une réelle opportunité pour baliser le terrain vers une solution définitive à ce conflit régional qui n’a que trop duré.
Livrant ses impressions à la presse, M. Kohler s’est dit confiant, mais il n’a pas manqué de relever que “de véritables efforts demeurent nécessaires pour progresser”, encourageant les parties “à explorer de bonne foi des pistes et des actions concrètes allant au-delà de la table ronde”.
«Les conséquences de ce conflit, en termes de souffrance humaine, d’absence de perspectives pour la jeunesse et de risques pour la sécurité, sont beaucoup trop élevés pour être acceptées», a-t-il averti.
Et de conclure : “Nous ne devons pas abandonner notre recherche d’un compromis”, tout en se disant “reconnaissant aux délégations d’avoir accepté de poursuivre ce processus et de se réunir à nouveau selon ce même format».
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Par Adil Zaari Jabiri
24/03/2019