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Date de mise en ligne : 21 décembre 2019

Guelmim Oued Noun: Des perspectives prometteuses pour la population et le développement

La région de Guelmim-Oued Noun, considérée comme la porte du Sahara marocain, vit au rythme d’importants changements qui augurent de meilleures perspectives pour sa population et pour son développement global.
Guelmim Oued Noun, dont le Conseil prend part aux premières assises nationales de la régionalisation avancée les 20 et 21 décembre à Agadir, dispose d’un potentiel culturel diversifié et bénéficie d’un cadre naturel combinant le désert, les oasis, la montagne, la côte balnéaire, les embouchures des oueds et les sites de gravures rupestres constituant une offre touristique de grande valeur.
En outre, la région, couvrant les provinces de Guelmim, Assa-Zag, Sidi Ifni et TanTan, dispose d’une étendue littorale sur l’Atlantique dans les provinces de Tan-Tan et Sidi Ifni, offrant un gisement important de ressources halieutiques, ce qui fait de la pêche maritime un secteur clé avec des effets d’entraînement significatifs sur plusieurs secteurs, tels que l’aquaculture, l’industrie de transformation et le commerce.
Guelmim-Oued Noun est parmi les moins denses en termes de nombre d’habitants avec des disparités interprovinciales importantes. Elle s’étend sur une superficie de 46.108 Km2, soit 6,5% de la superficie totale du Royaume et compte 1,632 million d’habitants selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2014, représentant ainsi 1,3% de la population nationale. Sa contribution à la richesse nationale reste néanmoins modeste avec 1,1% du PIB en 2017.
L’économie de la région se distingue par l’importance de la valeur ajoutée provenant du secteur tertiaire qui représente près de la moitié (70%) de la valeur ajoutée produite au niveau de la région mais seulement 1,5% de la valeur ajoutée tertiaire au niveau national. Ainsi, les activités tertiaires sont une spécificité avérée des provinces d’Assa-Zag et de Sidi Ifni compte tenu de leur surreprésentation en services marchands et non marchands hors hôtels et restaurants.
En outre, elle enregistre le taux de chômage le plus élevé en 2018, soit 18,9% contre 9,8% au niveau national. Les femmes sont les plus touchées par ce fléau (27,4%) que les hommes (12,5%). La province de Guelmim affiche un taux de chômage de 20,3%. Par milieu, ce taux est beaucoup plus important en milieu urbain de cette province qu’en milieu rural (24,4 contre 12,3% respectivement).
La région est classée au 8ème rang en termes de pauvreté, soit un taux qui s’élève à 5,7% en 2014 contre une moyenne nationale de 4,8%. L’analyse inter-provinciale révèle que le taux de pauvreté des provinces de la région dépasse également la moyenne nationale. En effet, le taux le plus bas au sein de la région a été enregistré par la province d’Assa-Zag (5%), alors que le taux le plus élevé était de la part de la province de Sidi Ifni qui est de l’ordre de 6,9%.
La région de Guelmim-Oued Noun est classée au 5ème rang en termes de moyenne d’années de scolarisation, soit 5,67 années contre 5,64 années au niveau national.
Le taux d’analphabétisme chez les personnes âgées de 10 ans et plus de la région (31,7%) est relativement inférieur à celui enregistré au niveau national (32%). Les résultats du recensement de 2014 révèlent des inégalités genre au sein de la région. En effet, plus de 4 femmes de la région sur dix sont analphabètes (43,1%) contre près de 3 sur dix pour les hommes (27,4%).
En ce qui concerne le domaine privé de l’Etat mobilisé pour l’investissement, la région a draîné 8% du total de l’investissement engagé au niveau national en 2017. Cet investissement correspond à une part de 0,3% de la superficie totale. Selon le secteur, celui de l’habitat a profité à concurrence de 38% du foncier mobilisé au niveau de la région, suivi par le secteur du tourisme (21%), de l’industrie (18%) et de l’artisanat (15%).
20/12/2019