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Date de mise en ligne : 30 juin 2021

L’essor socio-économique des provinces du Sud mis en exergue lors d’un side-event à Genève

L’essor socio-économique que connaissent les provinces du Sud du Maroc a été mis en exergue par des experts lors d’un side-event virtuel organisé, mardi, par le Groupe de soutien à l’intégrité territoriale du Royaume à Genève, qui regroupe les missions permanentes de 32 pays.

Placée sous le thème « Les déserts : transformer les défis en opportunités pour un développement territorial durable « , cette conférence, modérée par l’ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, Omar Zniber, s’est penchée sur les défis et les enjeux liés au développement des zones désertiques et arides de par le monde, en mettant l’accent sur la dynamique de croissance dans les provinces du sud du Royaume considérées aujourd’hui comme un exemple en matière de développement durable, de renouvellement des ressources naturelles, de création d’emplois et de mise en valeur des territoires désertiques.

Initiée en marge de la 47ème Session du Conseil des Droits de l’Homme, cet évènement, qui a connu la participation de plusieurs chefs de missions à Genève, du personnel diplomatique, d’ONG, d’experts et d’académiciens, a été l’occasion d’évoquer les divers chantiers ouverts dans les provinces sahariennes, pour relever les défis, créer des infrastructures modernes, et réaliser un développement territorial garantissant la stabilité et la vie digne aux populations de cette partie du Royaume.

Dans ce sens, Henri Louis Vedie, économiste et professeur à l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris, a mis en relief, chiffres à l’appui, l’essor remarquable qu’ont connues les provinces sahariennes du Royaume depuis leur retour dans le giron national, citant entre autres, « la construction de près de 10 000 km de routes, y compris des doubles voies, alors qu’il n’en existait que quelques 300 km, lors de l’intégration des provinces, le développement du système éducatif, de la formation professionnelle, les Universités, et la mise en valeur des ressources locales».

Il a souligné à ce propos la stratégie visionnaire adoptée dans la mise en place de projets et d’écosystèmes ayant pour vocation d’assurer un développement durable de la région.

De son côté, la présidente de l’Alliance Internationale pour les Objectifs de Développement Durable, Pascale Fressoz, s’est félicitée des réalisations accomplies au Maroc sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs du développement durable, mettant l’accent sur le modèle marocain dans le domaine des énergies renouvelables et alternatives.

Elle s’est attardée en outre sur les enjeux liés à la réalisation des objectifs du développement, en particulier dans le contexte de la lutte contre les changements climatiques qui affectent davantage les régions arides.

Nour-Eddine Obbad, consultant international et auteur de livres sur le développement durable, à pour sa part mis l’accent sur la corrélation entre le développement dans les régions arides et désertiques, et l’implication des communautés locales à travers la décentralisation et la dévolution de compétences aux administrations territoriales, se félicitant à cet égard de la mise en œuvre de la régionalisation avancée avec l’implication directe des populations des provinces du sud dans les réalisations acquises.

Elouali Aailal, professeur à l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion (ENCG) de Dakhla, a de son côté mis en avant les projets importants que développe l’ENCG de Dakhla comme plateforme de recherche sur le développement dans les zones désertiques et arides, en coopération avec de nombreuses institutions et académies de recherche de par le monde, notamment en Afrique, mais aussi dans d’autres régions similaires, y compris en Australie et en Amérique latine.

Pour sa part, l’ambassadeur Omar Zniber s’est attardé sur l’élan de développement global que connaissent les provinces du sud du Royaume, depuis leur retour à la mère patrie, comme en témoigne l’évolution remarquable des infrastructures et des services sociaux de base, à la faveur des investissements d’envergure réalisés dans la région, conformément aux Hautes Orientations Royales.

Il a souligné dans ce sens l’importance accordée par le Royaume à la consolidation du processus de développement des provinces du sud en tant que « modèle devenu aujourd’hui, un trait d’union irrigant les relations commerciales, économiques et culturelles entre l’Afrique du nord et le reste du continent, et aussi comme un pont entre l’Europe, la méditerranée et l’Afrique ».

29/06/2021