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Date de mise en ligne : 6 novembre 2015

Dakhla, la petite Essaouira aux portes du désert – lefigaro.fr

Dakhla, la petite Essaouira aux portes du désert

l’ancienne colonie espagnole jouit de sa localisation entre le Sahara et l’Atlantique pour offrir des séjours bien-être et découvertes. Trekkings dans le désert, sources chaudes et sports nautiques sont au rendez-vous dans cette ville stratégique pour le Maroc, dans la conquête du Sahara occidental.

Moins connue que sa grande sœur Essaouira, Dakhla est un haut lieu du surf, au point d’accueillir, chaque année, une étape des championnats du monde de kitesurf. Grâce aux vents marins et aux falaises environnantes, la baie intérieure, formée par la péninsule de Rio de Oro, est un spot protégé des fortes houles et de la chaleur du climat désertique.

Située au sud d’Agadir (à presque 1200 kilomètres), Dakhla occupe une position stratégique. Dans les années 20, la ville, alors appelée Villa Cisneros, est une des étapes obligatoires de l’aéropostale pour relier Dakar. Les pionniers de l’aviation civile comme Antoine de Saint-Exupéry ou Jean Mermoz s’y arrêtent brièvement pour faire le plein et réparer les avaries de moteur. Aujourd’hui, les «minuscules masures» décrites par l’auteur du Petit Prince ont laissé la place à de nouvelles bâtisses plus modernes, peintes aux couleurs jaune et rouge, rappelant le sable.



Éloignée des hauts lieux touristiques traditionnels du Maroc, la ville offre encore une vraie authenticité. Sur les marchés, les étalages d’épices, de tissus colorés ou d’onguents sont destinés avant tout à la population locale. Cette dernière travaille essentiellement dans les industries agricoles ou marines, notamment l’exploitation d’huîtres de Boutalha, à 25 kilomètres au nord de Dakhla. Un véritable trésor économique pour la région. Les voyageurs gourmets en profiteront pour découvrir les spécialités sahraouies, comme le Tichtar (un plat à base de viande séchée de dromadaire découpée en lamelle) ou de tajines de poissons pêchés le jour même.

SI la ville reste sommaire et l’architecture sans charme, les contacts, simples, pas encore transformés par le tourisme de masse font du séjour une véritable expérience. Pour l’instant, il vaut mieux s’installer dans l’un des hôtels clubs au bord de la lagune pour savourer la beauté des paysages.

Plusieurs projets touristiques, pourraient apporter un peu de sophistication et sont en cours de finalisation, notamment un golf de sable de neuf trous situé au milieu de nulle part (son ouverture est prévue pour avril), mais aussi un centre commercial construit, entre autres, pour promouvoir l’artisanat local. En attendant, un petit musée au centre de la ville retrace l’histoire et la culture des anciennes tribus sahraouies, autrefois maîtresses de la région.

Il faut rappeler que Dakhla revêt une importance particulière pour le royaume chérifien qui cherche à asseoir définitivement sa légitimité sur le Sahara occidental. Malgré un cessez-le-feu signé en 1991 avec les tribus du Front Polisario, mouvement politique et armé qui réclame l’indépendance de la région, la zone est toujours étroitement surveillée par les militaires.



La côte du Sahara Occidental recèle de curiosités naturelles, à l’exemple de la dune blanche, haut monticule de sable blanc formé sous l’effet des vents. Du sommet, on peut admirer la rencontre du désert et de l’océan, semblant en permanence s’affronter pour dominer cet espace vierge de toute construction humaine. Au crépuscule, on observera la faune du Sahara, constituée principalement de petits mammifères, comme le chat des sables ou la zorille de Libye. L’occasion aussi de dormir sous une tente traditionnelle et découvrir la magie des nuits dans le désert où les étoiles semblent se rapprocher au fur et à mesure que la nuit avance.



Les falaises de la côte sont également un endroit favorable au large développement de la faune marine. On peut d’ailleurs y découvrir la plus grande concentration de phoques moines au monde, plus de 100 individus vivent dans les grottes creusées par l’eau dans les falaises. Un environnement paradisiaque

Dakhla est avant tout un spot de surfeurs en tous genres. Dans la lagune, les vents marins font défiler les voiles des kitesurfs et de planches à voile, alors que les surfeurs iront chercher la houle le long de la côte atlantique, située de l’autre côté de la presqu’île. Aujourd’hui, les sports de glisse nautique sont le principal moteur du tourisme, la ville étant devenue l’une des étapes des championnats du monde de kitesurf qu’elle va accueillir à nouveau, du 23 au 28 mars 2016.

Après l’effort, le réconfort et direction Asmaa, à 35 kilomètres de la ville, où la chaleur des sources d’eau chaudes revigorera les corps fatigués. Des activités détente, massage, spa et hammam sont également à disposition dans les rares hôtels du centre-ville, et les clubs construits autour de la lagune.

En fin de journée, une promenade le long de la plage d’Oum El Bouir sera l’occasion d’admirer le coucher du soleil. Un moment magique où le désert s’habille de son manteau rouge pendant que le spectateur se laisse emporter, au rythme du vent, par le spectacle de la nature sauvage.

CARNET DE VOYAGE 

Quand y aller: 

Le climat océanique de la région assure un ensoleillement et du vent toute l’année. Pour un maximum de chaleur, la meilleure période est entre mai et septembre.

Comment s’y rendre:

Depuis Paris: Vol A/R sur la compagnie Royal Air Maroc avec une escale obligatoire à Casablanca. Prix à partir de 400 euros. http://www.royalairmaroc.com/fr-fr

Des vols directs depuis Las Palmas dans les îles Canaries sont opérés deux fois par semaine par la compagnie low-cost CanaryFly. À partir de 95 euros A/R. http://www.canaryfly.es/CNF/index.php

Où dormir:

Dakhla Attitude: au nord de la presqu’île, des bungalows confortables, dont 11 VIP, construits directement au bord de la Lagune. À partir de 80 euros la nuit.

Tél.: +212 (0) 661 835 010 / http://www.dakhla-attitude.ma/FR/

BuenaVista Hôtel: face à la mer, cet hôtel quatre étoiles est situé dans le centre-ville, propose des chambres doubles et des suites avec connexion wifi et balcon privé. À partir de 126 euros par nuit.

Tél.: +212 (0) 5 28 93 00 63/ http://www.hotel-buenavista-dakhla.com/index.html

Où manger:

La Maison du Thé. Cuisine locale ou hamburgers, tout le monde trouvera son bonheur dans ce paisible restaurant situé en bord de mer.

101 avenue Mohammed V, Dakhla. Tél.: + 212 (0) 05 28 93 39 20.

Villa Dakhla. Une cuisine soignée mélangeant produit locaux (les huitres de Dakhla!) et ingrédients occidentaux pour un repas savoureux en terrasse pour profiter de la vue sur la mer.

Avenue Mohamed V, Dakhla. Tél.: +212 (0) 648 315 818.

Activités:

– Sportives 

Kitesurfs, surfs, paddles et planches à voile sont disponibles à la location dans les clubs du nord de la lagune, et aux hôtels BuenaVista et Sahara Regency (centre-ville). Vous n’aurez plus qu’à prendre des cours avec des moniteurs professionnels pour devenir le champion de la glisse. À partir de 80 euros les deux heures, matériel inclus.

Sinon, partez au large avec le centre nautique de Dakhla qui loue des zodiacs aux amateurs de pêche ou de plongée sous-marine. Ski nautique et wakeboard sont également disponibles.

Tél.: +212 (0) 661 327 623/ http://www.dakhla-evasion.com/fr/base-nautique/spots.html

Enfin, des excursions dans le désert peuvent être organisées tous les jours par les différents hôtels et agence de voyage de la région. Découverte de la dune blanche, observation de la faune locale ou visite et dégustation des fermes ostréicoles de la région sont proposées, selon vos goûts.

– Détente et bien-être

La source chaude d’Asmaa et ses douches thermales est située hors des routes signalisées. Elle se trouve à 35 kilomètres de la ville en suivant la piste de sable à gauche après le km 25. Le plus simple reste de l’inclure lors des excursions avec votre hôtel ou votre agence de voyage.

Pour se faire chouchouter, spa, massage et hammam sont disponibles au Dakhla Attitude et à L’hôtel club Océan Vagabond (PK 27 route d’El Argoub, 70000 DAKHLA/ Tél: +212. (0)613 03 78 61) au nord de la Lagune.

Source : Le figaro