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Date de mise en ligne : 29 mai 2016

Dakhla : Rencontre sur « Les garanties du procès équitable dans les crimes économiques et les enjeux du développement dans la région de Dakhla-Oued Dahab »

Les garanties du procès équitable en matière pénale demeurent une des préoccupations majeures dans différents pays qui suscitent un grand intérêt et un suivi de la part de plusieurs instances et mécanismes internationaux des droits de l’Homme, a indiqué le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid.

Le ministre, qui intervenait lors d’une rencontre sur « Les garanties du procès équitable dans les crimes économiques et les enjeux du développement dans la région de Dakhla-Oued Dahab », dont les travaux ont débuté vendredi à Dakhla, a fait savoir que le droit au procès équitable constitue un des piliers fondamentaux de l’État de droit, dans la mesure où il protège la personne contre l’abus, la discrimination et l’agression.

Il a également noté, dans une allocution lue en son nom par Abdelkrim Chafaï, procureur général du Roi, que ce droit occupe une place particulière dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme, notamment la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international des droits civils et politiques et la Convention contre la torture.

De son côté, le wali de la région, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Lamine Benomar, a estimé que le crime économique relève d’un fléau et d’un phénomène qui se répercute négativement sur les économies des pays et constitue une menace grave qui amenuise le développement durable, rappelant, dans ce sens, que le Maroc a mis en place un arsenal judiciaire moderne et une politique pénale préventive dans plusieurs domaines, notamment la lutte contre la drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent.

M. Benomar a, en outre, fait savoir que les moyens et les outils utilisés dans le crime connaissent une expansion effrénée, plaçant la justice face à de nouveaux défis et enjeux qui requièrent davantage de professionnalisme.

Pour sa part, le président du Conseil régional de Dakhla Oued Eddahab, Yanja Khattat, a qualifié de « naturelle » l’émergence de crimes économiques, comme la contrebande, l’évasion fiscale et la blanchiment d’argent dans ces régions frontalières qui connaissant un essor économique crescendo, soulignant la nécessité d’asseoir un accompagnement juridique et judiciaire de cette dynamique, d’améliorer le climat des affaires, de protéger les consommateurs et de capitaliser les acquis des régions du sud du Royaume.

Quant au président de l’Amicale Hassania des magistrats, Abdelhak El Aiassi, il a souligné que les provinces du sud bénéficient d’une sollicitude royale particulière, rappelant que le dernier discours de SM le Roi Mohammed VI à Laâyoune ne laisse le moindre doute que le Maroc poursuit avec détermination le développement de son Sahara malgré les tentatives désespérées des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume. Lors de cette rencontre, les participants ont débattu, notamment des « crimes économiques et leurs répercussions sur l’économie de la région », « le rôle de la justice dans la lutte contre les crimes économiques et la réalisation du développement durable de la région » et « les garanties du procès équitable dans les crimes économiques ».
28/05/2016