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Date de mise en ligne : 21 mai 2016

Forum national de la presse au Sahara à Laâyoune : Les médias constituent l’une des clés de la lutte contre les complots visant l’intégrité territoriale du royaume

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a réaffirmé, samedi à Laâyoune, le rôle que peuvent jouer les médias pour faire face aux complots qui visent l’intégrité territoriale du Royaume.

S’exprimant à l’ouverture de la 2ème édition du Forum national de la presse au Sahara, organisée les 21 et 22 mai, sous le thème « le rôle des médias dans le renforcement de la démocratie et des droits de l’homme », M. El Khalfi a souligné que les médias constituent l’une des clés de la lutte contre les complots visant l’intégrité territoriale du royaume.

Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée en présence du Wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, gouverneur de Laâyoune, Yahdih Bouchâab, le ministre a appelé à doter les fils du Sahara marocain des outils d’action pour qu’ils puissent s’engager dans cette démarche, mettant l’accent sur l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes pleinement convaincus de la marocanité du Sahara et désireux de jouer le rôle qui leur échoit dans la défense de l’intégrité territoriale du Maroc.

Il a indiqué que cette rencontre, qui connaît la participation d’universitaires et de chercheurs dans les domaines du journalisme, de la politique et de la culture, constitue l’occasion d’aborder les questions de la presse et les moyens de développer les techniques du journalisme, dans un contexte marqué par des enjeux grandissants autour de la cause nationale depuis au moins six mois et qui interpellent, plus que jamais, les médias à jouer leur rôle.

Il a rappelé les différentes initiatives entreprises dans ce sens, en premier lieu celle de la formation au plaidoyer numérique autour de la question du Sahara marocain. Lancée en partenariat avec le ministère de la communication, cette action vise à doter les jeunes et les organisations partisanes et de la société civile au Maroc et l’étranger des outils de plaidoyer numérique autour de la question nationale.

La deuxième initiative, a-t-il dit, porte sur le lancement d’un programme de formation continu sur la question du Sahara destiné aux journalistes. Opérée par la présidence de l’université Mohamed Ben Abdellah à Fès, cette action répond au besoin de renforcer les connaissances et les compétences de plaidoyer autour de la question du Sahara chez les professionnels de la presse.

Le ministre a salué, à cet égard, la participation massive des jeunes issus des provinces du Sud dans la formation au plaidoyer numérique sur la question du Sahara marocain, rappelant que cette formation, qui visait initialement 1000 candidats chaque année sur cinq ans, a enregistré près de 5000 candidatures dès la première année, conduisant à revoir à la hausse en conséquence l’effectif de la première promotion.

Il a, d’autre part, évoqué l’approche adoptée par le ministère de la communication en relation avec les questions de la presse, notant qu’elle vise à consolider l’ancrage des sentiments d’appartenance à la patrie, à renforcer les efforts du militantisme en faveur de la marocanité du Sahara sur la scène médiatique, comme moyen de renouveler et d’approfondir cette appartenance.

Et de souligner que la conjoncture actuelle connait de nombreuses mutations sur la scène internationale liées à la variation de l’équilibre des puissances mondiales, d’un côté, et aux changements économiques autour de l’énergie et des nouvelles technologies de l’information, de l’autre, sans oublier les évolutions démographiques avec une jeunesse aspirant à la liberté, attachée à l’intégrité du pays et consciente des dangers des séparatismes.

Le discours historique de SM le Roi Mohammed VI du 9 mars 2011 a servi de feuille de route pour la mise en œuvre de la volonté du peuple marocain de persévérer sur la voie des libertés et du progrès, a-t-il dit, mettant aussi en avant le chantier de la régionalisation avancée dont « personne ne peut nier les acquis », en termes notamment de participation massive aux élections qui ont permis l’émergence de nouveaux conseils élus, avec des prérogatives et des capacités financières inédites.

Il ne s’agit pas uniquement d’un projet politique et institutionnel, a-t-il relevé, mais surtout d’un programme économique et de développement, illustré par différentes étapes, notamment celle de novembre 2015 lorsque SM le Roi Mohammed VI avait présidé la signature de plusieurs conventions relatives au nouveau modèle de développement, puis l’étape de Dakhla quand le Souverain a lancé le programme relatif à la mise en œuvre de l’ambitieux modèle de développement des régions Dakhla-Oued Eddahab et Guelmim-Oued Noun, ainsi que le renforcement du projet culturel des provinces du Sud du Royaume avec à son cœur la culture hassanie sahraouie qui est au centre de la contribution des provinces du Sud à la construction d’un Maroc moderne.

Ces dimensions représentent l’espoir placé dans le Sahara marocain en tant que pôle de développement et d’essor économique reliant l’Europe à l’Afrique subsaharienne, à l’opposé du désespoir qui ne cesse de croître dans les camps de Tindouf, a-t-il assuré, appelant à la promotion de ce modèle de développement tout en faisant preuve de vigilance et de fermeté face aux manœuvres et conspirations visant l’intégrité territoriale du Maroc.

« Le Maroc a conscience des défis qui lui sont posés, d’où la nécessité de consolider le front intérieur en approfondissant la voie démocratique dans ses dimensions économique, légale, institutionnelle, culturelle et médiatique », a conclu le ministre.
21/05/2016