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Date de mise en ligne : 21 octobre 2017

Les graves violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf dénoncées à Paris

Les graves violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf ont été dénoncées lors d’une rencontre, organisée, samedi à Paris, à l’initiative de la Fédération des Agences internationales pour le développement (AIDE Fédération).
Les intervenants ont ainsi souligné que les populations des camps de Tindouf sont privées de leurs droits élémentaires dont la libre circulation et la liberté d’expression, imputant la responsabilité de cette situation dramatique à l’Algérie qui abrite sur son sol ces camps de même qu’elle assure la protection des tortionnaires du mouvement séparatiste du polisario.
L’accent a été également mis sur les souffrances endurées par les familles depuis la création de ces camps en 1975 et notamment celles dont les enfants ont été déportés à Cuba.
Outre la rupture identitaire, ces enfants ont subi pendant plusieurs années différentes formes de violation de leurs droits et ont été forcés de travailler dans les champs de même qu’ils ont été obligés de suspendre leurs études pour effectuer des services militaires, ont-ils déploré.
Ils ont également expliqué que les écoles ont été instrumentalisées pour appeler à la haine, la violence et louer la guerre, précisant que les cours ont été utilisés pour des objectifs non pédagogiques.
Ces enfants ont également fait face à des abus sexuels et d’autres types de violences morales et physiques, ont-ils indiqué.
Les intervenants ont, d’autre part, fait observer que le détournement de l’aide humanitaire destinée à la population des camps de Tindouf a eu un impact négatif sur la croissance saine des enfants qui ont été privés de plusieurs produits essentiels, ainsi que des médicaments.
Ils ont, à cet égard, dénoncé « le silence inquiétant » de la communauté internationale et plus particulièrement des organisations humanitaires et du Haut-commissariat aux réfugiés face à la situation alarmante des populations des camps de Tindouf, estimant que ces populations ne peuvent pas être considérées comme des réfugiés, eu égard à leurs conditions de vie qui ne garantissent pas ce statut.
Les intervenants ont en outre déploré le manque de sérieux de la part des autorités algériennes pour le recensement de la population dans les camps de la honte.
Lors de de cette rencontre, Jadiatou Majhoub, victime d’abus sexuels de la part des dirigeants du polisario dont leur chef le dénommé Brahim Ghali, a livré un témoignage accablant sur les souffrances qu’elle a endurées dans les camps.
Les intervenants ont dans ce sens rappelé que l’association sahraouie pour la défense des droits de l’Homme a déposé plainte devant la justice espagnole contre les tortionnaires du polisario dont les dénommés Brahim Ghali et Mohamed Kheddad, ex-responsable de la soi-disant sécurité intérieure, pour crimes contre l’humanité.
Ils ont aussi précisé que ces deux dirigeants du polisario, ne peuvent pas se rendre en Europe notamment en Espagne où ils risquent d’être arrêtés et poursuivis pour crimes contre l’humanité.
Cette rencontre a connu la participation de Aicha Duihi, présidente de l’observatoire sahraoui pour la démocratie, la paix, les droits de l’Homme, Ramadan Masoud, président de l’association sahraouie pour la défense des droits de l’Homme et Abdelkbir El Hakkaoui, président d’AIDE Fédération, une organisation non gouvernementale d’action humanitaire et d’aide au développement.
AIDE Fédération est dotée du statut consultatif général par le Conseil économique et social des Nations unies.
MAP : 21/10/2017