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Date de mise en ligne : 7 novembre 2015

Les infrastructures routières dans les provinces du Sud : un présent rassurant et un avenir certain

Les efforts considérables fournis durant quarante ans en vue de renforcer les infrastructures routières dans les provinces du Sud, ne peuvent que rassurer sur le présent de cette région et présager d’un avenir certain.

A travers ses stratégies et ses plans routiers opérés dans le Sud, le Maroc démontre que son seul souci est l’amélioration des conditions de vie des populations et la contribution au déclenchement d’une dynamique économique sans précédent qui fera de la région l’une des plus prospères du Royaume.

Ainsi, le montant d’investissement alloué à la construction, l’aménagement et la maintenance des routes dans ces provinces, dont 2428 Km sont revêtus et 3494 km non revêtus, s’est chiffré à 955 millions de dirhams (MDH) durant la période 2011-2015, d’après des données fournies par la Direction des routes, relevant du ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique.

Les investissements prévus dans le cadre du programme 2016 sont estimés à 200 MDH, ont précisé les responsables de la Direction dans une déclaration à la MAP, rappelant que le réseau routier dans les provinces du Sud (Tarfaya, Laâyoune, Essmara, Boujdour, Oued Eddahab, Aousserd) s’étend sur une longueur de 5921 Km.

Les routes nationales, d’une longueur de 2634 km se répartissent comme suit: Aousserd (587 km), Boujdour (390 km), Es Smara (439 km), Laâyoune (298 km), Oued Eddahab (709 km) et Tarfaya (210 km), selon la même source.

Les routes provinciales s’étendent sur 3207 km et sont réparties sur Aousserd (932 km), Boujdour (454 km), Es Smara (554 km), Laâyoune (34 km), Oued Eddahab (1141 km) et Tarfaya (92 km), tandis que les routes régionales sont de 82 km.

Les provinces du Sud ont également bénéficié, depuis l’année 2005, de la deuxième phase du Programme national des routes rurales (PNRR2) qui a permis d’améliorer l’accessibilité de la population rurale, de diminuer les disparités entre les provinces en matière de desserte rurale et d’augmenter le taux des routes revêtues ou aménagées dans ces provinces.

En effet, les populations sahraouies peuvent s’enorgueillir d’avoir un taux d’accessibilité des routes rurales des plus élevés au Royaume, atteignant 86 pc à Laâyoune, Tarfaya et Boujdour, 70 pc à Es-Smara et 40 pc à Dakhla, Aousserd et Oued Eddahab.

Ces routes rurales, dont le coût est estimé à 1,08 milliard de dirhams, concernent Laâyoune-Tarfaya (149 km), Boujdour (126 km), Es Smara (280 km) et Dakhla, Aousserd et Oued Eddahab (543 km), selon le ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique qui fait savoir que 125 km de routes restent à lancer.

Ces efforts ne sont pas passés inaperçus et ils ont suscité l’admiration de la communauté internationale ainsi que nombre d’experts et médias internationaux.

C’est le cas du Secrétaire général de l’ONU, qui a souligné, dans son dernier rapport au Conseil de sécurité de l’Onu, que la région continue de bénéficier d' »investissements publics considérables », notamment en matière d’infrastructures routières et portuaires.

Même son de cloche chez l’économiste français, Henri-Louis Vedie, qui avait affirmé, en avril dernier à New York, que le Maroc « a fait un effort considérable en matière d’investissements publics dans les provinces du Sud ».

« On mesurera d’autant plus le chemin parcouru si l’on se rappelle de l’état de ces provinces au lendemain de la Marche verte. Ni eau, ni électricité, ni infrastructures de communication : tout était à faire », avait dit l’auteur du livre « Emergence et développement global : une volonté plus forte que les crises ».