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Date de mise en ligne : 18 juillet 2016

Le Maroc regagne la famille africaine : le clairon claironne à Kigali

Plus de trois décennies après avoir quitté, contraint, l’OUA, en riposte à l’erreur historique ayant ouvert les portes de l’organisation panafricaine à la pseudo RASD, le Maroc revient avec force et annonce sa décision « courageuse », « responsable » et « historique » de regagner la famille africaine.

Le clairon a claironné à Kigali, et le message adressé par SM le Roi Mohammed VI au 27-ème sommet de l’UA a été des plus clairs quant à l’africanité du Maroc et à la profonde identité continentale du Royaume.

En effet, durant son absence des institutions de l’organisation panafricaine, le Maroc n’a jamais été aussi près de ses pairs africains, à travers une stratégie de partenariat tout azimut, guidée par une vision clairvoyante et avant-gardiste de coopération Sud-sud.

Aujourd’hui, « le moment est arrivé » pour que le Maroc retrouve sa « place naturelle » au sein de l’Union Africaine (UA), a affirmé le Souverain dans Son message, relevant qu’à travers cette décision « historique et responsable », le Royaume compte œuvrer au sein de cette organisation en vue de transcender les divisions.

Ce retour légitime, ne fera que consolider davantage la dimension africaine d’un Maroc foncièrement engagé corps et âme dans l’énorme chantier de développement de l’Afrique, un chantier d’avenir fort d’une multitude de projets, réels et palpables, lancés et initiés suivant une démarche inclusive de partenariat gagnant-gagnant.

Comme l’a souligné dans sa réaction à chaud le Directeur de l’Observatoire des menaces terroristes, des radicalismes, des risques criminels et cindyniques (OM2R), Abdoul Latif Aidara, « le Maroc, qui apporte une plus-value qui n’est plus à démonter en Afrique, ne fait que réoccuper une place laissée vacante en raison d’une erreur individuelle dans la gouvernance de l’institution africaine, une méprise à la marge de toute légalité internationale ».

Pour ce spécialiste sénégalais, il appartient désormais à l’UA de mettre à profit cette occasion historique, pour restaurer, sinon son objectivité du moins sa neutralité dans le problème du Sahara, à l’image de toutes les autres organisations internationales du monde.

Aujourd’hui, la balle est dans le camp de l’UA, et la sagesse africaine guidera sûrement les dirigeants du continent vers le rétablissement de la légalité, à travers une position courageuse et historique à la dimension de la décision actant le retour du Royaume au sein des institutions de l’UA.

Par Hassan AOURACH
18/07/2016