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Date de mise en ligne : 7 avril 2016

Projection d’un film documentaire consacré aux ressources des provinces du sud

L’approche globale du développement initiée dans les provinces du Sud au bénéfice des populations locales et l’initiative d’autonomie présentée par le Royaume pour régler définitivement le conflit artificiel autour du Sahara marocain, ont été mises en avant lors d’un débat organisé, mardi soir au siège du Parlement européen (PE) à Bruxelles.
Ce débat a eu lieu à l’occasion de la projection dans l’une des salles du PE, d’un film documentaire réalisé par Hassan El Bouharouti, consacré aux ressources des provinces du sud, tenu sous le patronage de Louis Michel, ministre d’Etat belge, député européen et co-président de l’Assemblée parlementaire Paritaire ACP-UE, en présence d’une assistance nombreuse, dont des députés européens et des diplomates.
M. Henri Védié, professeur à HEC Paris a souligné l’approche globale adoptée par le Maroc pour le développement des provinces du sud, se disant ‘’choqué » par les assertions du polisario qui parle de ‘’pillage » des richesses de la région, qui pourtant, bénéficient amplement aux populations locales.
Il a salué les efforts de développement entrepris par le Maroc dans ces provinces en vue de la mise en valeur de leurs ressources naturelles au profit de la population locale, et ce en dépit de contraintes liées notamment à l’étendue du territoire.
M. Védié a souligné particulièrement l’option prise par le Royaume en matière de pêche halieutique consistant à privilégier la pêche côtière à celle industrielle, l’objectif étant de créer des emplois en faveur des habitants et de préserver les ressources halieutiques de la région. Il s’est, de même, félicité des ‘’efforts extraordinaires » déployés au Sahara dans le domaine des énergies renouvelables.
Le député européen Gilles Pargneaux s’est, quant à lui, attardé sur le développement économique, social et humain soutenu que connaissent les provinces du sud dans tous les domaines depuis leur récupération en 1976, disant parler en connaissance de cause pour les avoir visitées à maintes reprises.
Il a affirmé que les habitants du Sahara marocain bénéficient de ce ‘’développement exponentiel » qu’il s’agisse des ressources halieutiques, des phosphates ou des énergies renouvelables, saluant à son tour le ‘’choix politique » fait par le Maroc en permettant le développement de la pêche côtière pourvoyeuse de postes de travail.
L’eurodéputé a aussi mis en exergue les progrès réalisés en matière de promotion des droits de l’homme au Sahara marocain, rappelant l’installation dans les provinces du sud d’antennes du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), qui défendent ‘’sans complaisance » ces droits.
Le directeur de la société Phosboucraâ (OCP), Mae El Aynin Mae El Aynin a indiqué que l’action de cette société ne vise pas la réalisation de profits, d’autant, a-t-il argué, que les réserves en phosphates de la région sont très faibles comparativement aux autres gisements du Maroc. Il a particulièrement invoqué le coût d’exploitation élevé (dessalement des eaux de mer), expliquant que l’exploitation des phosphates de la région n’est pas rentable économiquement, mais socialement à travers notamment la création d’emplois à la faveur de la population locale.
Mme Hajbouha Zoubeir, vice-présidente de la fondation Phosboucraâ a, pour sa part, évoqué les multiples actions menées par la fondation en matière de formation, d’éducation, de préservation du cheptel et dans le domaine agricole au profit de la population des provinces du sud. Chiffres à l’appui, elle a cité les différents programmes mis en place à cet effet.
Intervenant lors de ce débat, les ambassadeurs du Maroc en Belgique et auprès de l’Union européenne, respectivement Samir Addahre et Menouar Alem, ont réfuté les allégations du polisario sur un prétendu pillage des richesses du Sahara.
Ils ont, d’autre part, réaffirmé la pertinence de l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc pour trouver une solution définitive au conflit du Sahara, soulignant le caractère obsolète de l’option du référendum en raison de l’impossibilité de son application.
Les deux diplomates marocains ont également souligné l’urgence du recensement des populations des camps de Tindouf, attirant l’attention sur les conditions de vie déplorables qu’elles endurent, pendant que l’aide qui leur est destinée est détournée par les séparatistes du polisario et leurs soutiens, les militaires algériens.
D’une trentaine de minutes, le film documentaire projeté lors de cette rencontre est axé sur la thématique de l’exploitation des ressources naturelles dans les provinces du Sud en lien avec la question des droits de l’homme. Il montre la dimension humaine des investissements effectués par le Maroc dans ces provinces, notamment au niveau économique (phosphates et pêche), laquelle dimension s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large développée dans le domaine des droits de l’homme. Témoignages de responsables locaux à l’appui, il souligne que c’est l’investissement dans l’élément humain qui est au cœur du développement durable de la région.
06/04/2016