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Date de mise en ligne : 5 novembre 2017

Les provinces du Sud, plaque tournante de la stratégie africaine du Royaume

En pleine effervescence économique, les provinces du Sud du Maroc sont en passe de s’ériger en un véritable hub économique et en une plaque tournante devant parfaitement servir la stratégie africaine menée par le Royaume, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

En effet, les provinces du Sud ont franchi une nouvelle ère, en bénéficient d’un modèle de développement intégré et durable, marqué d’une volonté ferme de relever les défis de la cohésion sociale, de la prospérité et de l’équité.

Au-delà de ses retombées indéniables sur les populations du Sud marocain, ce modèle nourrit l’ambition légitime de jouer les premiers rôles dans le processus de développement du continent qu’il place au cœur de ses préoccupations, le tout adossé à une diplomatie nouvelle basée sur le renforcement d’un partenariat économique gagnant-gagnant, le retour du Maroc à l’Union africaine, sa famille institutionnelle, ainsi que l’adhésion imminente du Royaume à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En effet, le modèle de développement des provinces du Sud, lancé en novembre 2015, avance à pas sûrs comment en témoigne le taux d’exécution des projets lancés dans ce sens et qui varie entre 40 et 50%, en fonction des régions, selon de récentes estimations.

La cadence d’avancement de ce méga chantier, qui place le respect et la promotion des droits humains fondamentaux, aussi bien économique que social, culturel et environnemental au sommet de ses priorités, laisse prédire un avenir prometteur pour ces régions du Royaume et ses populations, mais également aux différents pays du continent.

Ce chantier gigantesque à plus d’un titre, doté d’un investissement de 77 milliards de dirhams (MMDH), s’articule autour des principes de participation, d’inclusion, de gouvernance responsable et de durabilité.

Il a pour principale ambition chiffrée de doubler, en l’espace de 10 ans, le PIB de ces régions et d’y créer plus de 120.000 nouveaux emplois. A taux d’activité constants et avec une croissance de la population en âge de travailler de 2% par an, le chômage serait réduit au moins de moitié.

Ce modèle qui a promis de désenclaver ces provinces, via notamment l’amélioration de leur connectivité et la réussite de leur intégration dans le vaste champ économique régional et international, a permis le lancement de projets titanesques, notamment le projet de la voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla, d’une longueur de 1.115 kilomètres et dont le coût global est estimé à 8,5 MMDH.

La réalisation de ce projet est scindée en deux phases, la première reliant Tiznit à Laâyoune en passant par Guelmim, sur une distance de 555 km, tandis que la deuxième phase consiste en l’élargissement à 9 mètres de la route nationale reliant Laâyoune à Dakhla, sur une distance de 560 km.

Il y a lieu de citer également le projet du port Dakhla-Atlantique, un projet d’envergure qui permettra un décollage économique de la région, tout en permettant au Maroc de conforter largement sa place à l’échelle continentale et internationale en termes de connectivité maritime.

D’un coût initial estimé à 6 MMDH, cette plateforme stratégique qui verra le jour à Ntireft (70 km au nord de Dakhla) devra s’imposer en un incontournable moteur de développement des échanges commerciaux entre le Maroc et ses principaux partenaires africains.

En outre, le port Dakhla-Atlantique permettra d’exporter directement les produits régionaux, notamment de pêche et agricoles, vers les pays de destination après leur valorisation, de faciliter l’importation à coût réduit des intrants nécessaires à l’industrie, à la population, à l’agriculture, au tourisme et aux équipements énergétiques prévus, et de préserver la baie.

Ce futur port qui sera composé principalement d’une digue principale de 2.800 mètres, une digue secondaire de 600 m, un quai de commerce de 800 m sur 12, un quai de pêche hauturière de 1.500 m sur 7, un bassin de 39 hectares et un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 T, devra générer un total de 183.000 emplois additionnels.

Le Maroc s’engage ainsi à faire du Sahara marocain « un centre d’échanges et un axe de communication avec les pays africains subsahariens et à mettre en place les infrastructures nécessaires à cet effet », c’est en ces mots que le Souverain s’était adressé à la Nation, depuis Lâayoune, à l’occasion du 40-ème anniversaire de la glorieuse Marche verte, une date qui avait marqué, entre autres, le lancement de ce modèle de développement des provinces du Sud.

En effet, ce processus s’inscrit dans le cadre de la vision Royale en faveur de l’accélération du développement dans ces provinces pour en faire un moteur de la croissance économique nationale. « Nous l’entendons comme un pilier d’appui pour l’insertion définitive de ces provinces dans la patrie unifiée, et pour le renforcement du rayonnement du Sahara, comme centre économique et comme trait d’union entre le Maroc et son prolongement africain », avait encore souligné SM le Roi.

Deux ans après, la célébration, lundi, du 42ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte se veut l’occasion idoine de s’arrêter sur les étapes franchies et les résultats cumulés en vue de concrétiser ce modèle de développement digne de ce nom, fondé sur les principes d’une croissance inclusive et durable.
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Par Safaa Bennour
04/11/2017