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Date de mise en ligne : 21 décembre 2019

Région de Laâyoune-Sakia El Hamra: Un fort potentiel de développement dans les secteurs de la pêche et des énergies renouvelables

La région de Laâyoune-Sakia El Hamra, présente en force aux assises nationales de la régionalisation avancée qui se tiennent les 20 et 21 décembre à Agadir, dispose d’un important potentiel de développement économique, essentiellement dans les secteurs de la pêche et des énergies renouvelables.

Cette région, composée des provinces de Laâyoune, Boujdour et Tarfaya et Smara,est l’une des plus vastes du Royaume et les moins densément peuplées, avec une superficie de 138.666 Km², soit 19,5% du territoire marocain, mais avec moins de 1,1% de la population marocaine en 2014 (367.800 habitants).
Et bien qu’elle ne représente que 3,3% de la richesse nationale en 2017, elle a enregistré une dynamique accrue de sa valeur ajoutée avec un rythme de croissance moyen de 12,5% sur la dernière décennie.
En capitalisant sur ses acquis, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra a réussi à enclencher une dynamique de croissance durable à travers la réalisation de grands projets particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables, dont les centrales solaires NOOR Laâyoune et NOOR Boujdour, qui auront indéniablement de grandes retombées socio-économiques.
Grâce à l’impulsion donnée à son économie par le nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra contribue à hauteur de 3,3% à la création de la richesse nationale, soit une valeur de 34,8 milliards de dirhams, et affiche une croissance annuelle moyenne largement supérieure à celle enregistrée au niveau national (12,5% contre 3,6% entre 2001 et 2017).
La richesse de cette région est générée essentiellement par la province de Laâyoune qui compte pour près de 82% du PIB régional, contre 13, 2 pc pour la province de Boujdour et 5,2 pc pour Smara.
En outre, la région s’est hissée au premier rang en matière du PIB par habitant, soit 90.863 DH/habitant contre 30.510 DH/habitant au niveau national.
Le secteur secondaire, en particulier la pêche, constitue le premier moteur de croissance de la région alors que l’activité d’extraction est une spécificité par excellence de la province de Boujdour et que les industries manufacturières sont surreprésentées au niveau de la province de Laâyoune et Tarfaya.
Avec une contribution de 38,3% à la valeur ajoutée de la région, le secteur tertiaire représente de son côté le deuxième levier de croissance, soit seulement 1,9% de la valeur ajoutée nationale. Le secteur primaire ne contribue que pour 8,5% à la valeur ajoutée totale de la région et 1,7% à la valeur ajoutée nationale.
Concernant l’emploi, la population de la région active est très jeune avec une part qui dépasse 65% en 2014. Le taux d’activité se situe à 41,5% en 2018, soit un niveau inférieur à la moyenne nationale (46,3%).
Le taux de chômage a enregistré un net recul pour se situer à 13,5% en 2018 contre 15,2% en 2012.
Avec un taux de pauvreté de 1,7% contre 4,8% au niveau national et un taux de vulnérabilité de 7,8% contre 12,5% au niveau national, la région de Lâayoune- Sakia El Hamra est la 2ème région qui abrite le moins de pauvres et de personnes vulnérables à la pauvreté.
La population de la région est concentrée autour des grands centres urbains avec 64,7% dans la province de Lâayoune, 18% à Smara, 13,7% à Boujdour et 3,6% à Tarfaya.
La région demeure ainsi la plus urbanisée au Maroc avec un taux d’urbanisation qui dépasse 93,4% contre 60,4% au niveau national.
Cette région est aussi la première région du Royaume en termes de moyenne d’années de scolarisation et d’égalité d’accès à l’éducation et d’alphabétisation, avec 7,08 années contre 5,64 années asur le plan national.
Par province, les meilleurs niveaux sont réalisés par Laâyoune (7,34 années de scolarisation) et Smara (7,18 années), alors que Boujdour (5,93 années) et Tarfaya (5,57 années) enregistrent des niveaux autour de la moyenne nationale.
Le taux d’analphabétisme, qui s’élève à 20,3% contre 32% au niveau national en 2014, témoigne des performances de la région en matière de l’éducation, soit le taux le plus bas au niveau régional.
Le taux de mortalité maternelle demeure proche de la moyenne nationale, soit 55 décès pour 100.000 naissances vivantes contre 52 au niveau national en 2015, et la proportion de la population ayant accès à l’électricité au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra s’est élevée à 92,3% en 2014, un niveau similaire à la moyenne nationale (91,6%), alors que le taux d’accès à l’eau potable au niveau de la région a atteint 81,6% en 2014, soit une performance meilleure que celle enregistrée au niveau national (73%).
L’investissement public constitue un levier incontournable pour la connexion des territoires et le développement des équipements et des infrastructures.
La région de Laâyoune-Sakia El Hamra a en effet bénéficié d’une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3,4 milliards de dirhams d’investissement public au titre de l’exercice 2019, soit 12% du PIB de la région et 9.306 dirhams par habitant, ce qui représente le niveau le plus élevé parmi les régions.
20/12/2019