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Date de mise en ligne : 28 avril 2018

Sahara marocain: Le Conseil de sécurité recommande la reprise des pourparlers dans un esprit de “réalisme” et de “compromis”

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé, vendredi, à la reprise des négociations sur le Sahara marocain, soulignant que le “réalisme” et l’esprit de “compromis” sont “indispensables” en vue de réaliser des progrès dans les négociations.

Dans sa résolution 2414, prorogeant jusqu’au 31 octobre 2018 le mandat de la MINURSO, le Conseil “souligne la nécessité de progresser vers une solution politique réaliste, praticable et durable à la question du Sahara”, qui soit “fondée sur le compromis”.

La résolution, présentée par la plume américaine, votée par 12 voix pour, 0 voix contre et 3 abstentions, a mis l’accent sur “l’importance d’un engagement renouvelé des parties pour faire avancer le processus politique en vue de préparer un 5è round de négociations”, jugeant “indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour réaliser des progrès dans les négociations”. Elle a de même appelé “les pays voisins à faire des contributions importantes à ce processus”.

Le Conseil affirme, dans ce contexte, son plein appui aux intentions du Secrétaire général et de son Envoyé personnel pour la relance des négociations “dans une nouvelle dynamique et un nouvel esprit dans l’objectif de parvenir à une solution politique qui soit mutuellement acceptable”.

Il demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de reprendre les négociations et de garantir ainsi l’application des résolutions pertinentes de l’instance exécutive de l’ONU, adoptées depuis 2007, date de présentation du plan d’autonomie du Maroc.

Le texte appelle, en outre, les Etats voisins à “apporter des contributions importantes au processus politique et à accroître leur participation au processus de négociation”.

Ces négociations, souligne la résolution, doivent se faire “sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”.
27/04/2018