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Date de mise en ligne : 14 décembre 2018

La table ronde sur le Sahara marocain a été marquée par des changements significatifs et a consacré les acquis diplomatiques du Royaume

La table ronde sur la question du Sahara marocain, tenue récemment à Genève, a été marquée des changements significatifs, et a consacré les acquis que la diplomatie marocaine ne cesse d’engranger sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre chargé des relations avec le Parlement et la Société Civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Parmi ces changements significatifs, les parties prenantes ont été invitées à participer à la rencontre et se sont réunies autour de la même table, a précisé M. El Khalfi lors d’un point de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement, notant que la position constante du Maroc demeure que l’Algérie soit un acteur principal dans la quête d’une solution à ce différend artificiel, une position que SM le Roi a réaffirmée à maintes reprises et a réitérée dans le message royal adressé, en mars dernier, au secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, au sujet du Sahara marocain.
La participation du Maroc à cette table ronde ainsi que son engagement à participer aux efforts de l’envoyé personnel du SG des Nations Unies pour le Sahara marocain, M. Horst Köhler, émanent de la volonté croissante de dépasser les possibilités irréalistes ou les solutions soulevées par le passé qui se sont avérées non applicables, et ce afin d’avancer vers des solutions réalistes et applicables, a-t-il ajouté.
M. El Khalfi a noté que le Maroc a, depuis longtemps, proposé l’idée de trouver une solution réaliste, dont le fondement est le projet de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine.
Il a, dans ce sens, rappelé qu’il a été réitéré lors de l’audience que SM le Roi a accordée à M. Guterres, que le Maroc est engagé pour contribuer aux efforts déployés par l’envoyé personnel du SG, afin de parvenir à une solution politique réaliste et consensuelle à ce différend régional, notant que cette question constitue une constante politique du Maroc.
S’agissant de l’intégration régionale, le porte-parole du gouvernement a précisé que la réussite de toute solution dépend du fait que le Maghreb, avec toutes ses composantes, doit être un acteur dans la paix, la stabilité et le développement des cinq pays et de leurs peuples, car le but est non seulement de trouver une solution au différend régional mais également d’asseoir les fondements d’une intégration régionale effective.
M. El Khalfi a également mis l’accent sur la participation de la délégation marocaine à la table ronde, qui ne s’est pas limitée à s’entretenir au sujet des efforts de développement dans les provinces du Sud du Royaume, posant aussi des problématiques futures car il est impossible de concevoir l’avenir du Sahara marocain au sein du tissu national sans l’implication de ses habitants.
Suite à la déconstruction de l’illusion de régions libérées, les résolutions du Conseil de sécurité étant claires quant à l’obligation du “Polisario” de ne pas transférer certaines de ses soit-disant “fonctions administratives” et de n’engager aucun acte de provocation dans la zone tampon et à Bir Lahlou et Tifariti, ainsi que l’illusion relative à la légalité de la gestion des ressources naturelles dans les régions du Sud, cette année a connu l’échec d’une troisième illusion qui consiste en la représentativité du “polisario” des habitants du Sahara puisque ces derniers élisent leurs représentants et la majorité d’entre eux se trouvent dans les provinces du Sud, a-t-il ajouté.
M. El Khalfi a aussi évoqué la relation de l’Union africaine (UA) vis-à-vis de la question du Sahara marocain, affirmant que le Maroc a tranché sur cette question lorsque l’Union a décidé que cette affaire est exclusivement entre les mains des Nations-Unies.
13/12/2018