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Date de mise en ligne : 19 mai 2021

Le webinaire sur “Le Sahara marocain, un modèle d’intégration et de développement en Afrique”, l’occasion de mettre en évidence les réalités historiques relatives au Sahara maocain

 

 Le webinaire sur “Le Sahara marocain, un modèle d’intégration et de développement en Afrique”, organisé mardi à l’initiative du “Cercle Droits et Démocratie’’, a été l’occasion de mettre en évidence les réalités historiques sur le Sahara marocain, a indiqué le professeur universitaire Rahal Boubrik.

“La question du Sahara marocain ne date pas de 1975. Le Royaume avait bien inclus cette question à l’ordre du jour du Comité spécial de la décolonisation dès 1963, alors que le +polisario+ n’existait par encore à l’époque”, a affirmé le chercheur à l’Institut des études africaines relevant de l’Université Mohammed V de Rabat, dans une déclaration à la MAP en marge de sa participation à cette conférence virtuelle.

Dans son intervention, M. Boubrik a fait savoir que le Sahara fait partie intégrante du territoire marocain que ce soit avant, pendant ou après la colonisation de ces provinces, entre 1884 et 1975, notant que cela se manifeste à travers différents aspects de la souveraineté du Royaume sur cette région (nomination des élus locaux, recouvrement des impôts, etc.…), en plus des liens d’allégeance qui unissent les tribus sahraouies au Trône marocain.

Après avoir accédé à son indépendance en 1956, le Maroc a continué à défendre ses droits légitimes sur le Sahara auprès des Nations Unies, a poursuivi le professeur universitaire, rappelant à cet égard la confirmation par la Cour internationale de justice, en 1975, de l’existence de liens d’allégeance entre les tribus sahraouies et les Sultans du Maroc.

Par ailleurs, M. Boubrik a souligné que c’est l’Algérie, en quête d’hégémonie régionale, qui a été à l’origine de la création du polisario en 1973, afin d’empêcher le parachèvement par le Maroc de son intégrité territoriale.

La défense par l’Algérie du principe d’autodétermination n’est en fait qu’un prétexte, ni plus ni moins, à travers lequel le régime au pouvoir tente d’occulter ses problèmes et ses échecs internes en tentant l’hégémonie régionale via le soutien d’un groupe séparatiste armé dont la raison d’être demeure l’atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc, a-t-il fait observer.

Il a relevé, en outre, que la question du Sahara marocain connaît des développements importants, qui se reflète en particulier par le rejet explicite par la communauté internationale de la thèse surannée de l’Algérie et des milices séparatistes du polisario, les retraits successifs de la reconnaissance de la république fantomatique et la fin du mythe de la représentativité du polisario.

Et de conclure que cette visioconférence a aussi été l’occasion de jeter la lumière sur le large consensus international autour du Sahara marocain, comme en témoignent la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Royaume sur ses provinces du sud, la poursuite de l’ouverture de consulats généraux à Laâyoune et Dakhla et l’inclusion du Sahara marocain dans les partenariats économiques que le Maroc a signés avec des puissances mondiales.

Cette conférence virtuelle, initiée par le “Cercle Droit & Démocratie”, une organisation française dédiée à la liberté, au droit, au débat et à l’échange entre les différents acteurs du monde juridique, a été marquée par la participation de journalistes, académiciens et d’analystes internationaux.
19/05/2021