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Date de mise en ligne : 7 novembre 2016

Centre d’études à Dakar : Le discours royal réveillera ceux qui peinent encore à comprendre les dangers de la  »RASD » pour la paix et la sécurité du continent

Le discours royal, prononcé depuis Dakar par SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche Verte, réveillera ceux qui peinent encore à comprendre les dangers que représente la « RASD » pour la paix et la sécurité du continent, a affirmé Abdoul Latif Aidara, directeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS), basé à Dakar.

Le discours royal « réveillera l’Afrique et les africains dont certains qui peinent encore à comprendre la profondeur africaine du Royaume du Maroc et surtout les dangers que représente la +RASD+ pour la paix et la sécurité du continent’’, a déclaré à la MAP M. Aidara.

L’Afrique doit se poser des questions sur la légalité et la légitimité de la présence de la « RASD » au sein de l’UA, a-t-il martelé, affirmant qu’il est difficile de concevoir qu’un « Etat qui n’existe sur nul territoire, qui n’exerce aucune souveraineté, qui est sans ressource et dont les dirigeants sont nommés, payés et hébergés dans un pays voisin puisse siéger dans l’UA, à côté d’Etats indépendants et souverains comme l’Algérie, le Sénégal, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Nigéria ou la Côte d’Ivoire, entre autres ».

Et M. Aidara de poursuivre qu' »on le reconnaisse ou non il y a là un problème de reconnaissance d’un Etat au sens du droit international car une légitimité ne s’invente pas et ne se décrète pas ».

« J’ai personnellement présenté, sur ma demande, une pétition aux Nations unies à New York, il y a un mois, qui porte sur ce danger et sur la nécessité de réajuster la démarche onusienne pour la supervision des autodéterminations qui sont devenues crisogènes et criminogènes », a-t-il fait remarquer, notant que l’insécurité et l’instabilité se sont imposées comme éléments structurels du nouveau monde.

« C’est pour cette raison que j’appuie fortement la lucidité du Président sénégalais Macky Sall qui a proposé la suspension de la ‘RASD’ des instances de l’Union africaine en attendant d’y voir plus clair », a-t-il encore ajouté.

Le directeur du CEDS a tenu à souligner que SM le Roi Mohammed VI est très lié au continent africain et « comme l’a dit le Président Macky Sall, il met en pratique sa vision de ce que doit être l’Afrique de demain, une Afrique ingérée et développée ».

M. Aidara a, par ailleurs, relevé que prononcer depuis Dakar le discours royal à l’occasion l’anniversaire de la Marche Verte est une première dans les annales de l’histoire marocaine.

« Ce discoure, en réalité, est un patrimoine national qui commémore un événement inscrit en lettre d’or dans l’histoire du Maroc », a-t-il dit, précisant que ce choix porté sur Dakar témoigne de la profondeur des liens fraternels et diplomatiques qui unissent le Maroc et le Sénégal, et réaffirme l’estime et la considération qui sous-tendent les relations entre les deux pays.

« A Dakar, sur le fond mais surtout sur la forme, SM le Roi s’est adressé à son peuple certes, mais a élargi son propos à l’Afrique et aux africains, pour leur témoigner de l’attachement indéfectible aux racines africaines du Royaume du Maroc », a noté M. Aidara.

Selon lui, cette ouverture vient à son heure dans le contexte du retour du Maroc au sein de sa place naturelle dans l’Union africaine et des débattements de désespoir d’un « pseudo Etat », fabriqué de toute pièce.
07/11/2016