A la une


Date de mise en ligne : 22 avril 2016

Dakhla: coup d’envoi du programme de valorisation de la musique hassanie

Le ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi, a donné, jeudi au Centre culturel de Dakhla, le coup d’envoi du programme de valorisation de la musique hassanie, en exécution des Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI visant à valoriser la culture et le patrimoine hassanis.

Ce programme vise à protéger le patrimoine musical hassani marocain et à encourager les jeunes artistes à s’y adonner et à en assurer une large transmission auprès des différents pans du public national et international, des professionnels et des médias.

Le programme se décline en trois étapes. La première consiste à prospecter et choisir les artistes potentiels, les acteurs culturels locaux (associations, professeurs de musique …), les productions artistiques et l’exécution des programmes artistiques locaux (formation, enseignement, publication), ainsi que l’établissement de l’inventaire et la documentation de la musique hassanie.

La deuxième phase consiste à présenter et promouvoir les artistes au niveau national et international. Les artistes sacrés auront à cet effet droit à un soutien pour faire la promotion de leurs productions sur la radio, la télévision, Internet, les salles d’expositions et les festivals, tandis que la dernière phase porte sur la localisation.

Après l’organisation des premières tournées artistiques au niveau national et international des artistes sacrés ou retenus, et dès l’émergence de jeunes talents hassanis à la faveur des programmes de formation et d’enseignement conduits à l’échelle nationale, il sera procédé à la mise en place d’établissements régionaux dédiés au soutien de la production et de la diffusion de la musique hassanie, à l’image du « centre de musique hassanie ».

A cette occasion, le ministre de la Culture a souligné que le Maroc a accumulé un patrimoine culturel extrêmement riche et varié, à la faveur de la fusion de toutes les composantes (arabe, islamique, amazighe, sahraouie hassanie) et leurs affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen, ce qui a forgé une identité marocaine toute singulière.

La Constitution marocaine a consacré le droit à la culture et la diversité culturelle dans le cadre de l’identité unifiée, outre l’officialisation de la langue amazighe au côté de l’arabe ainsi que la préservation du dialecte hassani, a-t-il ajouté, notant que la nouvelle politique culturelle et artistique adoptée dans les provinces du sud vise à jeter les bases du modèle de développement qui a été signé devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, partant de la conviction que le développement culturel constitue une dimension stratégique de l’intégration et de la fusion de la population de cette région en général, et des jeunes en particulier, dans le cadre de l’identité nationale.
22/04/2016