A la une

politique


Date de mise en ligne : 14 novembre 2020

La décision du Maroc d’agir à Guergarate, un renforcement de la sécurité nationale et un soutien à la stabilité de toute la région 

La décision du Maroc d’agir dans la zone tampon de Guergarate représente “un renforcement de la sécurité nationale et un soutien à la stabilité de toute la région”, a affirmé, vendredi, M. Driss Lagrini, directeur du Laboratoire des études constitutionnelles et d’analyse des crises et des politiques à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Marrakech.

“Ce que les Forces Armées Royales ont entrepris, avec leur intervention consciente et responsable, représente un renforcement de la sécurité nationale et un soutien à la stabilité de toute la région et ce, en évitant que la situation n’empire dans une zone pleine de défis et de dangers transfrontaliers”, a expliqué M. Lagrini dans une déclaration à la MAP.

Il a ajouté que cette décision d’intervenir est “un message clair” à l’endroit des ennemis que le Maroc est prêt à toutes les options pour faire face aux provocations et aux agissements attentatoires à son intégrité territoriale ainsi qu’aux adversaires qui “cherchent à engranger des gains imaginaires”, en procédant même à la violation des accords conclus, au chantage des Nations Unies et au blocage des routes.

Et d’enchaîner que face à la poursuite de ces provocations qui, dans leur fond, représentent une menace pour la paix et la sécurité internationales dans une région stratégique, le Maroc a engagé “un mouvement correctif” en parfaite conformité avec la légalité internationale et le non-usage des armes qu’en cas de légitime défense.

Face aux agissements aveugles et précipités du “polisario”, a-t-il rappelé, le Royaume avait, durant des mois, agi avec beaucoup de sagesse, de responsabilité et de sérénité, affirmé son rejet de ces pratiques et adressé des messages à l’ONU mettant en garde contre la gravité de la situation sur le terrain à ce sujet.

D’autre part, l’universitaire a souligné que ces développements surviennent après l’échec d’un certain nombre de thèses véhiculées par le “polisario”, qu’il s’agisse de l’option du référendum qui n’est plus mentionnée, durant les dernières années, dans les résolutions du Conseil de sécurité, de l’élargissement des attributions de la Minurso pour inclure le domaine des droits de l’Homme, et de la thèse de l’exploitation des ressources naturelles que le front séparatiste ne cesse de ressasser.

Le Maroc a réagi à ces illusions avec fermeté et des preuves tangibles mettant à nu leur fragilité, concomitamment au cumul des acquis réalisés par le Royaume après la présentation du projet d’autonomie et la succession des résolutions du Conseil de sécurité qui n’ont prêté aucun intérêt à ces mêmes illusions que les adversaires n’ont cessé de véhiculer, a dit M. Lagrini.

Et de noter que face à la confirmation du réalisme et du sérieux du projet d’autonomie proposé par le Royaume et à l’accueil favorable croissant de la communauté internationale à cette initiative, le front séparatiste tente de miser sur le retour au devant de la scène en essayant d’imposer le fait accompli et de monter de toutes pièces des crises dans le cadre de la méthode dite “gestion par crises”.

M. Lagrini a conclu que le Maroc rejette catégoriquement l’atteinte à ses intérêts et à son intégrité territoriale et poursuivra ses efforts pacifiques pour le règlement de ce conflit factice sur la base du projet d’autonomie, tout en demeurant fin prêt à agir avec fermeté contre toutes les provocations.
14/11/2020