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Date de mise en ligne : 9 novembre 2016

Le Discours royal de la Marche verte est porteur de nouvelles réformes aux niveaux national et continental

Le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, depuis Dakar à l’occasion du 41ème anniversaire de la Marche verte, est porteur de nouvelles réformes conçues aux niveaux national et continental, a affirmé Driss Tahiri, professeur à l’Université Sidi Mohammed Benabdellah de Fès.

Ce Discours revêt une importance particulière du fait qu’il intervient après les élections législatives du 7 octobre dernier, dans le sillage des concertations en cours pour la formation d’un nouveau gouvernement, et au terme de la Visite Royale officielle dans certains pays du continent, comme le Rwanda et la Tanzanie, a déclaré à la MAP, M. Tahiri.

Dans ces deux contextes national et continental, le Discours royal vient confirmer le rôle pionnier que joue le Maroc en tant que locomotive de développement capable de servir par son modèle particulier ses pairs africains qui souffrent de multiples problèmes socio-économiques, dont la pauvreté, les guerres, la précarité et l’immigration, a-t-il soutenu.

Toujours est-il que le Discours, prononcé depuis la capitale sénégalaise, est à retenir comme un fait inédit, a-t-il noté, relevant que Dakar est à ce titre précisément un choix stratégique par excellence dans la vision africaine du Royaume.

Il a signalé que l’intérêt qu’accorde le Maroc à certains pays d’Afrique, à la faveur d’une stratégie multidimensionnelle où s’entremêlent les dimensions économique, politique, cultuelle et culturelle, procède de la même vision prospective qui prend en considération les potentialités de chaque pays.

Le Discours royal rappelle que le Royaume, soucieux de conforter son rôle pionnier au plan continental, cherche à asseoir son ancrage géographique et son prolongement géostratégique, a-t-il poursuivi, relevant que c’est dans cette optique qu’il convient de replacer la décision du retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine.

Et de conclure que ce Discours a administré la preuve que le Maroc, loin de se départir de ses positions immuables au sujet de son Sahara, entend récupérer sa place naturelle au sein de l’organisation panafricaine pour défendre ses droits légitimes et corriger les contre-vérités colportées par les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume.
08/11/2016