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Date de mise en ligne : 20 juillet 2016

En Europe, l’avenir du Sahara de plus en plus envisagé sous l’angle unioniste

Le rôle de stabilisateur assuré par le Royaume dans la région et l’élan de développement insufflé dans les provinces du sud, mais surtout la non-viabilité du projet séparatiste entretenu par l’Algérie, par polisario interposé, sont autant de facteurs qui militent en faveur de la défense en Europe d’une approche unioniste pour le règlement définitif du conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Un groupe de députés européens, qui s’est rendu récemment dans les provinces du sud, a pris la mesure de l’évolution qu’a connue cette question sur le terrain et mène aujourd’hui campagne auprès de l’Union européenne pour faire usage de son poids diplomatique et économique en vue de prendre une initiative tendant à promouvoir la solution d’une large autonomie proposée par le Maroc qui constitue le meilleur compromis acceptable pour le règlement de ce conflit artificiel. La conviction des eurodéputés est d’autant plus forte que le Maroc se présente aujourd’hui comme le seul pays stable de la région. Sa stabilité constitue également un gage de sécurité pour l’Europe et un rempart contre les dérives extrémistes.

Pour le député européen Giles Pargneaux, dont la position est partagée par nombre d’eurodéputés, l’initiative marocaine d’autonomie est la ‘’seule solution durable’’ au conflit du Sahara.

Le député européen qui, à maintes reprises, invite la communauté internationale à ‘’agir dans ce sens et à regarder la réalité en face’’, estime que le plan d’autonomie proposé par le Royaume en 2007 est ‘’la seule solution durable’’ à ce différend régional.

Dans une récente déclaration à l’occasion d’une visite effectuée dans les provinces du sud, en compagnie d’autres eurodéputés, M. Pargneaux a mis en garde contre les dangers d’instabilité qui planent sur la région sahélo-saharienne en lien avec la multiplication des foyers de tension et le basculement de jeunes sahraouis des camps de Tindouf dans le terrorisme. Il a également averti que la situation de déshérence sociale et économique entraîne de plus en plus de jeunes parmi eux vers l’extrémisme et le terrorisme, rappelant que l’ancien ministre malien des affaires étrangères avait lui-même confirmé la présence de jeunes issus des camps de Tindouf parmi les terroristes qui combattent dans le nord de son pays.

Il importe également dans ce contexte de souligner que la thèse séparatiste ne séduit plus. Les dernières manifestations organisées ici et là par le polisario et l’appareil diplomatique anti-marocain de l’Algérie n’ont rallié que quelques nostalgiques d’une ère révolue. Ce constat est d’ailleurs fait amèrement en privé par les séparatistes eux-mêmes et ceux qui les supportent.

Il est corroboré par d’autres victoires politiques engrangées par le Maroc grâce au dynamisme de sa diplomatie, fort de la justesse de sa cause nationale et sa fiabilité en tant que leader régional et pilier de stabilité dans la région sud de la méditerranée. En témoigne la vague, sans précédent, de retraits de reconnaissance de la pseudo ‘’rasd’’, principalement en Amérique latine et en Afrique et le soutien sans équivoque de plusieurs pays, qui pèsent sur la scène internationale, à une solution politique à ce conflit artificiel dans le cadre de l’autonomie élargie proposée par le Royaume.

La communauté internationale est de plus en plus consciente aujourd’hui du caractère sérieux et crédible du projet marocain, de sa viabilité et de l’ambition du Royaume pour cette région si chère aux Marocains et dont les prémices se font déjà sentir sur les conditions de vie des citoyens.

Elle est également au fait des conditions inhumaines dans lesquelles vivent des centaines de marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, en Algérie et des jeunes sans avenir qui, pour la plupart, sont tentés par l’aventure du terrorisme et du banditisme.

Ces populations parquées dans des camps caressent le rêve de rentrer chez eux, au Maroc.

Le Maroc c’est leur patrie. Il leur offre une vie digne. Une scolarisation, un emploi, un avenir et le droit de participer à la gestion de leurs affaires locales en toute démocratie, et surtout la possibilité de retrouver les leurs et de mettre un terme au déchirement familial qui a trop duré. Ce sont là les avantages de l’initiative d’autonomie élargie que le Maroc propose pour le règlement définitif de ce conflit artificiel. Cette solution, inspirée des modèles universels les plus aboutis, est la seule à même de mettre fin à la séparation et à l’exil. Elle a d’ailleurs été qualifiée par la communauté internationale de ‘’sérieuse’’, ‘’réaliste’’ et ‘’crédible’’.

L’autonomie élargie est en effet un mode de gestion inédit qui permettra aux populations sahraouies d’exercer pleinement leurs droits et de gérer en toute liberté et démocratie leurs affaires par le biais d’organes législatifs, exécutifs et judiciaires dotés de compétences exclusives.

La région autonome du Sahara aura son gouvernement, son parlement et ses instances judiciaires. Elle disposera des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participera, de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume.

C’est un projet concret. Le Maroc en a déjà donné un avant goût à travers les gigantesques projets de développement socio-économique lancés dans la région. L’immense chantier multi-sectoriel lancé récemment à Laayoune par SM le Roi Mohammed VI témoigne de l’ambition que porte le Souverain pour cette région si chère au Royaume.

Il s’agit d’un nouveau modèle de développement des provinces du Sud doté d’une enveloppe budgétaire de 77 milliards de dirhams qui va révolutionner la vie économique et sociale de la région à travers une dynamique favorisant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de l’ensemble de la population.

L’initiative marocaine est également un appel de cœur invitant tous les Sahraouis, à l’extérieur comme à l’intérieur, sans exclusive à écrire une nouvelle page de l’histoire de la région et à donner au monde entier une leçon de paix, de démocratie et de réconciliation pour construire un Maghreb uni, qui serait un puissant interlocuteur face aux ensembles économiques de par le monde.

Par Rahal Taoussi
20/07/2016