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Date de mise en ligne : 23 novembre 2016

La famille de la résistance commémore le 60-ème anniversaire du lancement des opérations de l’armée de libération dans le Sud et le 59-ème anniversaire du soulèvement des tribus Aït Baamrane

Le peuple marocain et la famille de la résistance commémorent les 21, 22 et 23 novembre, le 60-ème anniversaire du lancement des opérations de l’armée de libération dans le Sud et le 59-ème anniversaire du soulèvement des tribus Aït Baamrane.

Ces événements constituent des étapes phares de la lutte nationale pour le parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume et de l’unité nationale, indique dans un communiqué le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, notant que la libération du territoire national était une mission délicate qui a valu le sacrifice du Trône et du peuple dans le contexte d’une lutte nationale ambitieuse et continue de différentes formes, en vue du recouvrement de la liberté et de l’indépendance et la défense de l’unité territoriale et de la souveraineté nationale.

La fin du protectorat et le recouvrement de l’Indépendance ont initié le chantier du grand Jihad pour l’édification d’un nouveau Maroc, qui place le parachèvement de l’intégrité territoriale au cœur de ses préoccupations, souligne-t-on de même source, expliquant que la lutte nationale, ponctuée par le lancement des opérations de l’armée de libération dans le Sud en 1956, s’est poursuivie, ce qui reflète la volonté du Trône et du peuple d’achever l’indépendance nationale et de réaliser l’unité nationale.

Les patriotes des Provinces du sud et les résistants provenant de l’ensemble des régions libérées ont engagé des batailles héroïques dans toute la région de Sakia El Hamra et Oued Eddahab, poursuit le communiqué, notant que les héros de l’armée de libération ont étendu leurs opérations sur l’ensemble des zones occupées dans les provinces du Sud, accumulant des victoires aussi héroïques qu’impressionnantes, face auxquelles les forces d’occupation espagnoles n’avaient d’autres choix que de s’allier avec leurs homologues françaises dans le cadre de l’opération dite « Ecouvillon ».

Citant les batailles héroïques, le communiqué évoque les batailles de Dchira, Blaya, Mssid, Oum El Achar, Rghioua, Wacht, Souihat et Merguala.

La date du 23 novembre 1957 est restée immortalisée dans l’histoire du Maroc puisqu’elle correspond au soulèvement des tribus d’Aït Baamrane contre la présence coloniale dans la région, lesquelles tribus s’étaient engagées résolument dans des batailles féroces contre l’ennemi au cours desquelles elles se sont distinguées par leur courage.

Cette date a marqué le lancement d’attaques synchronisées menées par les Aït Baamrane en ciblant 16 positions espagnoles, ce qui a forcé les soldats de la colonisation à se retirer vers Sidi Ifni.

Et d’ajouter que ces batailles ont duré jusqu’au 12 décembre de la même année, période au cours de laquelle les forces coloniales ont subi de lourdes pertes humaines et matérielles en dépit du nombre limité des combattants d’Aït Baamrane et du manque accusé en termes de matériel militaire.

Parmi ces batailles entrées dans les annales de l’histoire nationale, figurent celles de Tabelkoukt, Bizri, Boursas, Tighza, Amllo, Bijarfan, Sidi Mohamed Ben Daoud, Alalan Tamoucha et Sidi Ifni, précise le communiqué, ajoutant que ces combats ont permis aux tribus d’Aït Baamrane d’installer plusieurs avant-postes à proximité des sites sous domination espagnole, resserrant davantage l’étau autour des forces d’occupation.

La marche inéluctable vers la libération s’est poursuivie sur tous les fronts nationaux, mais aussi au niveau des différents concerts diplomatiques internationaux, relève la même source, rappelant, dans ce sens, le discours historique prononcé par feu SM Mohammed V à M’hamid El Ghizlane, le 25 février 1958, dans lequel il avait appelé à la libération du Sahara marocain. Par la même occasion, le regretté Souverain avait reçu des délégations, des représentants et des notables des tribus du Sahara venus lui renouveler le serment d’allégeance malgré le siège qui frappait leurs régions. Ces efforts ont porté leurs fruits puisque l’un des paris du parachèvement de l’intégrité territoriale a été relevé avec la récupération de la ville de Tarfaya en 1958. Sous la conduite de feu SM Hassan II, le Maroc a d’ailleurs poursuivi sa marche de libération avec foi et détermination, et c’est grâce à la cohésion liant le trône au peuple que le Royaume a réussi à récupérer la ville de Sidi Ifni le 30 juin 1969.

Certes, la récupération de la ville ne représentait, en fait, pour le Maroc que le point de départ pour une lutte continue pour récupérer toutes ses terres spoliées et parachever son intégrité territoriale, une lutte qui a été, notamment, marquée, le 6 novembre 1975, par la glorieuse Marche verte, initiée avec génie par Feu SM Hassan II et qui a permis de libérer pacifiquement le Sahara marocain, et le 14 août 1979, qui a connu le recouvrement d’Oued Eddahab, ce qui témoigne d’une étape phare et décisive et d’une parfaite symbiose entre le glorieux Trône et les fils des Provinces du Sud.

De même, le Haut-commissariat aux anciens résistants a indiqué que la défense de l’intégrité territoriale s’est poursuivie avec la même fermeté et la même détermination pour mettre en échec toutes les manœuvres des ennemis du Royaume, ajoutant que le peuple marocain maintient fermement la défense de ses droits légitimes et la cristallisation de ses acquis nationaux, démontrant, à la faveur du consensus national, son attachement à la préservation de son unité territoriale et à son soutien à l’initiative d’autonomie des provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté nationale sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

A cet égard, et lors du discours du 30 juillet 2016, à l’occasion du 17-ème anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI avait dit:  »Si certains ont tenté de faire de 2016 + une année décisive +, le Maroc a, pour sa part, réussi à en faire + l’année de fermeté + concernant la préservation de son intégrité territoriale. En effet, forts de notre foi en la justesse de notre Cause, nous avons fait face, avec la plus grande fermeté, aux déclarations fallacieuses et aux agissements irresponsables qui ont entaché la gestion du dossier du Sahara marocain. Nous avons également pris les mesures qui s’imposaient pour stopper ces dérapages périlleux ». Ainsi, le Haut-commissariat aux anciens résistants s’est félicité du discours historique prononcé par SM le Roi Mohammed VI, le 6 novembre 2016, depuis la capitale sénégalaise Dakar, à l’occasion du 41-ème anniversaire de la Marche Verte, un discours porteur de signaux et de messages forts reflétant l’unanimité des pays africains autour de l’intégrité territoriale du Royaume.
22/11/2016