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Date de mise en ligne : 23 janvier 2017

Le festival « Wennibik » à Laâyoune, un évènement qui met en lumière les talents d’artistes en herbe

Théâtre, poésie, exposition photos, sports urbains, parades, conférences… Le festival « Wennibik’’, qui se tient actuellement à Laâyoune sous le signe « la paix par la diversité », se distingue par un éventail varié d’activités mettant en avant les talents et les projets de jeunes artistes de la région ayant bénéficié de dix mois de formation sous l’égide de l’Association Racines.

Pour les organisateurs, le festival Wennibik (bienvenue en langue hassanie), est le point d’orgue d’un programme de formation professionnelle baptisé « Le Son du Sud », lancé en 2016 à l’initiative de la Fondation Phosboucraa, sur les métiers de la régie technique et de la méthodologie d’élaboration des projets culturels et de gestion administrative, au profit d’une trentaine de jeunes de la région de Laâyoune-Sakia-El Hamra.

Le festival « Wennibik » est ainsi l’occasion pour les stagiaires, qui assurent les aspects organisationnels et techniques, « de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long des sessions de formation ».

Ainsi, au Palais des Congrès de Laâyoune, une exposition photos, « Les Racines du Sahara », est organisée depuis jeudi. Ayant pour thème la paix et la coexistence, cette exposition donne à voir des clichés pris par les jeunes Zakaria Taberkant, Adnane Oulaaoud, et Nawfal Hafidi, qui « veulent refléter la vraie identité de Laâyoune, une région ouverte et dynamique et un haut lieu de la paix, de la diversité et de la coexistence ».

Côté spectacle, le public de Laâyoune a eu droit à la présentation par l’association « Théâtre nomade » de la pièce théâtrale « l’Os », mise en scène par Mohamed El Hassnaoui et issue d’une adaptation libre d’un conte de la tradition des griots de l’Afrique de l’Ouest.

L’adaptation de ce texte a été confiée à Kenza Fridou, comédienne et auteur de théâtre dans le cadre d’une résidence artistique du programme « Son du Sud ». La pièce raconte le voyage d’un commis qui cherche à acheter une vache pour ensuite la partager avec les membres de son village.

Dans le cadre du théâtre en plein air, le festival Wennibik a été marqué par la présentation de la pièce « Et après… Aussi divers, nous sommes humains’’, qui traite d’une histoire d’amour entre Nabghouha et Mohamed que leurs parents refusent de marier. Mise en scène par Ahmed Karim Boussemmama, cette pièce est interprétée par des comédiens qui sont tous des stagiaires du programme « le Son du sud’’.

Ce samedi, le public de Laâyoune sera gratifié d’une parade haute en couleurs, « le rêve des cimes », qui devra sillonner certains artères de la ville de Laâyoune.

Suspendus dans les airs à l’aide de machines roulantes, les jeunes comédiens participant à cette parade livreront un spectacle d’acrobatie, plongeant le public dans un univers féérique et poétique sur fond de musique traditionnelle et électronique, promet-on.

Au programme de cette manifestation, figurent un show de sports urbains « One Love », organisé par l’association Extrême Laâyoune avec la participation de « riders » venus de différentes villes marocaines.

Ce festival, qui prendra fin dimanche, est marqué également par des conférences-débat sur des thèmes ayant trait au « rôle de la diversité dans la paix sociale », « la cohabitation pacifique et défis de développement » et « la poésie arabe et hassanie », outre des séances de lectures poétiques et des soirées artistiques.
22/01/2017