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Date de mise en ligne : 6 octobre 2016

La forte participation de la population sahraouie aux élections, « preuve irrécusable » de son attachement à l’intégrité territoriale du Maroc

La participation massive de la population des provinces du sud du Maroc aux différents scrutins qui ont lieu dans le Royaume, la plus forte à l’échelle nationale, constitue une « preuve irrécusable » de son attachement à l’intégrité territoriale du Royaume, a affirmé, mercredi à New York, Ahmed Lakhrif, membre du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (CORCAS).

M. Lakhrif, qui s’exprimait dans le cadre de la quatrième commission de l’Assemblée générale de l’ONU, a ajouté que cette forte participation aux échéances électorales dénote également de l’implication active de la population sahraouie à l’entreprise résolue de l’édification de fortes institutions nationales.

Le scrutin de vendredi prochain connaîtra sans nul doute un taux élevé de participation au Sahara marocain du fait qu’il constitue « une nouvelle étape pour les Sahraouis pour défendre le modèle démocratique de leur pays, le Maroc », a encore souligné M. Lakhrif.

Il s’est de même interrogé comment les séparatistes prétendent représenter et s’exprimer au nom des populations sahraouies alors qu’ils ne sont élus par personne, précisant que seules les personnes élues à travers des élections transparentes et démocratiques ont droit à s’adjuger la qualité de véritables et légitimes représentants des populations des provinces du sud du Maroc.

M. Lakhrif a mis en avant les efforts du Royaume en vue de consolider la démocratie et le respect des droits de l’homme à travers notamment des politiques régionales « avancées » de développement durable sur la base d’une approche participative.

L’ancien Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération a souligné, par ailleurs, que le plan d’autonomie proposé par le Maroc, lequel permet aux Sahraouis d’exercer pleinement leurs droits et de gérer leurs propres affaires, constitue la solution « la plus efficace » au différend artificiel autour du Sahara marocain.

A cet égard, M. Lakhrif a rappelé que le Maroc a toujours fait preuve de sérieux en répondant favorablement aux appels émis par le Conseil de sécurité en vue de parvenir à un règlement politique définitif à ce différend artificiel.

Il a, dans ce contexte, indiqué que la dernière résolution du Conseil a réitéré les paramètres fondamentaux du règlement politique en appelant toutes les parties, notamment les pays voisins, à faire montre de réalisme pour mettre un terme à ce conflit qui n’a que trop duré, engendrant des conditions « précaires et inhumaines » dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien.

Dans le même ordre d’idées, M. Brahim Al Ahmadi, professeur de médecine issu des provinces du sud, s’est dit convaincu que les électeurs de ces provinces « seront, une nouvelle fois, fidèles à leur habitude, celle de battre le record de participation au vote » lors du scrutin du 7 octobre.

Il a rappelé que « depuis leur première participation aux élections de 1977, soit deux années après le retour de cette région à la Mère Patrie, les électeurs sahraouis n’ont cessé de marquer leur adhésion aux différents scrutins par une participation massive ».

A travers cette implication, a poursuivi M. Al Ahmadi, les Sahraouis « veulent d’abord profiter de leurs pleins droits en tant que citoyens à part entière (…) Ils veulent aussi et surtout servir leur pays, en contribuant à la gestion de leurs affaires locales, au développement de leur région et à l’épanouissement de leur pays ».

Fruit de cette implication remarquée, a-t-il noté, les grandes régions qui forment les provinces sahariennes sont composées et présidées par des élus de la région, à savoir des Sahraouis authentiques, qui ont la lourde responsabilité de mettre en pratique le mécanisme de la régionalisation avancée.

Il a tenu, à ce propos, à rappeler le lancement par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en novembre dernier, du nouveau modèle de développement des provinces du sud du Royaume, doté d’un budget de près de 8 milliards de dollars.
06/10/2016