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Date de mise en ligne : 1 novembre 2016

Guelmim-Oued Noun : mise en place d’un réseau de réserves naturelles pour développer le gibier et assurer sa durabilité dans la région

L’espace territorial relevant des quatre directions régionales des Eaux et Forêts et de Lutte contre la Désertification (DREF), dans la région de Guelmim-Oued Noun, englobe un réseau de réserves naturelles visant à garantir l’équilibre et l’exploitation rationnelle des ressources naturelles en matière de chasse dans la région.

Ce réseau qui vise essentiellement la préservation, le développement et la garantie de la durabilité du gibier dans la région, se répartit sur neuf réserves permanentes dont la superficie est de 31.084.595 hectares. Trois d’entre elles se trouvent dans la province de Guelmin (351.230 ha), deux à Tan-Tan (646.772 ha) et une à la province d’Assa-Zag (environ 30.053.000 ha).

Selon des données de la direction régionale de la DREF du Sud, qui couvrent les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El-Hamra, et Dakhla-Oued Eddahab, ces réserves naturelles comprennent des réserves triennales, dont la superficie atteint 707.032 ha. L’une d’elles se trouve à Guelmin, dans la zone de Ait Tarit-Id Moussa-Lalla Mellouka (393.684 ha), une autre dans la province de Sidi Ifni dans les régions d’Amilou, Imin Fast, Lkhssas, Sidi Abdellah Oubelaïd (43.228 ha), ainsi qu’une autre au sein de la province de Tan- Tan dans la région de Tan-Tan – Tilmzouren (270.120 ha).

S’agissant des zones ouvertes à la chasse dans la région, elles se répartissent sur trois régions de la province de Guelmin (Guir, Issa, Isskou) et quatre autres dans la province de Sidi Ifni (Mirleft, Sbouya, Tanguerfa, Aït Erkha, et une dans la province de Tan-Tan à Chbika-Abteih.

Parmi ces zones de chasse se trouve une en location dans la région de Mirleft à Sidi Ifni (3000 ha), alors que le projet de création d’une autre est programmée à la province de Guelmim.

La région de Guelmim Oued Noun est connue par ses systèmes écologiques adaptés au climat désertique semi-aride dominant la région. Il comprend des variétés forestières importantes étalées sur une superficie de 269.395 ha, constituées essentiellement d’arganiers (50%), de palmier dattier (42%), le genévrier, le tamaris, et d’autres variétés (8%), outre des espèces animalières diverses composés essentiellement de gazelles, d’oiseaux et de reptiles menacés d’extinction (lézard, varan sahraoui).

Pour faire face à ce déséquilibre des systèmes écologiques résultant de la nature fragile de la région, et pour développer sa diversité biologique, la direction régionale vise à travers le Plan directeur des aires protégées, à faire revivre et renouveler les variétés forestières d’origine de la région Guelmim-Oued Noun, lutter contre l’avancée des sables vers les sites et les infrastructures socioéconomiques, ainsi que préserver la diversité biologique et la développer au niveau des sites d’importance biologique et écologique, outre la création de ceintures vertes dans les grands centres de la région en partenariat avec l’Assemblée régionale et les collectivités concernées.

Dans le même cadre, une série de mesures a été prises par la DREF du Sud, à l’occasion de la saison de chasse 2016-2017 au niveau de la région de Guelmim-Oued Noun pour assurer une chasse responsable du gibier. Parmi ces mesures figure l’organisation de campagnes de sensibilisation au profit des chasseurs avec la programmation d’exposés et la distribution de dépliants expliquant les dernières lois réglementant cette activité.

Selon la législation en vigueur, le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une même journée de chasse est fixé à : Quatre perdrix, un lièvre, cinq lapins, cinq bécasses, cinquante grives, dix canards, deux oies, vingt bécassines de quelques espèces que ce soit, dix pigeons bisets et palombes, vingt cailles, cinquante tourterelles, cinquante calandres et calandrelles et vingt unités parmi les autres espèces de gibier d’eau autorisées. Le nombre de sangliers qu’un chasseur peut abattre au cours d’une battue est fixé à un sanglier à l’exception des opérations de régulation des effectifs de sanglier, autorisées par le Haut commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, où ce nombre n’est pas limité.
01/11/2016