Décolonisation

Le Maroc a poursuivi le processus du parachèvement de son intégrité territoriale en réglant pacifiquement le contentieux colonial qui l’opposait à l’Espagne, ce qui a permis la réintégration au sein du Royaume des régions de Tarfaya le 1er avril 1958 de Sidi Ifni en 1969 et demandé la récupération des provinces de Oued Eddahab et de Sakia El Hamra auprès de l’Organisation des Nations Unies, de l’Organisation de l’Unité africaine, de la Ligue arabe ou encore du mouvement des non-alignés.

Cela a toujours été le cas avec notre voisin et ami l’Espagne. Tous nos conflits avec ce pays liés à la fin du protectorat ont été résolus par la négociation et les voies pacifiques. Or, les adversaires du Maroc, qui ont fomenté le conflit du Sahara et s’opposent au parachèvement de son intégrité territoriale, en finançant et en aidant le mouvement du Front Polisario, ont préparé à l’avance les conditions de cette opposition au Maroc.

Résultat du compte, ce mouvement avait été accueilli par l’Algérie sur son territoire à Tindouf, en raison des divergences qui existaient à l’époque entre le Maroc et l’Algérie concernant les frontières communes, et au moment où le Maroc avait conclu un accord avec l’Espagne, conformément aux relations historiques qui ont existé de tout temps entre les deux pays.

Il faut rappeler que le Maroc a récupéré son Sahara, à travers la négociation et le consensus, selon le processus habituel de négociation avec l’Espagne.
Après le succès éclatant de la marche verte, le Maroc a réussi à conclure avec l’Espagne l’accord de Madrid qui a confirmé le droit légal du Maroc sur son Sahara. En guise de représailles, l'Algérie avait saisi l'occasion de la naissance du Polisario qu'elle va, depuis lors, instrumentaliser en tant que mouvement séparatiste destiné à déstabiliser la souveraineté politique, religieuse et historique du Maroc.

Dans un souci d’affaiblir le Royaume, l’Algérie a accueilli sur son sol à Tindouf le mouvement du polisario en mettant à contribuant son conflit avec le Maroc sur les frontières communes. Le Maroc ayant récupéré ses provinces du sud, le Front Polisario n’a trouvé mieux que de ramener une partie de la population sahraouie dans des camps installés sur le territoire algérien, lesquels ont été appelés camps de réfugiés.

Le Front Polisario a menti et manipulé la partie de la population qui a été amenée à Tindouf, en Algérie. Tous les sahraouis savent qu’aux mois de novembre et décembre 1975, le Polisario a demandé a beaucoup de sahraouis d’assister à des meetings à Gueltat Zemmour et lorsque les gens y sont venus, on leur a demandé de se déplacer vers un autre meeting à Bir Lahlou. On leur a ensuite demandé de se déplacer à Tindouf pour les piéger et ne plus leur permettre de revenir.

Malheureusement, la plupart d’entre eux, par manque de moyens de transport, sont restés piégés à Tindouf jusqu’à nos jours. Certains d’entre eux se sont rendus rapidement compte de la duperie et ont utilisé tous les moyens pour rentrer chez eux, à Smara, Laâyoune, Dakhla et Aousserd.

L’existence même de ces camps sur un territoire hostile et dans des conditions inhumaines pendant une aussi longue période est une violation flagrante des droits de l’homme.