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Date de mise en ligne : 14 septembre 2017

Incidents de la TICAD: L’OMA appelle l’Afrique à combattre les fossoyeurs du développement dans le continent

L’Organisation Maroc Afrique-culture et développement (OMA), une ONG qui défend les causes africaines, appelle les forces vives de l’Afrique à faire face aux « fossoyeurs » de la croissance et du développement dans le continent.

Dans un communiqué publié en réaction aux incidents « graves » et « fort regrettables » qui ont émaillé la réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), l’OMA « demande aux forces vives de toute l’Afrique de combattre les fossoyeurs de la croissance africaine et de son développement et les démolisseurs et destructeurs de notre continent, de sa stabilité et son intégrité ».

Cette ONG africaine, qui se dit « très attachée aux valeurs morales et principes éthiques devant régir les relations interafricaines », invite les responsables de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à « surseoir dorénavant à toute réunion internationale au Mozambique et demande à ces instances internationales de mettre à l’index ce pays et ses responsables qui ont donné une piètre image de notre continent, en s’opposant à l’entrée d’un chef de délégation et ministre des affaires étrangères d’un pays souverain à une réunion à laquelle il était convié ».

Pour l’OMA, l’attitude « inédite scandaleuse et illégale du Mozambique constitue une menace sérieuse pour les relations internationales de l’Afrique avec son environnement international et amènera certainement le Japon à revoir la possibilité de la tenue de futures réunions de sommets dans un quelconque pays africain, ce qui serait une grande perte pour l’Afrique ».

Par son attitude, le Mozambique « téléguidé » par l’Algérie, « en voulant à tout prix imposer la présence de représentants d’un supposé Etat saharoui à une conférence internationale qu’il abrite et qui traite du développement de l’Afrique, a bafoué la légalité internationale et donné une piètre image d’une Afrique minée par les contradictions de certains de ses responsables (…), alors même que des engagements fermes tenus par les responsables de l’UA à leurs homologues nippons au moment de la préparation de cette réunion de Maputo ne pouvaient présager une telle attitude, ce qui ternit l’image du continent africain », lit-on au communiqué.

Ainsi, l’OMA note que l’Algérie et ses acolytes, qui veulent impérativement imposer des représentants de délégués de la « rasd » dans des manifestations internationales, endossent la responsabilité de saper la tenue de telles rencontres destinées au développement de l’Afrique à travers des investissements importants dans le continent.

A cet égard, l’Organisation « dénonce fermement cette cabale qui tend à semer et maintenir les grains de la discorde entre pays et peuples africains, et à miner le développement et la croissance de tout un continent, en prenant en otage son développement et en hypothéquant son avenir, par un soutien massif et des dépenses colossales et ahurissantes, depuis 1975 », en faveur d’un groupe de séparatistes, aux dépens de l’intérêt général de la population algérienne et de tout un continent. L’ONG déplore cette « triste attitude pour l’Algérie sœur et pour l’Afrique », invitant les Etats membres de l’UA à se débarrasser sans tarder de cette entité de supposé « Etat sahraoui » dit « rasd » dont la présence fallacieuse en son sein « continuera à miner l’institution africaine, provoquer la discorde et les dissensions entre les Etats et bloquer par conséquent le développement de notre continent ».

Convaincue que l’intérêt de l’Afrique doit primer sur toute autre considération, l’OMA appelle les pays africains épris de paix et de stabilité à « contrecarrer le sabordage du développement de notre continent par le couple Algérie/ »rasd » et leurs soutiens ».

Parallèlement, l’OMA appelle les autorités japonaises et marocaines, ainsi que tout autre pays lesté par ce comportement des autorités mozambicaines à porter plainte contre les responsables de ce pays devant les instances et juridictions internationales afin de lever l’affront fait à l’Afrique.

Par ailleurs, cette organisation loue la position des autorités nippones, exprimée par son ministre des Affaires étrangères, M. Taro Kono qui, tout en affirmant que le Japon ne reconnaît pas la prétendue « rasd », a fustigé l’attitude des autorités mozambicaines qui ont posé un grave problème de sécurité lors de cette rencontre et a solennellement condamné ces dérives.

M. Taro Kono avait exprimé, lors de ses entretiens en août dernier avec son homologue marocain,  »son vif regret » des incidents et la confusion qui ont émaillé la séance d’ouverture de la réunion ministérielle de suivi de la TICAD.

L’événement de Maputo rappelle curieusement trois autres événements récents et similaires ayant opposé diplomates marocains et algériens qui voulaient imposer la représentation de la « rasd » à des rencontres internationales.

Il s’agit d’une réunion, le 18 mai 2017 à Saint-Vincent et les Grenadines aux Caraïbes, des membres du comité spécial des 24 sur la décolonisation, de la 10è réunion annuelle conjointe de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU et de la Commission de l’UA (24-28 mars 2017 à Dakar), ainsi que du 4è sommet Afrique-Pays arabes (23 novembre 2016 à Malabo- Guinée équatoriale).

La TICAD est une initiative lancée en 1993 par le gouvernement japonais, avec la participation du Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies, du PNUD et, depuis 2000, de la Banque mondiale, pour promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement.
13/09/2017