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Date de mise en ligne : 24 décembre 2016

Juriste français : Le transfert du dossier Gdim Izik devant une juridiction civile reflète l’évolution de l’Etat de droit au Maroc

« On peut voir dans ce procès l’évolution de l’Etat de droit et l’illustration de la volonté d’assurer le respect des droits de l’Homme dans le Royaume », a relevé ce professeur de droit dans une déclaration à la MAP, rappelant la réforme de la justice militaire au Maroc suite à une recommandation du Conseil national des droits de l’Homme.

L’universitaire français a aussi insisté sur l’importance de ce procès civil dans la mesure où il va permettre aux victimes des événements de Gdim Izik et à leurs familles d’avoir une réparation morale et matérielle des conséquences des « crimes abominables » et de condamner les auteurs de ces faits « atroces ».

« Ce qui est intéressant, c’est que ce procès va permettre aux victimes et leurs familles de se constituer partie civile afin d’engager une action pour obtenir réparation », a expliqué M. De Cara, faisant remarquer que l’association des familles des victimes de Gdim Izik va pouvoir, à l’occasion de ce procès, faire valoir les droits de ces victimes.

Pour elles et leurs familles, le fait de se constituer partie civile pour informer le tribunal de leurs souffrances est « un grand progrès », a-t-il insisté, formant le vœu que ce procès puisse aussi réprimer et punir les crimes qui ont été commis et réparer les souffrances des victimes et de leurs familles.

L’universitaire français s’est, d’autre part, réjoui de l’évolution de l’Etat de droit et des droits de l’Homme dans le Royaume et plus particulièrement dans les provinces du sud.

Il a également mis en avant les efforts considérables notamment en matière d’investissements et de développement durable dans les provinces du sud pour assurer l’épanouissement de la population locale.
23/12/2016