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Date de mise en ligne : 5 octobre 2016

Laâyoune : Une campagne électorale  »high tech’’ qui prend de la vitesse

Clips, réseaux sociaux, sites webs, supports numériques, Data show : les nouvelles technologies s’invitent particulièrement dans la campagne électorale à Laâyoune, où les 57 candidats en lice pour les législatives du 7 octobre rivalisent d’ardeur pour persuader les électeurs et s’emparer de l’un des trois sièges parlementaires réservés à la province.

Si les réseaux sociaux sont pratiquement utilisés par l’ensemble des candidats aux législatives dans la ville, certains prétendants chevronnés » à la députation ont choisi cette fois-ci de recourir aux clips et à des vidéos postés sur le Net pour égrainer leurs engagements et leurs messages, donnant ainsi un ton résolument nouveau à l’ambiance électorale dans cette région habituée aux taux de participation les plus élevés lors des différentes échéances nationales.

Considérés comme des outils de communication plus efficaces dans « la bataille » pour la conquête de l’électorat, ces clips et vidéos, généralement entrecoupés de chansons, d’interviews de sympathisants, de meetings ou de réunions électorales, confèrent un caractère tout particulier à cette campagne électorale, avec leur lot de rythmes, de mélodies et de paroles méticuleusement choisis pour convaincre les électeurs qui, de leur côté, manifestent un engouement réel pour ces élections.

En revanche, si les candidats « aguerris » ont entamé leur campagne électorale sur les chapeaux de roue, d’autres « novices » ont préféré, eux, le faire sans tapage avec un travail de proximité consistant à visiter les quartiers pour prendre langue avec les habitants.

Dans le lot des postulants pour la députation au niveau de la circonscription de Laâyoune, beaucoup d’entre eux sont, en effet, des néophytes dans le champ politique, alors que quelques-uns sont en revanche loin d’être des inconnus pour les populations locales.

Parmi ces candidats chevronnés et assez rompus à l’exercice électorale, figurent notamment Moulay Hamdi Ould Errachid, tête de liste du Parti de l’Istiqlal (PI), Hassan Darham de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Sidi Mohamed Saleh Joumani du Parti d’Authenticité et de Modernité (PAM), Mohamed Boutabaa du Mouvement populaire (MP) et Ibrahim Daiif du Parti de justice et de développement (PJD).

Dans cette ambiance électorale qui va crescendo à l’approche du jour « J », comme dans toutes les autres villes des provinces du Sud où la mobilisation de l’électorat bat son plein, les tracts et les programmes des candidats sont affichés partout, alors que les quartiers sont sillonnés par les convois des sympathisants des partis en lice scandant des slogans à l’aide de haut-parleurs.

A défaut d’organiser de grands meetings, les candidats dans la province optent plutôt pour un travail de proximité, axé plus particulièrement sur le porte-à-porte et des tournées dans les quartiers, des rencontres individuelles ou collectives, ainsi que des réunions d’information dans les bureaux et autres locaux réservés à cette fin.

Les élections constituent par ailleurs un sujet de conversation qui nourrit au quotidien les discussions entre les habitants sur les programmes présentés par les différents candidats et « les chances de réussite » de tel ou tel parti lors de ces législatives.

Outre le PI, l’USFP, le PAM et le MP, quinze autre formations politiques sont en lice pour les législatives de 07 octobre au niveau de la circonscription de Laâyoune, en l’occurrence le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), le Parti de l’action (PA), la Fédération gauche démocratique (FGD), le Mouvement démocratique et social (MDS) et le parti de la Liberté et justice sociale (PLJS).

Il s’agit également du Front des forces démocratiques (FFD), du parti de l’environnement et du développement durable (PEDD), du parti des néo-démocrates, du parti Al Amal, de l’Union marocaine pour la démocratie (UMD), du parti de la Choura et de l’Istqlal, du Parti du Centre social (PCS), du Parti de la Société démocratique (PSD), et du Parti démocratique national (PDN).

Au niveau de la circonscription de Laâyoune, une seule femme figure en tant que mandataire d’une liste, en l’occurrence Mme Khadija Toubali du PDN.

Selon des données fournies par la préfecture de Laâyoune, le nombre des inscrits sur les listes électorales sont 129.910 personnes. A l’échelle de la province, il sera procédé à l’ouverture de 246 bureaux de vote et de 32 bureaux centraux en vue de permettre à la population locale de s’acquitter de leur devoir national dans les meilleures conditions.

D’après les statistiques du recensement général de la population et de l’habitat de 2014, la province de Laâyoune compte une population de près de 259 mille personnes, dont 253 mille vivant en milieu urbain.
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Par Taoufik El Bouchtaoui
05/10/2016