A la une


Date de mise en ligne : 25 avril 2016

L’accompagnement de la musique hassanie, un programme national ambitieux visant à faire de la culture un outil de développement social

Le soutien et l’accompagnement de la musique hassanie dans les provinces sud du Royaume est un programme national ambitieux visant à faire de la culture un élément de l’intégration et un outil de développement social, a indiqué, samedi à Laâyoune, le ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi.

Ce projet culturel s’inscrit dans cadre du programme de développement intégré de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra 2016-2021, qui vise à faire de la culture et des arts un élément essentiel de d’intégration et un outil de développement, a relevé le ministre dans une allocution à l’occasion du lancement du programme de soutien et d’accompagnement de la musique hassanie dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Instructions Royales visant à valoriser la culture et le patrimoine hassanis.

Le programme de promotion de la musique hassanie vise également à protéger le patrimoine musical marocain hassani, assurer sa valorisation et promotion, encourager les jeunes artistes à s’y adonner et à en assurer une large transmission auprès des différents pans du public national et international, des professionnels et des médias, a-t-il noté, ajoutant que ce programme vise à lancer une série d’opérations en termes d’accompagnement des artistes, de découverte de talents, de formation, de stimulation de la créativité et d’encouragement de la production et de la promotion, afin de développer la musique hassanie marocaine dans le sens de la qualité et le rayonnement.

Le ministre a souligné que les composantes culturelles du programme de développement intégré de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra 2016- 2021 sont représentées par plusieurs projets, dont la promotion de la musique hassanie, le développement de l’offre culturelle via le programme national d’animation des centres culturels à Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Smara, outre l’organisation de festivals et d’expositions artistiques et patrimoniales.

Le programme de développement intégré comprend également la protection du patrimoine grâce à l’établissement d’un inventaire du patrimoine immatériel hassani et la protection des gravures rupestres et les inclure dans la liste du patrimoine national.

A cette occasion, le ministre de la culture a souligné que le Maroc a accumulé un patrimoine culturel extrêmement riche et varié, à la faveur de la fusion de toutes les composantes (arabe, islamique, amazighe et sahraouie hassanie) et leurs affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen, ce qui a forgé une identité marocaine toute particulière.

La Constitution marocaine a consacré le droit à la culture et la diversité culturelle dans le cadre de l’identité unifiée, outre l’officialisation de la langue amazighe au côté de l’arabe ainsi que la préservation du dialecte hassani, a-t-il ajouté.

Le programme se décline en trois étapes. La première consiste à prospecter et choisir les artistes potentiels, les acteurs culturels locaux (associations, professeurs de musique …), les productions artistiques et l’exécution des programmes artistiques locaux (formation, enseignement, publication), ainsi que l’établissement de l’inventaire et la documentation de la musique hassanie.

La deuxième phase consiste à présenter et promouvoir les artistes au niveau national et international. Les artistes sacrés auront, à cet effet, droit à un soutien pour faire la promotion de leurs productions sur la radio, la télévision, Internet, les salles d’expositions et les festivals, tandis que la dernière phase porte sur la localisation.

Après l’organisation des premières tournées artistiques au niveau national et international des artistes sacrés ou retenus, et dès l’émergence de jeunes talents hassanis à la faveur des programmes de formation et d’enseignement conduits à l’échelle nationale, il sera procédé à la mise en place d’établissements régionaux dédiés au soutien à la production et à la diffusion de la musique hassanie, à l’image du « centre de musique hassanie ».
24/04/2016