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Date de mise en ligne : 26 janvier 2017

Le Leadership Council For Human Rights exprime à Washington sa « solidarité totale » avec les familles des victimes des événements de Gdim Izik

 

La Présidente de l’ONG américaine des droits de l’Homme, Leadership Council For Human Rights, Kathryn Cameron Porter, a exprimé, jeudi à Washington, sa « solidarité totale » avec les familles et proches des victimes des événements de Gdim Izik, en stigmatisant les pratiques et manoeuvres dilatoires qui « visent à entraver le cours normal de la justice ».

“Le leadership Council For Human Rights suit de près ce procès qui permettra de rendre justice aux onze éléments des forces de l’ordre, qui ont été assassinés de sang froid alors qu’ils accomplissaient leur devoir lors du démantèlement du camp de Gdim Izik, dont l’objectif était de porter atteinte à la quiétude et à la sécurité du Maroc”, a déclaré dans un communiqué Mme Kathryn Cameron Porter, par ailleurs fondatrice du Caucus des droits de l’Homme au congrès des Etats-Unis.

Elle a, dans ce cadre, tenu à affirmer que toutes les tentatives visant à faire dévier la justice de sa trajectoire ne sauraient l’empêcher de suivre son cours normal et de tenir les accusés responsables de leurs faits et crimes abjects, en exprimant son soutien et sa solidarité totale avec les familles et proches des victimes.

La Présidente du Leadership Council For Human Rights a, d’autre part, soutenu que ce procès a démontré “toute la fiabilité et la transparence” du système judiciaire au Maroc, en insistant que la communauté internationale “se doit de condamner sans équivoque les actes terroristes qui prennent pour cible notamment le personnel militaire et les forces de l’ordre que ce soit au Maroc ou ailleurs et d’honorer la mémoire des victimes”.

Vingt-cinq personnes sont poursuivies dans le cadre des événements tragiques survenus le 8 novembre 2010, dans la localité de Gdim Izik, à 15 km de Laâyoune, et au cours desquels 13 personnes, dont onze membres des forces de l’ordre, ont été sauvagement tuées.

Les accusés ont été jugés une première fois devant un tribunal militaire en février 2013, qui les a condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité pour « constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation et mutilation de cadavres ».

Suite à une réforme de la justice militaire introduite par le Maroc en juillet 2015 et en vertu de laquelle les civils ne peuvent être jugés par un tribunal militaire, la Cour de cassation a décidé de déférer les accusés devant une juridiction civile pour qu’ils soient rejugés.
26/01/2017