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Date de mise en ligne : 5 octobre 2016

Législatives dans les provinces du sud: Constante détermination des populations locales à contribuer à l’aboutissement de toutes les échéances nationales

Evènement politique important attestant du saut qualitatif que connaît le paysage politique dans le Royaume et confirmant les aspirations des Marocains à la consolidation de la démocratie, du développement et de la consécration de l’Etat de droit et des institutions, les élections législatives du 7 octobre constituent pour les populations des provinces du sud un rendez-vous majeur pour consacrer leur ferme volonté de contribuer à l’aboutissement de toutes les échéances nationales et leur l’attachement à l’unité nationale.

Sans nul doute, l’engouement important dont ont fait montre les populations de ces régions lors des différentes étapes électorales législatives, communales et constitutionnelles, depuis le retour des provinces du sud à la mère-patrie, est l’éloquente expression d’un acte civique libre, accompli dans un esprit patriotique sincère qui reflète l’attachement de ces populations à l’unité du pays et bat en brèche les fausses allégations des ennemis de l’intégrité territoriale.

L’intérêt porté par ces populations au prochain scrutin et leur enthousiasme lors de la campagne électorale illustrent leur adhésion au processus des réformes engagées dans le Royaume et leur contribution à l’instauration d’une nouvelle ère pour le pays.

Les taux élevés de participation enregistrés dans les provinces du sud lors des différentes échéances (plus de 82 pc pour les dernières élections régionales et communales), témoignent de l’esprit de responsabilité et de patriotisme qui anime les différentes composantes de la société dans ces provinces, au même titre que le dynamisme de la campagne électorale et la mobilisation constante des différents candidats en lice.

Aux dires d’acteurs locaux, cette forte mobilisation des populations des provinces du Sud, toutes composantes confondues, pour la réussite de ces échéances, donne la pleine mesure de tout leur attachement à la mère-patrie et de leur implication entière dans l’édification du Maroc des institutions.

Dans une déclaration à la MAP, Arabi Rai, cadre éducatif, a souligné que l’engouement exprimé par les fils des provinces du sud à travers leur forte adhésion à la vie politique témoigne d’un sens élevé de patriotisme et d’engagement national pour la consécration des fondements de la pratique démocratique dans le pays.

La participation massive des citoyens aux élections du 7 octobre revêt un caractère crucial au regard des prérogatives qu’accorde la Constitution au gouvernement et au parlement, a-t-il indiqué, notant que le vote est un acte permettant à tout un chacun de contribuer à la configuration de la carte politique du pays.

Pour sa part, Mohamed Amlass, acteur associatif, a signalé que les enjeux et les perspectives de la régionalisation avancée dans les provinces du sud requièrent un sens élevé de responsabilité dans le choix de l’élite qui doit être en mesure de relever ces défis et d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de ce chantier démocratique.

Il a relevé que ces élections, qui interviennent quelques mois après le lancement par SM le Roi Mohammed VI du nouveau modèle de développement des provinces du sud, constituent une occasion propice pour choisir une élite capable de répondre aux attentes des citoyens, contribuer à la réalisation du développement global, assumer la responsabilité de défendre les questions d’ordre national et local et d’être au diapason des attentes et des aspirations des populations.

De son côté, Mme Hadhoum Al Fatwaqi, journaliste, a mis en avant l’importance de ces échéances électorales, deuxième du genre depuis l’adoption de la Constitution de 2011, soutenant que l’aboutissement de ces échéances constituera un signal fort à l’adresse des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume et à leur mentors.

Quant à Rachid Ansari, acteur associatif à Boujdour, il a relevé que les habitants de cette province aspirent à l’émergence d’une élite capable de relever les défis qui s’imposent, d’autant plus que ces élections interviennent dans le sillage d’une nouvelle Constitution adoptée par le peuple marocain dans l’espoir de consolider l’édifice démocratique, renforcer le développement, contribuer à la consécration de la bonne gouvernance et de garantir les conditions d’une vie digne dans un Maroc unifié et riche de sa diversité culturelle et sociale.

Quelque 51 listes électorales, totalisant 121 candidats, sont lice pour briguer 9 sièges, répartis sur quatre provinces au niveau de la région de Laâyoune-Sakia-El Hamra dans le cadre des prochaines législatives. Il s’agit de 57 candidats dans la province de Laâyoune, 22 à Tarfaya, 24 à Smara et de 18 à Boujdour.

Dans la province de Laâyoune, ce sont 19 listes électorales qui ont été déposées pour pourvoir trois sièges. Les formations politiques en lice au niveau de cette circonscription sont le Parti de l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le Parti authenticité et modernité (PAM), et le Mouvement populaire (MP).

Sont également en lice le Parti justice et développement (PJD), le Parti du progrès et du socialisme (PPS), le Parti de l’action (PA), la Fédération de la gauche démocratique (FGD), le Mouvement démocratique et social (MDS) et le parti de la Liberté et justice sociale (PLJS).

Il s’agit également du Front des forces démocratiques (FFD), le Parti de l’environnement et du développement durable (PEDD), le Parti des néo-démocrates, le Parti Al Amal, l’Union marocaine pour la démocratie (UMD), le Parti de la Choura et de l’Istqlal, le Parti du Centre social (PCS), le Parti de la société démocratique (PSD), et du Parti démocratique national (PDN).

Selon des données fournies par la wilaya de Laâyoune, le nombre des inscrits sur les listes électorales s’élève à 129.910 personnes. A l’échelle de la province, il sera procédé à l’ouverture de 246 bureaux de vote et de 32 bureaux centraux en vue de permettre à la population locale de s’acquitter de leur devoir national dans les meilleures conditions.

Dans la province de Samara, ce sont 24 candidats, répartis sur 12 listes, qui sont en compétition pour pourvoir 2 sièges. Ces candidats représentent le PAM, Choura et l’Istiqlal, le PJD, le Parti de l’Istiqlal, la FGD, le Parti de l’action, le RNI, l’USFP,le PPS, le PEDD, le FFD et le Parti de l’unité et de la démocratie.

Le nombre des bureaux de vote aménagés dans la province s’élève à 123, dont 12 bureaux centraux.

Quant à la province de Boujdour, elle compte 18 candidats répartis sur 9 listes électorales pour briguer 2 sièges. Ces candidats représentent le PJD, le PAM, RNI, USFP, PPS, PEDD, PI, MP et le PLJS.

Les autorités locales dans la province ont aménagé 91 bureaux de vote, dont 10 bureaux centraux, 7 au niveau de la commune urbaine de Boujdour et 3 dans les communes rurales.

Dans la province de Tarfaya, ce sont 22 candidats (11 listes) qui sont en lice pour briguer 2 sièges. Ces candidats représentent le PJD, le Mouvement pour la démocratie sociale, le parti de la Gauche verte marocain, le parti des Néo-démocrates, l’USFP, le PI, le MP, PPS, PAM et le PEDD.

Selon des statistiques du recensement général de la population de 2014, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra compte une population de 367 mille personnes.
04/10/2016