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Date de mise en ligne : 28 juin 2016

Le Maroc appelle au recensement et à l’enregistrement des réfugiés et personnes déplacées

Intervenant dans le cadre du débat général du segment humanitaire du Conseil Economique et Social des Nations Unies, l’Ambassadeur, Représentant Permanent du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, a appelé au recensement et à l’enregistrement des personnes déplacées.

« Les pays hôtes des réfugiés doivent assumer leurs obligations internationales et permettre l’accès libre et sans entraves aux populations affectées afin de les recenser, les enregistrer et évaluer leurs besoins réels », a-t-il précisé.

L’Ambassadeur Hilale a indiqué que l’efficacité de l’aide humanitaire demeure largement tributaire de l’accès aux populations touchées, afin de permettre leur enregistrement, de quantifier et évaluer leurs besoins réels, ajoutant que l’enregistrement demeure également un outil indispensable de lutter contre le détournement de l’aide humanitaire et de protection des violations des droits de l’Homme des réfugiés.

Le diplomate marocain s’est référé au rapport du Secrétaire général de l’ONU stipulant que le montant des appels inter-institutions coordonnés ne cesse d’augmenter, passant, en 10 ans, de 5,4 à 19,9 milliards de dollars, alors qu’un énorme manque demeure de près de 10 milliards de dollars en 2015. « Ce qui est le plus grand déficit à financer jamais enregistré », a-t-il ajouté.

M. Hilale a souligné que des efforts tangibles devraient être déployés pour remédier à cette situation par les acteurs humanitaires en vue de coordonner leur action, rationaliser les financements et responsabiliser les intervenants.

« Cependant, ces efforts ne pourraient donner leurs fruits s’ils ne sont pas accompagnés d’une évaluation précise et objective des besoins des populations affectées, selon les critères scientifiques arrêtés par les Nations Unies », a affirmé le diplomate marocain.

Il a, par ailleurs, soutenu que « le détournement de l’aide humanitaire, qualifié de violation grave des droits de l’Homme, est un crime répréhensible par le droit international. Car ce crime n’affecte pas uniquement les populations réfugiées dans des camps ou déplacées, mais également la communauté des donateurs et ses contribuables ».

« Il est impératif que la reddition de comptes soit pleinement appliquée dans les cas avérés de détournement de l’aide humanitaire », a-t-il appelé.
28/06/2016