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Date de mise en ligne : 23 juin 2016

Une ONG africaine dénonce les conditions précaires et sans statut des populations des camps de Tindouf

 

L’ONG Africain développement a dénoncé, jeudi devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, les conditions précaires et sans statut des populations vivant dans les camps de Tindouf, en l’absence de tout enregistrement ou recensement.

« Notre organisation est interpellée par la situation intolérable et atypique au regard du droit international qui continue à prévaloir dans cette zone », a affirmé la militante associative sahraouie Amina Laghzal, qui s’exprimait au nom de cette organisation lors d’une réunion du conseil à Genève.

Elle a souligné que la prise en otage de populations entières dans un but politique et la pérennisation d’une telle situation sont « des facteurs qui lui confèrent un caractère hors normes, sans pareille à l’échelle mondiale ».

Ces personnes sont privées de leurs droits à la liberté d’expression, de mouvement et de rassemblement, a fait observer Mme Laghzal, rappelant que de graves violations des droits humains « ont été plusieurs fois dénoncées dans cette même enceinte ». Elle a notamment cité les cas de séquestration, de torture, de disparition forcée, de mariage forcé et d’esclavagisme.

L’ONG a également rappelé qu’en dépit des demandes répétées, l’accès sans restriction à Tindouf n’a jamais été assuré comme en témoigne l’interdiction systématique faite au réseau Euromed d’accéder aux camps pour enquêter sur les violations des droits humains.

Elle a en outre lancé un appel au conseil des droits de l’Homme et aux institutions internationales pour faire pression sur l’Algérie et le polisario afin de lever les restrictions sur la zone fermée des camps de Tindouf et y permettre l’accès des acteurs de défense des droits de l’Homme.

Lundi dernier, deux autres ONG avaient attiré l’attention du conseil sur les pratiques de répression à l’encontre de tous ceux qui osent s’opposer aux thèses séparatistes du polisario dans un climat de totale impunité.

L’ONG Il Cenacolo et l’Agence internationale pour le développement (AIDE) ont ainsi énuméré plusieurs cas de détention arbitraire et disparition forcée en dehors de tout cadre légal, évoquant entre autres le cas de Ahmed Khalil, un haut cadre du polisario .
23/06/2016