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Date de mise en ligne : 14 septembre 2017

Des ONG internationales dénoncent à Genève les violations des droits humains dans les camps de Tindouf

Quatre ONG internationales ont dénoncé, jeudi au Conseil des droits de l’Homme à Genève, les violations flagrantes des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, « où la situation est devenue explosive ».

« Les camps minés par la pauvreté, la misère, l’esclavagisme et l’absence d’horizon pour les jeunes sont aujourd’hui le vivier du terrorisme et des activités criminelles de toutes sortes », ont déploré ces organisations dans une déclaration conjointe lors du débat sur le rapport du Haut-commissaire aux droits de l’Homme.

Il s’agit des ONG Action internationale pour la paix et le développement dans Grands-Lacs (AIPD), le Comité International pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine (CIRAC), ainsi que les organisations Coup de pouce et Chaîne de l’espoir Nord-Sud.

Relevant les conditions de vie dramatiques des familles vivant à Lahmada, la déclaration met l’accent sur la violation de la convention de 1951 par le pays hôte, particulièrement la séparation de familles sahraouies qui veulent intégrer leur mère patrie, le Maroc.

« La mise en place par le pays hôte de barrières pour empêcher tout recensement en violation des droits des populations, d’autant plus que plusieurs nationalités vivent dans ces camps », ont souligné les quatre ONG.

Elles ont affirmé que le moment est venu pour demander au pays hôte, l’Algérie, de respecter toutes les conventions relatives à la protection des réfugiés et de leurs familles. La communauté internationale, ont-elles relevé, doit trouver une solution définitive pour faire cesser cette prise en otage qui a duré 40 années, une situation qui entrave la paix et la sécurité en Afrique.

Au cours de la même séance, l’organisation Victorius Youth Movment a dénoncé l’exploitation des enfants sahraouis dans la propagande de la thèse séparatiste dans certains pays européens, notamment en Espagne, comme en témoigne le programme « vacances en paix ».

Ces colonies de vacances organisées chaque été se transforment en une véritable campagne de désinformation et de collecte de fonds qui profitent en grande partie aux dirigeants du polisario à des fins d’enrichissement personnel, a-t-elle indiqué.
14/09/2017