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Date de mise en ligne : 5 novembre 2016

Ouverture à Laâyoune du festival international de la poésie

Le festival international de la poésie s’est ouvert, vendredi au Palais des congrès de Laâyoune, avec la participation d’une pléiade de poètes, d’universitaires et d’académiciens de différents pays.

Organisée sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI à l’initiative conjointe de la région de Laâyoune-Sakia-El Hamra et l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, cette grand-messe culturelle, axée sur « la poésie soufie et ses modes de fonctionnement », s’inscrit dans le cadre des festivités marquant la célébration du 41è anniversaire de la Glorieuse Marche Verte.

La séance d’ouverture du festival a été marquée par un hommage rendu à l’écrivain et penseur marocain, Abbas Al Jirari, au président du Conseil des Oulémas de Laâyoune, Cheikh Larabass Maelainine et à l’écrivaine chilienne, Libertdad Manque Salinas.

Dans une allocution de circonstance, le président de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, Sidi Hamdi Ould Errachid, a relevé que cette rencontre offre une plate-forme d’échange et de discussion sur des questions et problématiques ayant trait à la situation de la poésie internationale en général, et arabe en particulier.

Il a, par ailleurs, mis en avant l’intérêt porté par la région de Laâyoune-Sakia El Hamra à la promotion de la culture, rappelant, dans ce sens, la signature d’une convention de partenariat et de coopération entre le conseil de la région et le ministère de la culture portant sur l’animation culturelle et artistique et la valorisation du patrimoine hassani en tant que partie intégrante de l’identité culturelle marocaine.

De son côté, le représentant de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), Abdelilah Ben Arafa, a souligné que cette rencontre de deux jours revêt une grande importance dans la mesure où elle coïncide avec la commémoration de l’anniversaire de la Glorieuse Marche Verte, qui a constitué, a-t-il dit, une étape importance sur la voie du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.

Il s’est attardé, par ailleurs, sur l’étymologie et le sens de la poésie soufie, mettant l’accent sur la corrélation solide entre la poésie, le Sahara et le soufisme.

Pour sa part, le président de l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, Omar Sobhi, a insisté sur le rôle de la culture en tant que moyen de préservation et de diffusion des valeurs civilisationnels nobles, et outil de sauvegarde de la mémoire collective, d’intégration, de développement durable et de création de richesses.

Au menu du festival, figurent des séances de réflexion sur « l’expérience spirituelle et la modernité poétique », « la poésie religieuse et ses modes d’usage », « le soufisme et la paix spirituelle », outre des soirées de lectures poétiques.

Les participants à cette rencontre seront gratifiés, par ailleurs, de soirées de chants sahraouis et un concert musical animé par le groupe « Al Qods » de Paris.
04/11/2016