A la une

politique


Date de mise en ligne : 19 février 2017

Pdt d’IMRI: Le retour du Maroc à l’UA est le début d’une nouvelle page dans le processus de relance des relations maroco-africaines

Le retour du Maroc à l’Union africaine (UA) n’est qu’un début d’une nouvelle page dans le processus de relance des relations liant le Royaume à son continent naturel, a affirmé, vendredi soir à Casablanca, le président de l’Institut marocain des relations internationales (IMRI), Jawad Kerdoudi.

  Intervenant lors d’une table ronde sur « L’après retour du Maroc : quelles perspectives pour l’Union africaine », qui a réuni d’éminents experts et universitaires, M. Kerdoudi a souligné que le retour triomphant du Royaume n’est pas une fin en soi mais plutôt le début d’une phase qui impose au Maroc de définir une nouvelle stratégie pour tirer le maximum de fruits de cette victoire.

   Selon le président de l’IMRI, le volet le plus important est l’implication du Royaume dans les institutions de l’UA vu que son absence de l’organisation depuis 33 ans l’a éloigné de cette institution, et a permis aux adversaires de l’intégrité territoriale du pays de dominer ses instances.

   « Il s’agit donc de constituer une véritable task force pour réussir cette implication, en nommant un diplomate aguerri en tant que représentant permanent auprès de cette institution, accompagné de profils hautement qualifiés », a recommandé M. Kerdoudi, notant dans cette optique qu’en raison de l’importance des relations liant le Maroc et l’Afrique, il est opportun de créer au sein du ministère des Affaires étrangères un département chargé des affaires africaines.

   Il a, en outre, insisté sur la nécessité de veiller sur la bonne exécution de tous les projets lancés par SM le Roi Mohammed VI lors des tournées africaines en vue de donner de la confiance à tous les pays africains, relevant que ceci constitue un test pour l’efficacité de l’expertise marocaine.

   Rappelant que certains pays se sont opposés lors du 28è Sommet de l’UA au retour du Maroc au sein de sa famille africaine, dont l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana ou encore le Mozambique, le président de l’IMRI a soutenu que le Maroc devrait continuer à tisser des relations bilatérales même avec les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume.

   Et d’ajouter que la nouvelle page qui s’ouvre au Maroc dans ses relations avec l’Afrique est exaltante et appelle tous les acteurs du pays, notamment le gouvernement, le parlement, les partis politiques et la société civile à agir rapidement et efficacement.

   De son côté, le vice-président de l’IMRI, Abdelhafid Oualalou, a relevé que la stratégie marocaine s’assigne pour objectif d’apporter une valeur ajoutée aux nombreux défis de l’Afrique grâce à l’expertise riche du Royaume.

   Ces défis concernent en premier lieu l’éducation et la formation des jeunes, afin de créer de l’emploi pour une population africaine qui atteindra 2 Milliards d’habitants en 2050, a-t-il expliqué, faisant valoir que le second défi est celui de la sécurité alimentaire.

   Le troisième défi est celui de l’industrialisation, poursuit M. Oualalou, ajoutant que l’Afrique est appelé à passer du modèle de l’exportation des matières premières à celui des produits transformés sur place avant d’être exportés.

   L’insécurité et les changements climatiques sont aussi des défis auxquels l’Afrique se trouve confronté, a-t-il noté, ajoutant que plusieurs pays africains sont affaiblis par des conflits politiques et religieux, outre le terrorisme, tandis que les changements climatiques peuvent frapper durement le continent si des mesures appropriées ne sont pas prises dans les plus brefs délais.

   Crée en 2003 sous forme d’association à but non lucratif, l’IMRI, dont le siège est à Casablanca, a pour vocation l’étude et la recherche en matière de relations internationales. De part ses activités, l’objectif principal de l’Institut est de promouvoir le thème et la problématique des relations internationales à l’intérieur du pays, de valoriser l’image du Maroc à l’international et de contribuer au développement politique, économique et social du Maroc.

18/02/2017