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Date de mise en ligne : 31 janvier 2017

Pdt ROSEVAC: Le retour du Maroc au sein de sa grande famille africaine est ‘’bénéfique pour tout le continent’’

Le retour du Maroc dans le giron de l’Union africaine, acté lundi à Addis-Abeba à l’occasion du 28è Sommet de cette institution, ‘’ne peut être que bénéfique pour tout le continent’’, a affirmé le président du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac), Nicaise Moulombi.

‘’Le retour du Maroc au sein de sa grande famille africaine est une très bonne chose. C’est tout à fait normal que le Royaume retrouve sa place sur la table afin de faire bénéficier les autres pays de son expertise. Ce retour ne peut donc être que bénéfique pour tout le continent’’, a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP.

La réintégration du Royaume au sein de l’UA va ‘’donner une impulsion à ce que nous pensons être urgent en termes de réformes, notamment au niveau du Conseil de paix et de sécurité’’, a-t-il poursuivi.

M. Moulombi, également président de l’Observatoire du développement durable des produits et des services des industries du Gabon (ODDIG), a relevé que le Maroc a aussi ce leadership pour encourager des réformes au niveau de la Commission économique et sociale de l’Union africaine, afin que la question de l’immigration soit définitivement réglée.

‘’Autant que les Africains vont continuer à mourir à la recherche d’un lendemain meilleur dans un environnement européen certain, se serait la preuve que nos pays souffriront d’insuffisances en termes de gouvernance économique, sociale et démocratique’’, a-t-il met en garde, notant que le Royaume, qui a donné un signal fort en ce sens à travers la régularisation massive des immigrés sur son territoire, peut encourager les autres pays à améliorer leurs politiques dans ce domaine.

Par ailleurs, M. Moulombi, évoquant la consolidation de l’unité africaine, a insisté qu’une unité réelle dépendra de la vision que va imprimer le nouveau président de la Commission africaine, lequel ‘’a devant lui de grands défis à relever’’.

Il a cité à cet égard, en particulier, la mise en oeuvre de l’Agenda-2063 de l’Union africaine, ‘’d’où l’intérêt, a-t-il dit, de revoir le Maroc revenir autour de la table car sur le plan de l’industrialisation et de la transformation structurelle de l’économique, le Royaume, bénéficiant de sa position géostratégique entre l’Europe, les Etats-Unis et les pays de l’Afrique au sud du Sahara, peut effectivement impulser ce nouveau mode économique’’.

Les réformes économiques, démocratiques, de gouvernance, des droits de l’Homme et au sein de l’institution panafricaine elle-même, sont aussi autant d’exigence sur lesquelles il va falloir travailler, a-t-il ajouté.

Au sujet des contradicteurs de ce retour triomphal du Maroc au sein de l’UA, M. Moulombi a fait observer que l’Afrique du sud et l’Algérie, qui sont ‘’restés sur les anciens prismes et n’ont pas suivi l’évolution, ne sont pas favorables à ce retour pour des motivations de leadership économique, mais aussi à cause de la rivalité historique de l’ANC et de la question du Sahara’’.

‘’Le monde est en train de se redéfinir et les enjeux se bousculent. Il faut avoir une vision globale et éviter les positionnements et calculs politiciens (…) qui ne mèneront pas à une Afrique prospère’’, a-t-il conclu.
31/01/2017