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Date de mise en ligne : 29 avril 2016

La pertinence du plan d’autonomie pour le règlement du conflit autour du Sahara marocain mise en exergue lors d’une rencontre-débat à Québec

La pertinence du plan d’autonomie dans les provinces du sud présenté par le Royaume pour le règlement définitif du conflit artificiel autour du Sahara marocain, a été mise en exergue, jeudi soir, lors d’une rencontre-débat organisée à l’Université de Laval à Québec, en présence de nombreux membres de la communauté marocaine, d’étudiants africains et québécois.

Organisée par l’Association Marocaine de Québec (AMQ), cette rencontre a été l’occasion de clarifier les tenants et aboutissants de ce conflit factice autour de la marocanité du Sahara ainsi que toutes ses dimensions et ses véritables dessous, et de mettre en évidence la légitimité et la justesse de la première cause nationale sacrée pour tout Marocain.

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc à Ottawa, Mme Nouzha Chekrouni a affirmé que la question du Sahara demeure la cause de tous les Marocains de Tanger à Lagouira et de ceux établis à l’étranger, soulignant que le Royaume a présenté en 2007 l’initiative d’autonomie, qualifiée par la communauté internationale de « sérieuse, crédible et réaliste », pour parvenir à une solution politique négociée et mutuellement acceptable à ce conflit, au moment où les autres parties ont campé sur leurs positions et sont restées attachées au statu quo.

Cette proposition d’autonomie favorablement accueillie, a-t-elle soutenu, accorde de larges prérogatives aux provinces du sud dans le cadre de la souveraineté nationale pour permettre aux populations sahraouies de gérer démocratiquement leurs propres affaires, ajoutant qu’elle constitue une véritable chance historique pour sortir de l’impasse et mettre un terme à un différend qui n’a que trop duré et qui sanctionne économiquement toute la région du Maghreb et hypothèque l’avenir de ses peuples qui aspirent à une intégration économique régionale dans la stabilité et la sécurité.

Au lieu de s’engager dans de véritables négociations, le front polisario et son protecteur algérien continuent de ressasser les mêmes rengaines et de s’accrocher à leurs anciennes thèses devenues désuètes et inapplicables, tout en tentant de véhiculer des contre-vérités pour parvenir à leurs desseins et torpiller tout règlement proposé, en brandissant tantôt la carte des droits de l’Homme tantôt celle de l’exploitation des richesses naturelles au Sahara, a-t-elle dit.

Malgré ces manœuvres pernicieuses pour entraver toute démarche visant à clore définitivement ce différend régional créé de toute pièce autour de la marocanité du Sahara, le Royaume continue d’avancer à pas sûrs sous le leadership et la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la mise en œuvre du plan de la régionalisation avancée dans les provinces du sud, a-t-elle ajouté, mettant en relief les investissements substantiels réalisés par le Maroc dans ces provinces ainsi que le modèle de développement propre à cette région qui lui permettra d’être une plate-forme régionale et un hub de développement socio-économique et humain durable.

A ce propos, elle a fait remarquer que les provinces sahariennes sont placées à un niveau supérieur à la moyenne nationale au niveau des indicateurs du développement humain.
les chimériques visées hégémonistes et ambitions géopolitiques de l’Algérie dans la région ainsi que son soutien continu et inconditionnel aux séparatistes en vue de porter atteinte aux intérêts suprêmes du Maroc, Mme l’ambassadeur a indiqué que le discours historique prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors du sommet Maroc-Conseil de Coopération du Golfe (CCG) à Ryad, avec un ton à la fois ferme et franc, a envoyé des « signaux forts » et des « messages clairs » aux ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume et à toutes les parties qui veulent attenter à sa souveraineté et son unité nationales et à sa stabilité.

Elle a, par ailleurs, précisé que le Maroc a réalisé de grandes avancées dans tous les domaines depuis l’intronisation du Souverain à même d’ériger le Royaume, un havre de paix et de stabilité, en un modèle à suivre dans la région, dont certains pays sont toujours aux prises avec les soubresauts du Printemps arabe.

Et Mme Chekrouni de conclure qu’en dépit des allégations fallacieuses des adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc, non négociable et indivisible, et de leur obstination à faire perdurer ce différend au grand dam des populations du Maghreb qui aspirent à davantage d’intégration, de progrès et de prospérité, « le Maroc restera dans son Sahara et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps ».

De son côté, M. Jean-Louis Roy, politologue et Président de « Partenariat International » a indiqué que l’année 2007 a été une année marquante dans le conflit du Sahara avec la présentation par le Maroc de l’initiative d’autonomie, une proposition « louable » et saluée par la communauté internationale, estimant que cette initiative doit être acceptée par les autres parties pour résoudre cette question hypothéquant l’avenir de toute la région qui fait désormais face à plusieurs défis (immigration, terrorisme, trafic d’armes et traite d’êtres humains…).

Dans ce sens, M. Roy a souligné que l’initiative marocaine tend à créer les conditions d’un processus de dialogue et de négociation débouchant sur une solution politique mutuellement acceptable à un conflit qui dure depuis quatre décennies et ainsi mettre fin à l’impasse actuelle, ajoutant que ce différend ne fait qu’aggraver la situation d’insécurité dans les régions sahélo-saharienne et maghrébine.

Mettant en exergue les efforts considérables réalisés par le Maroc pour la résolution de ce conflit, M. Roy a aussi salué les actions inlassables menées par le Royaume pour la promotion et la protection des droits humains dans le pays, son ouverture et son interaction en continu avec le système onusien des droits de l’Homme et le mécanisme des procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme, comme en témoignent les diverses visites effectuées par plusieurs responsables et rapporteurs onusiens dans les provinces sahariennes.

Le conférencier a, d’autre part, salué le rôle « premier et unique » joué par le Maroc sur le continent africain, notamment à travers les investissements réalisés dans plusieurs pays d’Afrique et l’implantation de plusieurs sociétés marocaines opérant dans différents secteurs.

Cette dynamique de présence, de partenariat et d’investissement en terre africaine fait du Royaume un « grand partenaire économique » des pays du continent dans le cadre de la coopération sud-sud prônée par le Maroc, a-t-il souligné.
début de cette rencontre, l’assistance a suivi la projection du film documentaire « Polisario : L’identité d’un front », du réalisateur Hassan El Bouharrouti, qui retrace l’histoire du conflit artificiel autour du Sahara marocain et met à nu l’implication avérée de l’Algérie dans l’enlisement de ce différend régional.
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DNES: Hassan EL AMRI
29/04/2016