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Date de mise en ligne : 9 octobre 2017

Des pétitionnaires insistent à l’ONU sur l’urgence du règlement de la question du Sahara et vantent le « sérieux » du plan d’autonomie

Des pétitionnaires ont insisté, jeudi devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, sur l’urgence du règlement de la question du Sahara, et souligné le caractère « sérieux » du plan marocain d’autonomie comme solution favorisant la paix et le développement socio-économique dans la région.

Intervenant à cette occasion, José Maria Gil Garre, co-directeur de l’Observatoire de la sécurité internationale, a mis en garde contre les risques sécuritaires et la menace que représentent les groupes terroristes qui opèrent dans la région du sahel, appelant à œuvrer pour sortir de l’impasse actuelle et à progresser sur la voie d’une solution définitive.

Pour cet expert international, « le Maroc, en proposant le plan d’autonomie, a pris un engagement sérieux auprès de la Communauté internationale, en faveur de la paix et du développement social, économique et culturel de la région », notant que la mise en œuvre du plan d’autonomie « est le meilleur moyen pour endiguer la menace terroriste et mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré ».

Déplorant l’attitude du Polisario qui ne cesse d’agiter la menace du recours aux armes, le chef de l’Observatoire de la sécurité internationale a souligné que les dérapages du polisario se veulent « une invitation au terrorisme djihadiste à intensifier sa présence dans la région, ce qui accentue la menace non seulement pour le Maroc ou l’Algérie, mais aussi pour le continent européen et la sécurité internationale ».

Et le chercheur latino-américain de rappeler que le mode opératoire des groupes séparatistes au Sahara, lors des événements de Gedim Izik, ayant fait 11 morts parmi les forces de l’ordre, avec mutilation et profanation des cadavres, ressemble à celui des groupes terroristes en Syrie et en Irak.

De son côté, l’académicien argentin Paplo Zardini a dénoncé devant les membres de la Commission la désinformation abjecte dont use le Polisario et son mentor l’Algérie au sujet de la question de l’exploitation des ressources naturelles au Sahara pour bloquer le processus politique visant à parvenir à une solution définitive à ce conflit.

« Le Polisario, soutenu par ses mentors algériens, mène une vraie campagne de désinformation auprès des organisations internationales sur cette question, alors que les provinces du sud constituent une continuité territoriale du sol marocain et historiquement, le Royaume y a exercé depuis toujours sa souveraineté conformément au droit international, indépendamment des intérêts politiques qui motivent la direction du Polisario et ses alliés », a-t-il affirmé.

Evoquant les efforts entrepris par la Maroc pour le développement socio-économique des provinces du sud, l’économiste argentin a évoqué dans ce cadre le nouveau modèle de développement instauré dans les provinces du Sud, en 2015, pour un budget global de 7,8 milliards de dollars, et qui touche les secteurs de l’économie, dans le but de créer 120.000 emplois et développer des projets à forte valeur ajoutée.

La 72ème session de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’Onu a été marquée par des pétitions ayant mis à nu les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf et le détournement par les dirigeants du Polisario des aides humanitaires destinées aux populations séquestrées dans ce territoire algérien, et mis en avant la pertinence du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour résoudre définitivement le conflit autour du Sahara marocain.
07/10/2017