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Date de mise en ligne : 24 décembre 2018

« Le projet d’autonomie : Processus de la réconciliation et de l’édification maghrébine », thème d’une rencontre à Essaouira

« Le projet d’autonomie : Processus de la réconciliation et de l’édification maghrébine’ » est le thème d’une rencontre nationale, la 4è du genre, organisée samedi à Dar Souiri à Essaouira, en présence d’une brochette d’intellectuels, de chercheurs, d’académiciens et d’acteurs associatifs.

Initiée par le Forum Marocain International pour la Défense de l’Intégrité territoriale, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme annuel établi par ledit Forum, et intervient en interaction avec le discours Royal prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion du 43è anniversaire de la Glorieuse Marche Verte.

Cette rencontre, qui met en lumière également le rôle joué par la société civile pour établir et renforcer les passerelles de communication entre les peuples marocain et algérien, se fixe pour mission de consolider l’importance de la diplomatie parallèle pour la société civile, tout en renforçant les capacités des acteurs associatifs, et de mettre à leur disposition l’ensemble des mécanismes adéquats et nécessaires pour mener les plaidoiries et contribuer efficacement à la défense de la première cause nationale.

Elle sert également d’occasion pour mettre en relief le rôle que peuvent jouer les rapatriés des camps de la honte à Tindouf sur le sol algérien, pour mettre à nu toutes les manœuvres ourdies auxquelles se livrent les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Dans une allocution de circonstance, le président du Forum Marocain International pour la Défense de l’intégrité Territoriale, M. Ahfid El Yamani, s’est félicité de la tenue de cette rencontre, rappelant que son association est tellement fière et honorée d’avoir vu le jour dans la cité des alizés et d’y avoir un siège, ce qui illustre clairement la place de choix qu’occupe cette ville dans le cœur de l’ensemble des Marocains ainsi que le rôle qu’elle avait joué par le passé comme ‘’extension historique’’ vers les tribus sahraouies.

Dans la foulée, il a indiqué que la ville dispose d’une série de Zaouia qui se veulent l’extension naturelle de ces tribus, outre le fait qu’elle a toujours servi d’espace de coexistence et de tolérance qui font sa fierté et sa singularité, faisant savoir que cette 4è rencontre nationale cadre parfaitement avec le contenu du discours Royal prononcé par le Souverain à l’occasion de l’anniversaire de la Marche Verte et dans lequel Sa Majesté le Roi a plaidé en faveur de la réédification de l’Union Maghrébine et de l’ouverture des canaux de communication avec le voisin de l’Est.

M. El Yamani a, en outre, mis l’accent sur l’importance de cette rencontre et la pertinence du thème choisi, émettant le vœu de voir ce conclave déboucher sur une série de conclusions et de recommandations, à même de servir de « feuille de route » pour l’édification d’un partenariat solide entre la diplomatie officielle et celle parallèle pour parvenir à la réconciliation et à la construction maghrébine tant souhaitée.

De son côté, Hmada El Bihi, chercheur et président de la ligue du Sahara pour la démocratie et les droits de l’Homme, a indiqué que cette rencontre est un rendez-vous annuel pour échanger les points de vue et les idées avec les différents acteurs de la société, autour des derniers développements de la question nationale.

 »Notre conviction est ultime qu’il ne pourrait y avoir de solution au conflit artificiel autour du Sahara marocain en dehors du projet d’autonomie des provinces du sud sous souveraineté du Maroc », a-t-il dit, notant que ce projet a été qualifié par la communauté internationale de juste, sérieux et réaliste.

Et de poursuivre qu’il est temps pour l’Algérie d’assumer pleinement sa responsabilité par rapport aux exactions et violations flagrantes des droits de l’homme les plus élémentaires dont sont victimes les Marocains séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf.

« L’Algérie doit, aussi, pleinement assumer sa responsabilité et s’impliquer aux côtés de la communauté internationale pour trouver une solution pacifique et réaliste à ce différend qui n’a que trop duré », a-t-il dit.

Abdelmajid Belghazal, chercheur et expert en affaires sahariennes, a donné un aperçu historique détaillé sur ce conflit monté de toutes pièces par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, avec un focus sur les évolutions récentes que connaît ce dossier au prisme des changements géopolitiques et géostratégiques enregistrés à l’échelle internationale comme au plan régional.

Et de faire remarquer que la rencontre d’Essaouira se tient dans un contexte bien précis marqué par une série d’enjeux et de grands défis, notant qu’elle intervient après la première table ronde tenue à Genève et l’appel lancé par Sa Majesté le Roi à l’Algérie pour l’établissement d’un dialogue et l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Après avoir mis en avant les efforts de développement menés par le Maroc à tous les niveaux pour un progrès durable et intégré de ses provinces du Sud, dans le cadre des grandes réformes engagées sur la voie de la démocratie, M. Belghazal a mis l’accent aussi sur l’engagement constant du Royaume pour l’édification d’un Maghreb Arabe uni en tant qu’espace d’intégration économique au service de la paix, de la stabilité et de la prospérité partagées notamment face aux enjeux liés à la pauvreté, à la vulnérabilité et aux menaces sécuritaires qu’impose la région du Sahel.

M. Mahjoub Salek, coordinateur du mouvement sahraoui « Khat Chahid » au sein du pseudo polisario et ex-fondateur de cette entité fantoche, a mis l’accent, quant à lui, sur les conditions inhumaines et désastreuses dans lesquelles vivent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, notant que la marocanité des sahraouis ne peut en aucun cas faire l’objet de surenchères car, il s’agit d’une réalité irréversible.

« Il est temps de mettre un terme aux souffrances de nos frères séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf, et de faire montre ensemble d’un sens élevé de responsabilité face à ce conflit qui n’a que trop duré et qui a causé des drames au sein des familles sahraouies », a-t-il déploré, précisant que le projet de construction d’un Maghreb arabe Uni et homogène est bloqué depuis des années à cause de ce différend artificiel.
 23/12/2018