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Date de mise en ligne : 25 avril 2016

Une rencontre nationale à Marrakech met en exergue le rôle de la diplomatie parallèle dans la défense de la marocanité du Sahara

Des magistrats, des académiciens et des militants des droits de l’Homme ont mis en exergue, samedi à Marrakech, le rôle de la diplomatie parallèle dans la défense des causes nationales, dont la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

Les participants à cette rencontre nationale, organisée par le Bureau régional de l’Amicale Hassania des magistrats à Marrakech, sous le thème « le rôle de la diplomatie parallèle dans la défense de la marocanité du Sahara », ont relevé que la diplomatie parallèle est appelée à jouer un rôle de premier plan eu égard aux capacités de persuasion dont elle est dotée.

Le président du Bureau central de l’Amicale Hassania des magistrats a relevé l’engagement des magistrats sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI pour la défense des causes nationales, dont la question de l’intégrité territoriale.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général de l’Amicale, Abdelaziz Ouakidi, il a passé en revue les différentes initiatives du Royaume pour mettre fin au conflit artificiel autour du Sahara marocain, notamment à travers le plan d’autonomie proposé par le Maroc et qui bénéficie du soutien de la communauté internationale.

Il a en outre, appelé à la vigilance, à la mobilisation et au soutien de la diplomatie officielle pour faire face aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Le président du Bureau régional de l’Amicale Hassania des magistrats à Marrakech, Abdelhak Ennaâm, a, pour sa part, relevé la mobilisation des magistrats pour la défense de l’intégrité territoriale aux niveaux national et international à travers l’adhésion de l’Amicale aux organisations de défense des droits de l’Homme et aux organisations judiciaires.

La conjoncture actuelle, notamment suite aux propos partiaux du secrétaire général des Nations Unies, requiert une mobilisation générale pour défendre la marocanité du Sahara, qui constitue une cause de tous les Marocains quelle que soit leur appartenance.

De son côté, le vice-président du Bureau central de l’Amicale, Mohamed Khadraoui, a abordé la contribution de la justice à l’unité du Royaume, mettant l’accent sur la nécessité de mettre en place un plan stratégique clair pour les associations professionnelles judiciaires et de renouveler les outils de travail et de communication sans omettre les nouvelles technologies et leur rôle dans la défense de l’intégrité territoriale du Royaume.

Dans un exposé intitulé « la question du Sahara marocain à la lumière du Droit international », le doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Marrakech, Youssef El Bouhairi, a abordé la situation des séquestrés dans les camps de Tindouf à la lumière du Droit humanitaire et le détournement par le Polisario et l’Algérie des aides humanitaires destinées à ces civils. Il a également exposé les mécanismes de poursuite pénale devant la justice internationale des personnes qui violent les droits de ces civils.

Les autres intervenants ont mis en relief le rôle du Parlement dans la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, appelant à renforcer les compétences de ceux qui sont en première ligne pour défendre « notre cause national », et à adopter une stratégie offensive pour défendre l’intégrité territoriale tout en tirant profit des changements politiques extérieurs.

Cette rencontre, marquée par un hommage rendu à plusieurs magistrats partis en retraite ainsi qu’aux femmes magistrats de Marrakech, s’inscrit dans le cadre du programme culturel de l’Amicale Hassania des magistrats.
23/04/2016