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Date de mise en ligne : 30 avril 2016

Sahara marocain : les débats au sein du CS ont éclairé la stratégie de Ban Ki-moon visant à porter atteinte aux intérêts du Maroc

Les débats qui ont accompagné le vote par le Conseil de sécurité de la résolution d’avril sur le Sahara ont éclairé d’un nouveau jour la stratégie choisie par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour porter atteinte aux intérêts du Maroc et favoriser davantage la piste séparatiste, souligne le politologue Mustapha Tossa.

« Les débats internes et les formulations de la résolution ont démontré que ce choix n’était pas une lubie exclusive et passagère à Ban Ki-Moon qui aurait voulu accomplir un geste d’éclat avant son départ de ses fonctions », relève M. Tossa dans un article publié samedi sur le site d’information français « Atlasinfo ».

Il a, à cet égard, rappelé que lorsqu’en visitant l’Algérie et ses camps de séquestrés à Tindouf, le secrétaire général de l’ONU avait balancé sa violente charge contre le Maroc en utilisant le mot « occupation » et en levant le « V » de la victoire après s’être incliné devant le fanion de la fantomatique république sahraouie, l’homme n’était pas ce candide ignorant tombé subitement victime d’un sentimentalisme spontané, relevant qu’il était en service commandé pour accomplir un dessein, celui de changer le cadre et les termes de la grande négociation onusienne sur le Sahara marocain pour lui donner une autre issue que celle que propose le Maroc, une autonomie renforcée dans le cadre de la souveraineté marocaine.

« La diplomatie marocaine l’avait vite compris. D’où cette mobilisation politique et populaire qui avait surpris le monde par son ampleur et sa spontanéité », a-t-il encore dit, mettant en exergue « le courageux diagnostic » fait par SM le Roi Mohammed VI qui parle ouvertement de complots visant à dépecer le Maroc et à casser sa stabilité.

« Face à une vraie tentative de déstabilisation du Royaume savamment ourdie à New York, dont le mois d’avril et l’ONU étaient le timing et le théâtre, le Maroc est parvenu à éviter le pire et à garder un statu quo susceptible de lui donner le temps et la marge de manœuvre pour déployer sa contre offensive », explique l’auteur de l’article, faisant observer que le Royaume est parvenu à ce résultat grâce à la mobilisation de ses amis et alliés.
Paris et Madrid, aidées en cela par des pays arabes et africains, ont joué un rôle d’indéniables remparts pour arrêter cette tentative, note l’auteur de l’article qui souligne que le Royaume est appelé à continuer à mobiliser aussi en interne qu’à international pour défendre son intégrité territoriale face au « mercenariat » du chaos et de la déstabilisation.
30/4/2016