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Date de mise en ligne : 24 décembre 2018

 Sahara marocain: le Maroc scelle l’adhésion de la communauté internationale

 L’année 2018 a été celle de tous les succès pour le Maroc, sous le leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en ce sens que le Royaume a réussi à sceller l’adhésion de la communauté internationale à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie comme solution définitive au différend régional autour du Sahara marocain.

Cette adhésion s’est manifestée notamment auprès des grandes capitales et aux Nations-Unies au niveau du Conseil de sécurité, et au niveau des travaux de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, outre les succès inédits réalisés au niveau du Comité spécial des 24 (C24) avec la participation historique et pour la première fois des élus des provinces du Sud au séminaire régional de cet organe, tenu à Grenade du 9 au 11 mai dernier, ainsi qu’à la session principale de ce Comité, organisée à New York, durant le mois de juin.

Ce succès des efforts diplomatiques du Royaume s’est aussi manifesté à travers la Table ronde de Genève, marquée par la participation, pour la première fois, de l’Algérie en tant que partie principale au processus politique concernant le Sahara marocain, et ce conformément à la résolution 2440 du Conseil de sécurité.

En octobre dernier, l’examen de la question du Sahara marocain au niveau de la 4ème Commission s’est achevé par l’adoption d’une résolution réitérant son soutien au processus politique mené sous les auspices exclusifs de l’ONU, afin de parvenir à « une solution politique, réaliste, pragmatique et durable qui repose sur le compromis ». Cette même résolution a été, par la suite, adoptée sans vote par l’Assemblée générale des Nations-Unies, début décembre.

Les délibérations de la Commission ont été marquées, encore une fois cette année, par l’appui fort et multiforme témoigné par la communauté internationale au plan d’autonomie dans les provinces du Sud et à l’intégrité territoriale, une et indivisible, du Royaume.

Ce soutien international, qui a résonné dans les halls des Nations-Unies, s’est, en effet, distingué par le caractère unanime de son adhésion à la souveraineté irréfragable du Maroc sur l’ensemble du territoire national, tout en saluant le développement, le progrès et la prospérité que connaissent les provinces du Sud, dans le cadre d’une démarche éminemment citoyenne et démocratique permettant aux populations de cette partie du Royaume de s’approprier leur destin et d’être partie agissante dans la définition des orientations stratégiques non seulement de leur région, mais également de celle de la patrie.

Le caractère démocratique des élections dans les provinces du Sud a été mis en relief, lors de ce conclave, au même titre que la légitimité des élus des provinces du Sud, qui sont les vrais représentants des populations de cette partie du Royaume.

Qu’ils soient pétitionnaires, représentants des Etats, ou encore des groupements régionaux, les différents intervenants des pays d’Afrique, du monde arabe, de l’Union européenne, des Caraïbes, d’Amérique latine, et même ceux du Pacifique se sont succédé sur le podium de la 4ème Commission pour insister sur la nécessité de s’inspirer des recommandations du Conseil de sécurité contenues dans la résolution 2414 qui demandent à toutes les parties, particulièrement l’Algérie, de s’impliquer de bonne foi dans le processus politique, sous l’égide du Secrétaire général des Nations-Unies, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, afin de parvenir à « une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis » à ce différend régional.

Au niveau du C24, l’année 2018 a connu la participation, pour la première fois aux travaux de cette instance onusienne, des élus du Sahara marocain, en l’occurrence M. Mhamed Abba, vice-président de la région Laâyoune-Sakia Al Hamra, et Mme Ghalla Bahiya, vice-présidente de la région Dakhla-Oued Eddahab, en tant que représentants légitimes et démocratiquement élus des populations de cette partie du Royaume.

La participation des élus du Sahara marocain s’est également illustrée à la Table ronde de Genève, le 5 et 6 décembre, par la présence, au sein de la délégation marocaine, de MM. Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab, et Mme Fatima Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de Smara, en tant que représentants démocratiquement élus par les populations du Sahara marocain.

A l’issue de cette Table ronde, le Maroc a réaffirmé sa disposition à travailler avec l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, M. Horst Koehler, pour la préparation des prochaines échéances « avec la même sérénité, le même esprit positif et le même référentiel clair ».

De son côté, M. Kohler a estimé que cette rencontre marque « un pas important vers un processus politique renouvelé pour l’avenir du Sahara » marocain.

« J’ai hâte d’inviter les délégations à une deuxième table ronde au premier trimestre de 2019″, a dit l’Envoyé onusien, en se disant convaincu qu' »une solution pacifique à ce conflit est possible ».
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Par Naoufal Enhari
23/12/2018