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Date de mise en ligne : 11 décembre 2016

The Hill : L’Afrique, un espace d’expression d’un partenariat multiforme entre le Maroc et l’Administration Trump

L’Afrique, avec ses défis socio-économiques et en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme qui sévissent dans différentes contrées du continent, constitue un espace d’expression d’un partenariat multiforme entre le Maroc et l’Administration Trump, écrit samedi la gazette du Congrès des Etats-Unis, The Hill, dans une analyse intitulée : »La politique étrangère US devrait initier une dynamique d’engagement avec les pays africains”.

« L’Afrique, qui fait face à de graves problèmes socio-économiques à tel point que certaines contrées du continent sont devenues des sanctuaires pour les réseaux terroristes internationaux, se trouve aujourd’hui sous la menace de ce fléau qui prend pour cible la quiétude des populations africaines, et met en péril les intérêts nationaux de pays lointains, y compris ceux des Etats-Unis d’Amérique”, explique cette analyse signée Ahmed Charai, éditeur et membre du conseil d’administration de plusieurs think tanks américains.

Selon le National Counterterrorism Center (NCTC), qui est le principal organisme américain en charge d’intégrer et d’analyser les renseignements en matière de terrorisme acquis par le gouvernement US, “parmi 18 branches du groupe terroriste dénommé +état islamique+, considérées comme étant pleinement opérationnelles par le NCTC, pas moins de huit (8) sont implantées en Afrique”, note l’auteur de l’analyse, ajoutant que dans sa dernière édition, le Global Terrorism Index, “le groupe terroriste le plus meurtrier, de par le volume de ses actes terroristes, est bel et bien Boko Haram, qui sévit au Nigéria”.

“Ces menaces claires sur un continent souffrant par exemple de la sécheresse en Somalie et à travers l’Afrique de l’est, des dictatures et de la corruption, génèrent des Etats faibles qui se révèlent être des cibles commodes pour les opérations jihadistes”, fait observer The Hill, qui pointe du doigt à titre d’exemple le Zimbabwe, où le président Robert Mugabe “continue de terroriser son propre peuple”.

La publication américaine note, par contre, que d’autres parties de l’Afrique “figurent parmi les points les plus lumineux au monde”, en citant le Banque mondiale selon laquelle six des treize pays ayant le meilleur taux de croissance au monde se trouvent en Afrique. “Ces tendances positives, fait remarquer l’analyse, sont visibles dans des démocraties telles que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Nigéria, qui tous figurent parmi un bloc pro-américain qui s’étend au nord vers le Maroc, qui a toujours été aux côtés des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme”.

“Sa Majesté le Roi Mohammed VI a, dans ce cadre, mis en oeuvre une stratégie de lutte contre l’extrémisme violent qui est fondamentalement liée au développement socio-économique dans le continent africain”, relève The Hill, en soulignant que la stratégie Royale insiste, dans sa démarche holistique, “à poursuivre ces deux objectifs d’une manière immanquablement liée”.

Les organisations régionales sur le continent, telle que l’Union africaine, se trouvent, aujourd’hui, revigorées après plusieurs décennies de gel dû à la guerre froide, grâce à ces Etats africains, comme le Maroc, qui impriment une nouvelle marque de leadership dans leur projection sur le continent.
10/12/2016