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Date de mise en ligne : 19 février 2017

Think-tank sud-africain: Le retour du Maroc au sein de l’UA, couronnement de la politique d’ouverture du Royaume sur l’Afrique

La réintégration du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) est le couronnement d’un long processus d’ouverture conduit avec sagesse par le Royaume sur le continent, estime l’Afro-Middle East Center (AMEC), un think-tank sud-africain spécialisé dans les études africaines et moyen-orientales.

Dans le cadre de ce processus d’ouverture, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a effectué des tournées dans plusieurs pays du continent, avec lesquels le Royaume a conclu une multitude d’accords et conventions de coopération, indique le think-tank dans une analyse consacrée au rôle du Maroc en Afrique à la lumière de son retour au sein de l’UA.

Les tournées Royales ont permis le raffermissement des relations du Maroc avec les pays du continent, en particulier avec des nations influentes comme le Nigeria, observe le centre.

Soulignant que l’écrasante majorité des pays membres de l’UA a voté en faveur du retour du Maroc au sein de l’organisation continentale lors du 28è sommet, tenu récemment à Addis-Abeba (Ethiopie), l’AMEC a mis en valeur le rôle de plus en plus important que le Maroc joue sur la scène africaine notamment dans les domaines de développement économique et de lutte contre le terrorisme.

Sur le plan économique, les relations de partenariat tissées durant les dernières années par le Maroc avec les pays d’Afrique subsaharienne ont fait de cette région un marché d’une grande importance stratégique pour le Royaume, indique le centre de recherche, soulignant que cette importance s’est affirmée depuis la crise financière internationale de 2008.

Depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône, le Maroc s’est orienté de plus en plus vers un renforcement de ses relations économiques et commerciales avec l’Afrique dans un le cadre d’un partenariat sud-sud novateur, poursuit la même source, soulignant que ce choix a permis au Maroc de multiplier par 10 ses échanges commerciaux avec l’Afrique subsaharienne.

Cette politique a également favorisé une importante hausse des investissements marocains directs dans le contient, souligne le centre, relevant que cette expansion économique s’est traduite par un renforcement de l’influence diplomatique du Maroc dans le continent, une situation qui traduit aussi la présence de plus en plus remarquée du Royaume dans les institutions et les organisations multilatérales.

Dans cette même veine, le think-tank sud-africain a mis en avant l’important rôle que joue le Maroc dans le règlement des conflits dans le monde, un rôle devenu une composante importante de la politique étrangère du Royaume.

L’AMEC cite, dans ce contexte, la précieuse contribution du Maroc aux efforts visant le règlement de plusieurs conflits en Afrique, notamment en Libye.

Cette projection internationale et continentale du Maroc a, ainsi, permis au Royaume de recouvrer son siège au sein de l’UA avec le soutien d’une écrasante majorité des pays membres, poursuit la même source.

Analysant l’impact du retour du Maroc au sein de l’UA sur la question du Sahara marocain, l’AMEC souligne que ce retour devra affaiblir la position des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume.

 Pas moins de 28 pays membres de l’UA avaient déjà appelé officiellement à l’expulsion de la fantomatique rasd de l’organisation continentale, rappelle le think-tank, soulignant que l’influence des principaux soutiens de cette entité, en l’occurrence l’Algérie et l’Afrique du Sud, s’affaiblira davantage avec le retour du Maroc au sein de l’UA.

Le centre sud-africain revient, dans ce contexte, sur le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 pour régler, sous sa souveraineté, ce conflit crée autour de son intégrité territoriale.

Le plan jouit déjà du soutien des principales puissances mondiales dont les Etats-Unis, la France et l’Espagne, qui considèrent le plan comme une initiative sérieuse et crédible, indique l’Afro-Middle East center, soulignant que le plan offre une base solide pour le règlement de la question du Sahara.

  Le Maroc, qui jouera désormais un rôle clef au sein de l’UA, bénéficiera de l’écoute attentive de ses partenaires africains sur cette question précise, ajoute le think-tank, rappelant l’important effort de développement déployés par le Maroc pour le développement de ses provinces du sud.

   Le centre cite, dans ce contexte, l’ambitieux projet de régionalisation avancée amorcé par le Maroc.

   Rappelant que de nombreux pays avaient déjà retiré leur reconnaissance de la fantomatique rasd, l’AMEC souligne que l’expulsion de cette entité de l’UA requiert le soutien de seulement 36 pays membres.

   Trente-et-un pays sont déjà en faveur de cette initiative, conclut le centre sud-africain.
17/02/2017