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Date de mise en ligne : 20 novembre 2016

Les violations systématiques des droits humains par le polisario dénoncées à Barcelone

Les violations systématiques des droits humains par le polisario et le calvaire vécu au quotidien par les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, ont été dénoncés, vendredi à Barcelone, par des acteurs associatifs espagnols et marocains.

S’exprimant lors d’une conférence de presse dans la capitale catalane, le président de l’ONG espagnole Forum Canario-Sahraoui (FOCASA), Miguel Ortiz, a d’emblée appelé à mettre fin de manière immédiate aux souffrances des séquestrées dans les camps de Tindouf, théâtre de violations systématiques des droits les plus élémentaires des populations sahraouies.

Il a déploré « la désolation, le désespoir et la privation » qui règnent dans les camps de Lahmada où la la direction du polisario impose une dictature terrible aux Sahraouis séquestrés qui vivent dans des conditions inhumaines.

Il a regretté, dans le même sens, le détournement par les dirigeants du polisario de l’aide humanitaire internationale destinée aux camps de Tindouf pour atténuer les souffrances de la population retenue contre son gré dans ce territoire algérien, ainsi que l’absence de liberté d’expression dans les camps et les disparitions forcées dont sont victimes même des dirigeants de ce front.

M. Ortiz s’est félicité, par ailleurs, de la réouverture mardi dernier par l’Audience nationale espagnole des poursuites pénales pour « génocide et crimes contre l’humanité » contre le chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali.

Pour sa part, le président de l’Association des portés disparus au polisario (APDP), Dahi Agaui, a rappelé qu’il a lui-même subi toute sorte de torture dans les geôles du polisario dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.

Il a relevé que l’ensemble des victimes des exactions des milices du polisario souhaitent que l’actuel chef des séparatistes, le dénommé Brahim Ghali, soit arrêté afin qu’il réponde des crimes contre l’humanité qu’il a commis contre plusieurs Sahraouis innocents.

Cette conférence de presse a été l’occasion aussi d’évoquer plusieurs cas de Sahraouis victimes des violations des droits de l’Homme commis par les tortionnaires du polisario dans les camps de Tindouf au vu et au su du régime algérien.

Khadijatou Ahmed Mohamed, l’une des nombreuses victimes de ces exactions, a mis l’accent sur les violations systématiques perpétrées par la direction des séparatistes notamment contre les femmes.

Khadijatou, qui a vécu dans sa propre chaire ces violations, a indiqué que les injustices commises quotidiennement dans les camps de Tindouf sont étouffées par le polisario, rappelant qu’elle a été victime de la barbarie humaine d’un haut dirigeant des séparatistes.

Khadijatou assure que son cas n’est pas isolé, précisant que plusieurs femmes sont violées ou sont victimes de harcèlement sexuel dans les camps de Tindouf en territoire algérien.

La jeune Khadijatou avait déposé en 2013 une plainte en Espagne contre Brahim Ghali pour viol. Elle aurait été violée en 2010 par l’actuel chef des séparatistes du temps où ce dernier officiait en tant qu' »ambassadeur du polisario à Alger ».

Le cas d’une autre victime des violations du polisario a été évoqué aussi, à savoir celui de Rachid Ahmed Khalil, qui a décliné, à la dernière minute, l’invitation de prendre part à cette conférence de presse de peur des représailles que pourrait subir sa famille qui réside en Algérie.

Le père de Rachid, qui occupait le poste de conseiller en droits humains auprès de l’ex-chef du polisario, Mohamed Abdelaziz, a été victime de disparition forcée.
19/11/2016