Dakhla célèbre la journée mondiale de la poésie et rend hommage à « Al Khayma »

Le  »Forum Patrimoine et Créativité » a organisé, samedi à Dakhla, une soirée poétique inédite, le temps de célébrer la place d’Al Khayma (tente) dans la poésie, à travers sa dimension esthétique et son rôle social.

Placée sous le signe « la créativité poétique au service de la préservation du legs culturel », cette rencontre a été initiée dans la cadre de la célébration de la journée mondiale de la poésie.

Ponctuée par la présence d’un aréopage de personnalités de différents horizons, cet événement a été l’occasion de mettre l’accent sur l’importance de la promotion de la poésie et de la symbolique de la tente (Al Khayma) comme composante fondamentale de la culture hassanie, ainsi que de la célébration des poètes qui veillent, via leurs textes et recueils poétiques, à pérenniser ce patrimoine ancestral et à assurer sa transmission aux générations montantes.

Dans une allocution de circonstance, le directeur régional de la culture de Dakhla-Oued Eddahab, Mamoun El Boukhari, a adressé ses vives félicitations aux poètes présents à l’occasion de la journée mondiale de la poésie, avant de souligner l’importance de ce genre littéraire et sa place singulière dans la culture hassanie.

Il a, en outre, loué les efforts inlassables déployés par la société civile à Dakhla pour l’enrichissement de la scène culturelle et artistique locale, à travers l’organisation de ce genre d’événements culturels et littéraires.

De son côté, la présidente du « Forum Patrimoine et Créativité », Maymouna Essayed, a relevé que l’organisation de cette rencontre traduit l’ambition pérenne de ladite association de préserver le patrimoine culturel hassani et de contribuer au renforcement et au rayonnement de la scène culturelle à Dakhla.

Et de poursuivre que le choix d’Al Khayma, cette année, trouve sa justification dans la valeur symbolique indéniable que revêt cette composante civilisationnelle et socioculturelle dans la mémoire collective locale.

Lui emboîtant le pas, le président de la Ligue de la poésie hassanie, Abdellah Erabani, a salué le choix d’Al Khayma comme thématique de cette soirée poétique et ce, compte tenu de la symbolique qu’elle incarne dans l’imaginaire des poètes hassanis, mais aussi en tant que composante indispensable dans le quotidien des Sahraouis au niveau des provinces du sud du Royaume.

L’assistance a été également conviée à découvrir et à apprécier une série de poèmes arabes et hassanis, le temps de mettre en avant l’importance d’Al Khayma comme composante culturelle de premier rang au sein de la population locale.

Au menu figurait également la projection d’un film-documentaire retraçant les différentes étapes de la confection de la tente sahraouie jusqu’à son installation, avec tous les rituels et traditions qui s’y rattachent.
25/03/2019

L’impératif de la préservation de l’eau et la rationalisation de son utilisation, mis en lumière à Dakhla

Présidente du Parlacen: La déclaration de Laâyoune, un document de référence pour les relations Maroc-Parlacen

La présidente du Parlement centraméricain (Parlacen) Irma Amaya a affirmé que la Déclaration de Laâyoune, qui a couronné la réunion du bureau exécutif du Parlacen et du bureau de la Chambre des Conseillers présidé par Hakim Benchamach en juillet 2016, demeure un document de référence et une feuille de route pour l’ensemble des responsables et des composantes du Parlacen.

A l’occasion de la réception d’une délégation de la Chambre des conseillers, composée du vice-président de la Chambre, Abdelkader Salama, et du secrétaire de la Chambre et son représentant auprès du Parlacen, Ahmed Lakhrif, Mme Amaya a exprimé sa gratitude et son estime pour le rôle joué par la Chambre des conseillers dans le renforcement des relations entre le Maroc et les pays d’Amérique centrale.

Mme Amaya, qui était accompagnée des membres du bureau exécutif du Parlacen, a fait part de sa disponibilité à favoriser la consolidation de ces relations à travers des programmes concrets au service des intérêts des peuples des deux régions, soulignant, à ce propos, le positionnement géostratégique du Maroc en tant que point d’accès permettant d’ériger des ponts de coopération avec les pays africains et arabes.

De son côté, M. Salama a exprimé la fierté de la Chambre des conseillers de la dynamique qu’ont connues les relations entre le Royaume et les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes à la faveur de la visite historique de SM le Roi Mohammed VI en Amérique latine en 2004 qui leur a insufflé un nouvel élan.

Il a également mis l’accent sur l’importance de la coopération parlementaire dans l’accompagnement et le renforcement des relations bilatérales, se félicitant de la dynamique des relations entre la Chambre des conseillers et le Parlacen, marquée notamment par la réunion entre le bureau de la Chambre et celui du Parlacen à Laâyoune, ainsi que l’invitation du président de la Chambre des conseillers à participer à l’ouverture des travaux régionaux annuels du Parlacen en République dominicaine en août 2018.

De même, M. Salama a souligné que la délégation parlementaire marocaine a pu apprécier de près, au cours de cette visite, l’estime portée par les responsables parlementaires et gouvernementaux d’Amérique centrale et des Caraïbes envers le Royaume du Maroc et son parcours démocratique et de développement sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

Pour sa part, M. Lakhrif s’est félicité de l’évolution des liens distingués entre le parlement marocain et celui d’Amérique centrale et qui ont réalisé de nombreux acquis, assurant que la priorité accordée par la Chambre des conseillers à l’amélioration des relations avec les parlements d’Amérique latine n’était pas le fruit du hasard, mais découle d’une conviction profonde basée sur le choix stratégique du Royaume en faveur du renforcement de la coopération Sud-Sud, un choix porté par SM le Roi.

Après avoir passé en revue les derniers développements de la cause nationale, M. Lakhrif a salué la position du Parlacen en faveur du Royaume, rappelant que la Déclaration de Laâyoune appuie les efforts du Maroc et de l’ONU en vue d’une solution pacifique au différend artificiel autour du Sahara marocain.

La délégation de la Chambre des conseillers est en visite en République du Guatemala pour participer aux travaux du Parlacen, qui regroupe le Guatemala, le Panama, El Salvador, le Nicaragua, le Honduras et la République dominicaine.
23/03/2019

La Croatie soutient les efforts “sérieux” et “crédibles” du Royaume pour parvenir à une solution politique au Sahara marocain

La Croatie soutient tous les efforts “sérieux” et “crédibles” du Maroc pour parvenir à une solution politique au différend régional sur le Sahara marocain, a affirmé, vendredi à Rabat, la Vice-premier ministre, ministre croate des Affaires étrangères, Marija Pejcinovic Buric.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita, Mme Pejcinovic Buric a indiqué que la Croatie s’aligne sur la position de l’Union européenne concernant la question du Sahara marocain, précisant que son pays salue la relance du processus conduit par les Nations Unies et soutient les efforts du Secrétaire Général de l’Onu, M. Antonio Guterres et de son envoyé personnel pour le Sahara, M. Horst Kohler.

La cheffe de la diplomatie croate a formulé le souhait de voir “ce nouvel élan créer une dynamique positive” pour trouver une solution au différend sur la question du Sahara marocain, ce qui sera “bénéfique pour la stabilité et la prospérité régionale”.

Mme Pejcinovic Buric a effectué une visite de travail de trois jours au Maroc (7 – 9 février) à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires et d’opérateurs économiques actifs dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’industrie militaire, une visite qui s’inscrit dans le cadre du dialogue et de la concertation régulière entre le Maroc et la Croatie et leur volonté commune de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales, et qui vise à renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.
12/02/2019

Le Japon ne reconnaît pas la pseudo « Rasd », réitère le ministre japonais des AE

Sahara marocain: Le Royaume pleinement engagé pour l’aboutissement du processus onusien dans l’esprit de réalisme et de compromis

En participant à la table ronde au sujet du différend régional sur le Sahara marocain, tenue à Genève les 5 et 6 décembre, le Maroc a réitéré sa volonté sincère et son plein engagement à poursuivre sa coopération avec l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, M. Horst Kohler, en vue d’aboutir à une solution définitive dans l’esprit de réalisme et de compromis prôné par la communauté internationale.

Fort de la justesse de sa première cause nationale, de l’unanimité nationale autour de la marocanité du Sahara et de la prééminence de l’initiative d’autonomie reconnue par la communauté internationale et le Conseil de sécurité comme étant «sérieuse et crédible», le Maroc s’est rendu à Genève avec le seul objectif d’aller de l’avant dans le processus de règlement à travers des discussions de fond en vue d’avancer vers une solution viable et pragmatique après l’échec et l’enterrement de tous les plans antérieurs.

Tout en réitérant son attachement au processus politique et son soutien à l’Envoyé personnel, quant à l’organisation d’une seconde table ronde, lors du premier trimestre 2019, le Maroc a considéré toutefois que l’atmosphère positive et sereine qui a prévalu lors de cette réunion n’est pas suffisante pour la relance du processus onusien sur des bases saines en vue d’aboutir à une solution politique, pragmatique, réaliste et durable à ce conflit qui a trop duré.

Le Maroc espère dans ce sens que la 2ème table ronde connaîtra l’engagement sincère de toutes les parties pour une discussion profonde sur la solution politique, mais il n’est pas prêt à s’inscrire dans des discussions stériles qui ne seront qu’une perte de temps pour la communauté internationale.

Fort d’une délégation qui comprenait en son sein les représentants légitimes élus de la population du Sahara marocain, le Maroc a exprimé à Genève sa disposition à travailler pour la préparation et la réussite des prochaines échéances « avec la même sérénité, le même esprit positif et le même référentiel clair », comme l’a souligné Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans une déclaration à la presse à l’issue de la table ronde.

Il a affirmé que “le Maroc s’attend à ce que la prochaine rencontre capitalise sur cette atmosphère constructive pour aller vers l’expression d’une volonté politique réelle de la part des autres parties en vue d’une solution».

Le Maroc, a expliqué M. Bourita, a participé à cette table ronde avec “une volonté sincère de relancer l’intégration régionale, de travailler avec tous les pays pour que le Maghreb puisse enfin être un acteur de paix, de stabilité et de développement pour son environnement immédiat et pour les cinq peuples du Maghreb».

Le ministre n’a pas manqué d’insister sur le référentiel onusien qui a guidé et encadré les discussions de Genève, à savoir la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies et qui devra être le même pour les prochaines échéances.

Cette table ronde est en effet différente des précédentes rencontres à plusieurs titres : D’abord par son tour de table et «son format à quatre » puisque, pour la première fois, toutes les parties prenantes ont été présentes et ont participé activement à la discussion. Deuxièmement par son référentiel puisqu’elle intervient après la résolution 2440, qui, dans son paragraphe 2 assigne à cette table ronde un objectif précis qui est de parvenir à une solution pragmatique, réaliste et fondée sur le compromis.

A cela s’ajoute également la participation distinguée des élus des provinces du sud au sein de la délégation marocaine, une première par rapport aux précédentes rencontres sous les auspices de l’ONU, consacrant ainsi leur statut de porte-voix légitimes de la population sahraouie qui gère aujourd’hui ses affaires en toute démocratie dans le cadre de la régionalisation. Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, président de la région de Dakhla Oued Edahab et Mme Fatima Adli, militante associative de la ville de Smara, et première élue sahraouie depuis 1992, ont été les meilleurs témoins, face à leurs interlocuteurs, de cette dynamique vertueuse que connaissent les provinces du sud du Royaume, portée par la vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI pour un Maroc qui fait sa mue avec sérénité, détermination et confiance, parfaitement intégré dans son espace africain naturel et qui aspire à bâtir, sur des bases solides, un ensemble régional qui garantit prospérité et sécurité aux peuples des cinq pays du Maghreb.

La participation de la délégation marocaine à la table ronde de Genève intervenait suite à l’invitation de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU adressée le 28 septembre et le 23 novembre derniers, au Maroc, à l’Algérie, au « polisario » et à la Mauritanie, rappelle-t-on.
………………………….
Par Taoufik El Bouchtaoui
23/12/2018 

 Sahara marocain: le Maroc scelle l’adhésion de la communauté internationale

 L’année 2018 a été celle de tous les succès pour le Maroc, sous le leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en ce sens que le Royaume a réussi à sceller l’adhésion de la communauté internationale à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie comme solution définitive au différend régional autour du Sahara marocain.

Cette adhésion s’est manifestée notamment auprès des grandes capitales et aux Nations-Unies au niveau du Conseil de sécurité, et au niveau des travaux de la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, outre les succès inédits réalisés au niveau du Comité spécial des 24 (C24) avec la participation historique et pour la première fois des élus des provinces du Sud au séminaire régional de cet organe, tenu à Grenade du 9 au 11 mai dernier, ainsi qu’à la session principale de ce Comité, organisée à New York, durant le mois de juin.

Ce succès des efforts diplomatiques du Royaume s’est aussi manifesté à travers la Table ronde de Genève, marquée par la participation, pour la première fois, de l’Algérie en tant que partie principale au processus politique concernant le Sahara marocain, et ce conformément à la résolution 2440 du Conseil de sécurité.

En octobre dernier, l’examen de la question du Sahara marocain au niveau de la 4ème Commission s’est achevé par l’adoption d’une résolution réitérant son soutien au processus politique mené sous les auspices exclusifs de l’ONU, afin de parvenir à « une solution politique, réaliste, pragmatique et durable qui repose sur le compromis ». Cette même résolution a été, par la suite, adoptée sans vote par l’Assemblée générale des Nations-Unies, début décembre.

Les délibérations de la Commission ont été marquées, encore une fois cette année, par l’appui fort et multiforme témoigné par la communauté internationale au plan d’autonomie dans les provinces du Sud et à l’intégrité territoriale, une et indivisible, du Royaume.

Ce soutien international, qui a résonné dans les halls des Nations-Unies, s’est, en effet, distingué par le caractère unanime de son adhésion à la souveraineté irréfragable du Maroc sur l’ensemble du territoire national, tout en saluant le développement, le progrès et la prospérité que connaissent les provinces du Sud, dans le cadre d’une démarche éminemment citoyenne et démocratique permettant aux populations de cette partie du Royaume de s’approprier leur destin et d’être partie agissante dans la définition des orientations stratégiques non seulement de leur région, mais également de celle de la patrie.

Le caractère démocratique des élections dans les provinces du Sud a été mis en relief, lors de ce conclave, au même titre que la légitimité des élus des provinces du Sud, qui sont les vrais représentants des populations de cette partie du Royaume.

Qu’ils soient pétitionnaires, représentants des Etats, ou encore des groupements régionaux, les différents intervenants des pays d’Afrique, du monde arabe, de l’Union européenne, des Caraïbes, d’Amérique latine, et même ceux du Pacifique se sont succédé sur le podium de la 4ème Commission pour insister sur la nécessité de s’inspirer des recommandations du Conseil de sécurité contenues dans la résolution 2414 qui demandent à toutes les parties, particulièrement l’Algérie, de s’impliquer de bonne foi dans le processus politique, sous l’égide du Secrétaire général des Nations-Unies, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, afin de parvenir à « une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis » à ce différend régional.

Au niveau du C24, l’année 2018 a connu la participation, pour la première fois aux travaux de cette instance onusienne, des élus du Sahara marocain, en l’occurrence M. Mhamed Abba, vice-président de la région Laâyoune-Sakia Al Hamra, et Mme Ghalla Bahiya, vice-présidente de la région Dakhla-Oued Eddahab, en tant que représentants légitimes et démocratiquement élus des populations de cette partie du Royaume.

La participation des élus du Sahara marocain s’est également illustrée à la Table ronde de Genève, le 5 et 6 décembre, par la présence, au sein de la délégation marocaine, de MM. Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab, et Mme Fatima Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de Smara, en tant que représentants démocratiquement élus par les populations du Sahara marocain.

A l’issue de cette Table ronde, le Maroc a réaffirmé sa disposition à travailler avec l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, M. Horst Koehler, pour la préparation des prochaines échéances « avec la même sérénité, le même esprit positif et le même référentiel clair ».

De son côté, M. Kohler a estimé que cette rencontre marque « un pas important vers un processus politique renouvelé pour l’avenir du Sahara » marocain.

« J’ai hâte d’inviter les délégations à une deuxième table ronde au premier trimestre de 2019″, a dit l’Envoyé onusien, en se disant convaincu qu' »une solution pacifique à ce conflit est possible ».
……………………
Par Naoufal Enhari
23/12/2018

Sahara marocain : le temps est venu pour permettre enfin à tous les Sahraouis de se retrouver et de vivre ensemble

 Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a souligné que le temps était venu pour rendre justice à l’Histoire et aux populations du sud du Royaume afin de permettre enfin à tous les Sahraouis de se retrouver et de vivre ensemble.

Dans une tribune publiée jeudi par le journal français L’Opinion, le dirigeant politique marocain a affirmé comprendre et partager «la grande frustration» exprimée, il y a quelques jours, par le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, en constatant le non-règlement du différend régional sur le Sahara, 27 ans après le lancement du plan de règlement onusien.

«Je comprends et partage la frustration exprimée par ce haut responsable américain. Mais pas pour les mêmes raisons», a-t-il cependant affirmé dans cette tribune publiée sous le titre : «Différend régional sur le Sahara: le temps de l’action doit succéder à celui de la frustration».

«Nous, Marocains, notre frustration est immense. Elle a plus de 62 ans car notre indépendance obtenue en mars 1956 était incomplète» a expliqué M. Baraka rappelant que «cette indépendance inachevée nous a menés à poursuivre le combat pour recouvrer l’ensemble de notre intégrité territoriale, incluant nos provinces sahariennes».

Après avoir évoqué les principales dates de récupération des territoires marocains sous occupation jusqu’à la «Marche Verte» lancée par Feu SM Hassan II en novembre 1975, le secrétaire général du PI a exprimé la frustration qui est celle des Marocains de «constater que, malgré les faits historiques qui démontrent les liens spirituels, culturels, politiques et administratifs qui ont toujours lié les populations des provinces du Sud au Maroc – confirmés d’ailleurs par le jugement rendu par la Cour internationale de Justice de La Haye en 1975 –, le dossier du Sahara est toujours en cours de traitement au niveau des Nations Unies».

«Nous sommes frustrés de constater que la communauté internationale continue à donner au Front Polisario plus de poids qu’il n’en a dans la représentation de la population sahraouie vu que l’identification faite par les Notables (Chioukhs) du Sahara dans le cadre du plan de règlement porté par les Nations Unies a montré qu’une large majorité des Sahraouis vivent sur le territoire marocain», a-t-il également indiqué.

«Par conséquent, a-t-il ajouté, les véritables représentants des Sahraouis aujourd’hui sont les représentants locaux et régionaux et les parlementaires élus démocratiquement et au suffrage universel direct au niveau de cette région dans le cadre de la régionalisation avancée qui a été consolidée comme choix irréversible du Maroc dans sa nouvelle Constitution».

M. Baraka a fait état aussi de la frustration ressentie par les Marocains de «noter que la proposition du plan d’autonomie proposée par le Maroc comme base de discussion pour aboutir à une solution politique juste, durable, mutuellement acceptable et définitive à ce conflit conformément aux différentes résolutions du Conseil de Sécurité n’a pas pu voir le jour 12 ans après sa présentation, alors même que les grandes puissances mondiales dont notamment les Etats-Unis l’ont considérée comme une proposition +sérieuse, réaliste et crédible+».

C’est le Maroc qui a proposé en 2007 le plan d’autonomie pour sortir de ce conflit et assurer un avenir meilleur pour les populations de la région, a-t-il précisé à cet égard.

Après avoir rappelé que «nous avons été ceux qui ont déposé la demande aux Nations Unies, en 1963, pour l’inscription de ces territoires sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU et non le Polisario, qui n’a vu le jour qu’après une dizaine d’années, au moment de la première crise pétrolière mondiale», M. Baraka a souligné que c’est également Feu SM Hassan II qui «avait en premier proposé, en 1981 à Nairobi, l’organisation d’un référendum pour confirmer la marocanité du Sahara, que c’est notre pays qui a accepté le plan Baker I en 2001 au moment où l’Algérie et le Polisario l’avaient rejeté et ont été même jusqu’à proposer la partition du territoire comme solution politique à ce différend régional».

«C’est encore le Maroc qui, après que les Nations unies ont conclu à l’inapplicabilité du plan de règlement et donc du référendum d’autodétermination prévu, et après que les projets d’accord cadre formulés par l’ONU n’aient pas abouti, a proposé en 2007 le plan d’autonomie pour sortir de ce conflit et assurer un avenir meilleur pour les populations de la région», a-t-il fait remarquer.

«Pendant ce temps, le Polisario, soutenu par l’Algérie, continue à camper tranquillement sur ses positions entraînant ainsi le statu quo que vous déplorez mais aussi le blocage du Maghreb avec une frontière fermée par l’Algérie avec le Maroc depuis 1994, privant notre région d’un souffle nouveau et nos jeunes de perspectives d’avenir et de vie meilleure», a-t-il observé.

«Nous sommes en outre frustrés que nos concitoyens dans les camps de Tindouf continuent à vivre dans des conditions déplorables et ne bénéficient même pas du droit de se déplacer et de voyager puisque malgré les résolutions des Nations Unies, le HCR n’a toujours pas pu recenser les populations de ces camps pour qu’ils puissent bénéficier du statut de réfugiés», a poursuivi le dirigeant politique marocain.

«Enfin, nous sommes frustrés que les efforts immenses consentis par le peuple marocain pour mettre à niveau les territoires sahariens en termes d’infrastructures, de services publics et de développement humain durable, efforts qui ont pris une ampleur significative avec le nouveau modèle de développement des provinces du Sud lancé par SM le Roi Mohammed VI en novembre 2015, doivent faire face à des obstacles dressés par le Polisario et ses soutiens en vue de priver nos concitoyens sur ces territoires du droit au développement en liant leur sort uniquement à la résolution du conflit au niveau onusien», a-t-il déploré.

Or, a-t-il affirmé, ces populations, notamment les jeunes, «n’en peuvent plus d’attendre. Ils ont besoin de vivre mieux, ils ont besoin de prendre leur avenir en main et seul le projet d’autonomie sous souveraineté marocaine est à même de répondre à ce besoin».

Le temps, a souligné M. Baraka, est désormais venu de convertir cette frustration en actions afin de rendre justice à l’Histoire et aux populations de cette région et de permettre enfin à tous les Sahraouis de se retrouver et de vivre ensemble.

Ce n’est qu’en étant unis au sein d’une large autonomie dans leur pays, le Maroc, par ailleurs pôle de stabilité régional et démocratie solidaire, qu’ils pourront s’inscrire dans un développement soutenu, durable et partagé, a souligné le secrétaire général du PI.

 

« Le projet d’autonomie : Processus de la réconciliation et de l’édification maghrébine », thème d’une rencontre à Essaouira

« Le projet d’autonomie : Processus de la réconciliation et de l’édification maghrébine’ » est le thème d’une rencontre nationale, la 4è du genre, organisée samedi à Dar Souiri à Essaouira, en présence d’une brochette d’intellectuels, de chercheurs, d’académiciens et d’acteurs associatifs.

Initiée par le Forum Marocain International pour la Défense de l’Intégrité territoriale, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme annuel établi par ledit Forum, et intervient en interaction avec le discours Royal prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion du 43è anniversaire de la Glorieuse Marche Verte.

Cette rencontre, qui met en lumière également le rôle joué par la société civile pour établir et renforcer les passerelles de communication entre les peuples marocain et algérien, se fixe pour mission de consolider l’importance de la diplomatie parallèle pour la société civile, tout en renforçant les capacités des acteurs associatifs, et de mettre à leur disposition l’ensemble des mécanismes adéquats et nécessaires pour mener les plaidoiries et contribuer efficacement à la défense de la première cause nationale.

Elle sert également d’occasion pour mettre en relief le rôle que peuvent jouer les rapatriés des camps de la honte à Tindouf sur le sol algérien, pour mettre à nu toutes les manœuvres ourdies auxquelles se livrent les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Dans une allocution de circonstance, le président du Forum Marocain International pour la Défense de l’intégrité Territoriale, M. Ahfid El Yamani, s’est félicité de la tenue de cette rencontre, rappelant que son association est tellement fière et honorée d’avoir vu le jour dans la cité des alizés et d’y avoir un siège, ce qui illustre clairement la place de choix qu’occupe cette ville dans le cœur de l’ensemble des Marocains ainsi que le rôle qu’elle avait joué par le passé comme ‘’extension historique’’ vers les tribus sahraouies.

Dans la foulée, il a indiqué que la ville dispose d’une série de Zaouia qui se veulent l’extension naturelle de ces tribus, outre le fait qu’elle a toujours servi d’espace de coexistence et de tolérance qui font sa fierté et sa singularité, faisant savoir que cette 4è rencontre nationale cadre parfaitement avec le contenu du discours Royal prononcé par le Souverain à l’occasion de l’anniversaire de la Marche Verte et dans lequel Sa Majesté le Roi a plaidé en faveur de la réédification de l’Union Maghrébine et de l’ouverture des canaux de communication avec le voisin de l’Est.

M. El Yamani a, en outre, mis l’accent sur l’importance de cette rencontre et la pertinence du thème choisi, émettant le vœu de voir ce conclave déboucher sur une série de conclusions et de recommandations, à même de servir de « feuille de route » pour l’édification d’un partenariat solide entre la diplomatie officielle et celle parallèle pour parvenir à la réconciliation et à la construction maghrébine tant souhaitée.

De son côté, Hmada El Bihi, chercheur et président de la ligue du Sahara pour la démocratie et les droits de l’Homme, a indiqué que cette rencontre est un rendez-vous annuel pour échanger les points de vue et les idées avec les différents acteurs de la société, autour des derniers développements de la question nationale.

 »Notre conviction est ultime qu’il ne pourrait y avoir de solution au conflit artificiel autour du Sahara marocain en dehors du projet d’autonomie des provinces du sud sous souveraineté du Maroc », a-t-il dit, notant que ce projet a été qualifié par la communauté internationale de juste, sérieux et réaliste.

Et de poursuivre qu’il est temps pour l’Algérie d’assumer pleinement sa responsabilité par rapport aux exactions et violations flagrantes des droits de l’homme les plus élémentaires dont sont victimes les Marocains séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf.

« L’Algérie doit, aussi, pleinement assumer sa responsabilité et s’impliquer aux côtés de la communauté internationale pour trouver une solution pacifique et réaliste à ce différend qui n’a que trop duré », a-t-il dit.

Abdelmajid Belghazal, chercheur et expert en affaires sahariennes, a donné un aperçu historique détaillé sur ce conflit monté de toutes pièces par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, avec un focus sur les évolutions récentes que connaît ce dossier au prisme des changements géopolitiques et géostratégiques enregistrés à l’échelle internationale comme au plan régional.

Et de faire remarquer que la rencontre d’Essaouira se tient dans un contexte bien précis marqué par une série d’enjeux et de grands défis, notant qu’elle intervient après la première table ronde tenue à Genève et l’appel lancé par Sa Majesté le Roi à l’Algérie pour l’établissement d’un dialogue et l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Après avoir mis en avant les efforts de développement menés par le Maroc à tous les niveaux pour un progrès durable et intégré de ses provinces du Sud, dans le cadre des grandes réformes engagées sur la voie de la démocratie, M. Belghazal a mis l’accent aussi sur l’engagement constant du Royaume pour l’édification d’un Maghreb Arabe uni en tant qu’espace d’intégration économique au service de la paix, de la stabilité et de la prospérité partagées notamment face aux enjeux liés à la pauvreté, à la vulnérabilité et aux menaces sécuritaires qu’impose la région du Sahel.

M. Mahjoub Salek, coordinateur du mouvement sahraoui « Khat Chahid » au sein du pseudo polisario et ex-fondateur de cette entité fantoche, a mis l’accent, quant à lui, sur les conditions inhumaines et désastreuses dans lesquelles vivent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, notant que la marocanité des sahraouis ne peut en aucun cas faire l’objet de surenchères car, il s’agit d’une réalité irréversible.

« Il est temps de mettre un terme aux souffrances de nos frères séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf, et de faire montre ensemble d’un sens élevé de responsabilité face à ce conflit qui n’a que trop duré et qui a causé des drames au sein des familles sahraouies », a-t-il déploré, précisant que le projet de construction d’un Maghreb arabe Uni et homogène est bloqué depuis des années à cause de ce différend artificiel.
 23/12/2018

Assa : Plaidoyer pour la conjugaison des efforts visant la mise à niveau des territoires oasiens 

 Les participants aux travaux du 5ème Forum international sur les oasis, qui s’est ouvert vendredi à Assa (province d’Assa-Zag), ont appelé à conjuguer les efforts de l’ensemble des acteurs et intervenants dans les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et du développement durable en matière de mise à niveau et de valorisation des espaces oasiens.

Les intervenants lors de cette rencontre, organisée par le Centre des jeunes sahraouis pour la créativité sociale sous le thème « Les oasis et les objectifs du développement durable dans les pays du nord de l’Afrique, du Sahel et du Sahara », ont mis l’accent sur l’importance des aspects environnemental, économique et culturel des oasis, des piliers fondamentaux pour le développement local durable.

A cet égard, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication (département de la Culture), Abdelilah Afifi, a souligné que la réalisation d’un développement durable et équilibré des oasis sur les plans économique, culturel et environnemental nécessite la mise en place de mécanismes diversifiés pour préserver ces espaces, les mettre à niveau et les valoriser, dans le but de sauvegarder leurs richesses culturelles face aux dangers naturels et d’origine humaine.

Mettant l’accent sur les efforts du département de la Culture en ce qui concerne la préservation du patrimoine des oasis, il a rappelé l’inscription du site des gravures rupestre d’Azrou Klane, dans la commune d’Aouint Lahna, sur la liste du patrimoine national, ce qui permet d’assurer la protection juridique de ce site et ouvre la voie à sa valorisation en vue d’accueillir les touristes et les chercheurs.

Dans ce sens, M. Afifi a appelé à accorder une attention particulière au patrimoine historique exceptionnel de la province d’Assa-Zag, qui regorge de sites archéologiques, monuments historiques et oasis, y compris Ksar Assa et sa zaouia, qui forment l’un des principaux sites culturels de la basse vallée de Draâ.

De son côté, le gouverneur de la province, Youssef Khayer, a estimé qu’il est temps de mettre en place des plans intégrés et durables en faveur des oasis, allant au-delà de l’approche sectorielle et qui soient à même de réunir les efforts de l’ensemble des acteurs et de mobiliser tous les intervenants pour sauvegarder ces espaces.

Le véritable défi pour le développement et la mise à niveau des oasis consiste en l’aspect économique, c’est-à-dire l’identification des activités à développer dans ces zones vulnérables, a-t-il estimé, notant que la priorité doit être donnée à l’activité agricole, principal secteur productif dans les oasis.

Il s’agit de développer l’agriculture comme secteur attirant les investissements, en vue de créer des alternatives économiques et promouvoir l’économie sociale et solidaire, basée sur la valorisation des produits du terroir et qui permet d’améliorer le revenu et la situation de la population locale.

M. Khayer a aussi plaidé pour le développement d’autres activités comme le tourisme durable et responsable, qui constitue un levier du développement local et qui ouvre des canaux de communication entre les habitants des oasis et des ressortissants d’autres pays et civilisations.

Pour sa part, le président du Centre des jeunes sahraouis pour la créativité sociale, Boujemaâ Boutoumit, a indiqué que ce forum offre l’occasion de débattre de plusieurs questions liées aux territoires oasiens, en vue d’élaborer une vision claire et des propositions concrètes pour le développement et la valorisation de ces espaces et s’ouvrir sur les expériences d’autres pays, notamment africains.

Cette rencontre a été marquée par la signature de deux ouvrages publiés par le centre et traitant de «la problématique de l’eau et les changements climatiques dans les oasis du Maroc saharien» et «le développement dans les espaces oasiens : relever les défis économiques et territoriaux».

Cette 5ème édition du Forum se poursuit dimanche pour examiner des sujets comme les « défis économiques et spatiaux dans les oasis et les moyens de les relever » et les « alternatives de développement des oasis dans les pays du nord de l’Afrique, du Sahel et du Sahara : contraintes et perspectives ».

Cette rencontre est organisée en coordination avec les facultés des lettres d’Agadir et de Mohammedia, avec le soutien de la préfecture de la province d’Assa-Zag, le Conseil provincial d’Assa-Zag, la Direction régionale de l’agriculture de Guelmim-Oued Noun, l’Agence du Sud et le ministère de la Culture et de la communication (département de la Culture).
22/12/2018