Le Congo se félicite du retour du Maroc au sein de l’Union africaine

Le Congo a salué, vendredi à l’Onu, la décision du Maroc de réintégrer l’Union africaine, et regagner ainsi sa « grande famille africaine ».

“Je voudrais saisir cette occasion pour saluer la décision du Royaume du Maroc de regagner l’Union africaine, et me félicite de son retour au sein de sa grande famille africaine”, a déclaré, devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale, le Conseiller à la mission congolaise à l’Onu, Gaston Kimpolo.

Le diplomate congolais a indiqué que dès son retour à l’UA, le Maroc est “appelé à poursuivre, dans le cadre concerté de l’Union africaine, le rôle historique qu’il a toujours joué pour la paix et le développement en Afrique”.

S’arrêtant sur la question du Sahara, le représentant du Congo a appelé les parties à poursuivre les négociations de bonne foi afin de parvenir à une solution “politique de compromis, juste, pacifique, durable et mutuellement acceptable”.

La solution politique, a soutenu M. Kimpolo, “participe de l’intérêt de toute la région et de toutes les parties. Elle contribuerait à promouvoir la confiance, et renforcerait la stabilité et la sécurité dans la région”.

08/10/2016

La Guinée équatoriale salue les « initiatives positives » du Maroc et le renforcement des commissions du CNDH dans la région

La République de Guinée équatoriale a salué, vendredi aux Nations Unies, les « initiatives positives » adoptées par le Maroc en vue de trouver une solution politique au conflit artificiel autour du Sahara marocain, ainsi que le renforcement des commissions du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) dans la région.

« Il y a lieu d’apprécier les initiatives positives adoptées par le Royaume du Maroc ayant pour objectif de trouver une solution politique négociée et mutuellement acceptable » au conflit du Sahara, a souligné le Représentant permanent de Guinée équatoriale auprès des Nations Unies, Anatolio Ndong Mb, devant la quatrième commission de l’Assemblée générale de l’ONU.

Il a estimé, dans ce contexte, que la résolution 2285 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 29 avril dernier est de nature de favoriser une atmosphère de compromis afin de parvenir à une solution politique, affirmant que le règlement de ce conflit apporterait la stabilité et la sécurité à l’ensemble de la région.

Pour le diplomate de Guinée équatoriale, il est essentiel que les parties à ce conflit régional soutiennent de manière résolue et positive les efforts déployés par les Nations Unies vers une solution politique qui permettra d’améliorer le développement économique et social dans la région du Sahara.

M. Ndong Mb a souligné, par ailleurs, qu’ »il faut féliciter le Royaume du Maroc pour les mesures adoptées afin de renforcer les commissions du CNDH à Dakhla et à Laâyoune, ainsi que son interaction avec les Procédures spéciales du Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies ».
08/10/2016

Burundi: L’autonomie est à même d’instaurer la stabilité dans la région sahélo-saharienne

Le plan d’autonomie porte en lui les éléments nécessaires permettant d’instaurer la stabilité dans la région sahélo-saharienne et de contribuer à la lutte contre le terrorisme et le trafic de tout genre, a estimé vendredi à l’Onu, l’Ambassadeur, représentant permanent du Burundi à l’Onu, Albert Shingiro.

« L’initiative d’autonomie ouvre d’innombrables possibilités et perspectives de prévenir les menaces terroristes, le trafic de tout genre, la criminalité organisée, l’immigration illégale, la traite des personnes et les risques d’instabilité dans la région sahélo-saharienne et la Méditerranée », a déclaré le diplomate burundais devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’Onu.

La montée de l’instabilité et de l’insécurité au Sahel et à sa périphérie, a averti M. Shingiro, “appelle de toute urgence au règlement de ce vieux différend d’autant plus que la persistance du confit entrave l’intégration plus poussée du Maghreb qui devient plus que jamais indispensable”.

Les parties concernées sont ainsi appelées à entamer de véritables négociations et à privilégier une solution “politique négociée, mutuellement acceptable basée sur le réalisme politique et l’esprit de compromis”.

A cet égard, le diplomate a réitéré la position du Burundi appuyant l’initiative marocaine d’autonomie, qui, a-t-il rappelé, représente “la base du processus politique actuel et qui constitue le seul cadre sérieux et crédible pour une solution politique équilibrée de compromis à ce différend”.

Des discussions, a-t-il poursuivi, doivent continuer avec les parties dans le but d’aider à esquisser les contours d’un compromis acceptable de part et d’autre dans la logique gagnant-gagnant afin de parvenir à une solution politique définitive.

Il a sollicité, dans ce sens, le Secrétaire général de l’Onu de “continuer de plaider pour l’amélioration des relations entre les deux pays concernés au premier chef”, en l’occurrence le Maroc et l’Algérie.

M. Shingiro a soutenu que la prise en compte de la dimension régionale dans toute approche visant à trouver une solution politique mutuellement acceptable à la question du Sahara est “extrêmement primordiale”.

L’intégration régionale grâce notamment au renforcement de l’Union du Maghreb arabe est un “élément clé” pour surmonter l’instabilité actuelle et récolter d’importants dividendes économiques, commerciaux et sociaux, a-t-il dit.

Le diplomate burundais s’est, par ailleurs, félicité de la coopération des autorités marocaines avec l’Envoyé spécial du Secrétaire général, Christopher Ross, ainsi que de la normalisation de la coopération entre le Maroc et la Minurso.

Revenant sur la décision du Maroc de réintégrer l’Union africaine, M. Shingiro s’est réjoui de cette décision, se disant confiant qu’elle “contribuera à l’édification d’une Afrique unie, pacifique et prospère”.
08/10/2016

 Le Togo appelle à se départir des positions « figées et maximalistes », salue l’initiative « réaliste et crédible » d’autonomie

La République togolaise a salué, vendredi à l’ONU, l’initiative « réaliste et crédible » d’autonomie présentée par le Maroc pour le règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain, tout en appelant les autres parties à se départir des positions « figées et maximalistes » et à s’engager résolument dans une approche pragmatique permettant de parvenir à une solution définitive.

« Le Togo estime que l’initiative du Royaume du Maroc d’accorder une large autonomie au territoire du Sahara s’inscrit dans le cadre de la décentralisation du Royaume et constitue une proposition réaliste et crédible », a souligné M. Agbenozan Komlanvi Dedji, du ministère des affaires étrangères du Togo.

M. Komlanvi Dedji a ajouté, à cet égard, que « cette approche qui atteste de la volonté du Maroc de contribuer aux efforts des Nations Unies visant à parvenir à un compromis a le mérite de représenter le juste milieu des attentes des parties de transcender leurs positions ».

« Mon pays voudrait une fois encore rappeler les parties concernées à se départir des positions figées et maximalistes et à s’engager résolument dans une approche pragmatique d’ouverture et de compromis en vue de parvenir à une solution consensuelle et définitive au conflit », a-t-il plaidé.

Cet appel procède du soutien du Togo du processus politique en cours mené sous les auspices exclusifs des Nations Unies qui a pour finalité de parvenir à une solution négociée et mutuellement acceptable au différend régional, a précisé le diplomate togolais, qui s’est félicité de la coopération du Maroc avec l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, qui a effectué depuis l’année dernière six visites dans la région.

« S’il y a un fait remarquable qui mérite d’être salué c’est bien la tenue, le 4 septembre 2015, des élections municipales, et pour la première fois régionales, dans le Sahara qui, comme ce fut attesté par le Secrétaire général et sa représentante chef de la MINURSO, se sont déroulées sans incident et dans une atmosphère apaisée », s’est-il encore réjoui.

M. Komlanvi Dedji a souligné, à ce propos, que « tout en se félicitant de ces avancées significatives sur le terrain, mon pays lance un appel pressant au recensement et à l’enregistrement des populations des camps de Tindouf conformément au droit international humain, aux demandes du HCR, aux résolutions du Conseil de sécurité adoptées en 2011 et à la recommandation du Secrétaire général à cet effet ».

Pour le diplomate togolais, mettre fin au conflit du Sahara demeure un impératif pressant eu égard à ses « conséquences dramatiques » pour les populations Sahraouies et au fait qu’il freine le développement de la coopération régionale et affecte la construction de l’Union du Maghreb arabe.

« Le renforcement de la coopération entre les pays membres du Maghreb contribuera à la stabilité et à la sécurité dans la région », a-t-il conclu.
08/10/2016

Sénégal: L’initiative d’autonomie offre un cadre approprié de règlement, porteuse d’opportunités pour la région du Maghreb

L’initiative d’autonomie présentée par le Maroc pour le règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain offre un cadre approprié pour une issue définitive à ce différend dans l’intérêt de toutes les populations du Maghreb arabe, a souligné le Sénégal vendredi à l’ONU.

« Notre conviction est que cette initiative, élaborée de bonne foi, demeure plus que jamais un cadre approprié pour une issue heureuse et définitive à ce différend sur la base d’un compromis dynamique et réaliste », a déclaré le Représentant permanent adjoint du Sénégal auprès des Nations Unies, Gorgui Ciss, devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.

Ce faisant, a-t-il poursuivi, « l’unité des pays du Maghreb se renforcerait, favorisant alors la création de conditions propices à une meilleure coordination des politiques et initiatives, de façon à faciliter une exploitation optimale des importantes opportunités de ces pays, au bénéfice de l’ensemble de leurs populations respectives », ce qui permet aussi de s’attaquer aux « formidables défis qui se posent à la région, au Sahel voisin, et au-delà », dont le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains et la contrebande.

Une solution politique négociée, sur la base de l’initiative marocaine, est de nature également à prendre en charge la question des populations dans les camps de Tindouf, en application du droit international humanitaire, a soutenu le diplomate sénégalais.

M. Ciss a réitéré le soutien de son pays au processus politique en cours, mené sous les auspices des Nations Unies, en vue de parvenir à une solution politique, négociée et mutuellement acceptable, saluant, dans ce contexte, « la volonté réaffirmée des autorités marocaines de poursuivre leurs efforts en vue d’assurer le succès escompté au processus politique engagé sous l’égide des nations Unies ».

Il a, d’autre part, apprécié « les jalons importants posés par le Maroc en matière de promotion des droits de l’Homme dans la région, des progrès reconnus par le Conseil de Sécurité notamment dans sa résolution 2285 », outre la tenue, le 04 Septembre 2015, « sans incidents et dans une atmosphère calme », des élections municipales et du premier scrutin régional au Sahara, ainsi que des élections législatives, le vendredi 7 octobre.

« Il en est de même des efforts considérables du Royaume destinés à favoriser le développement économique et social du Sahara, en particulier le lancement, le 7 novembre 2015, du nouveau Modèle de développement des provinces du Sud, avec un budget de 7,7 milliards de dollars qui devrait permettre, à terme, de créer 120.000 nouveaux emplois », s’est réjoui encore le diplomate sénégalais.

M. Ciss s’est, par ailleurs, félicité de la décision du Royaume de regagner « sa famille africaine à laquelle, en réalité, il n’a jamais cessé d’appartenir », rappelant que le Sénégal, « en tant que pays frère et ami » du Maroc, s’est joint à 28 autres Etats membres pour adresser au Président en exercice de l’Union Africaine une motion saluant cette décision qui constitue « un autre acte qui fera date dans l’histoire ».
08/10/2016

Législatives: 52 listes électorales en lice pour 8 sièges dans la région Guelmim-Oued Noun

Cinquante-deux listes électorales sont en lice pour pourvoir les 8 sièges réservés à la région de Guelmim-Oued Noun lors des élections législatives, qui se déroulent ce vendredi au niveau national.

Il s’agit de 16 listes à Guelmim, 13 à Sidi Ifni, 13 à Tan-Tan et 10 à Assa Zag, tandis que le nombre des candidats s’élève à 32 à Guelmim, 26 à Sidi Ifni, 26 à Tan-Tan et 20 à Assa Zag.

Ces listes représentent le parti de la Justice et du développement (PJD), le parti Authenticité et modernité (PAM), le Mouvement populaire (MP), l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le parti du Progrès et du socialisme (PPS), la Fédération de la gauche démocratique (FGD), le parti de la Liberté et de la justice sociale (PLJS), le parti Al Amal et le Rassemblement national des indépendants (RNI).

Elles représentent également le parti de l’Istiqlal (PI), le parti des Néo-démocrates, le parti de la Gauche verte marocain, l’Alliance Al Ahd et du renouveau, le Mouvement démocratique et social, le parti de la Renaissance et de la vertu, le parti de l’Action, l’Union constitutionnelle (UC) et le Front des forces démocratiques (FFD).

Le nombre d’électeurs au niveau de cette région s’élève à 263.933, dont 114.593 inscrits à la province de Guelmim, 80.459 à Sidi Ifni, 49.849 à Tan-Tan et 19.032 à Assa Zag.

Un total de 834 bureaux de vote ont été mis en place au niveau de la région, dont 350 bureaux à Guelmim, 259 à Sidi Ifni, 114 à Tan-Tan et 111 à Assa Zag.

07/10/2016

Législatives : 32 listes électorales en lice pour pourvoir 4 sièges réservés à la région de Dakhla-Oued Eddahab

Quelque 32 listes électorales sont en lice pour pourvoir les 4 sièges réservés à la région de Dakhla-Oued Eddahab lors des élections législatives qui se déroulent ce vendredi au niveau national.

Ainsi, les 4 sièges réservés à la région sont répartis sur la circonscription de Oued Eddahab (2 sièges) et la circonscription de Aousserd (2 sièges).

Sur les 147 bureaux de vote au niveau de la région Dakhla-Oued Eddahab, la circonscription de Oued Eddahab compte 110 relevant de Dakhla et 16 dans les communes rurales, tandis que la circonscription de Aousserd compte 21 bureaux (20 à Dakhla et 1 à Bir Guendouz).
07/10/2016

Législatives: 51 listes électorales totalisant 121 candidats pour briguer 9 sièges dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra

Un total de 51 listes électorales, comprenant 121 candidats, sont lice pour briguer 9 sièges réservés à la région de Laâyoune-Sakia El Hamra lors des élections législatives, qui se déroulent ce vendredi au niveau national.

Ces sièges sont répartis entre les circonscriptions de Laâyoune, Boujdour, Smara et Tarfaya.

Dans la province de Laâyoune, ce sont 19 listes électorales comprenant 57 candidats qui ont été déposées pour pourvoir trois sièges.

La province de Laâyoune compte 246 bureaux de vote, dont 32 bureaux centraux pour permettre à 129.910 personnes inscrites sur les listes électorales d’accomplir leur devoir national dans les meilleures conditions.

Dans la province de Samara, ce sont 24 candidats, répartis sur 12 listes, qui sont en lice pour pourvoir 2 sièges. Le nombre des bureaux de vote mis en place dans la province s’élève à 123, dont 12 bureaux centraux.

Quant à la province de Boujdour, elle compte 18 candidats répartis sur 9 listes électorales pour briguer 2 sièges. Les autorités locales dans la province ont aménagé 91 bureaux de vote, dont 10 bureaux centraux, 7 au niveau de la commune urbaine de Boujdour et 3 dans les communes rurales.

Dans la province de Tarfaya, ce sont 22 candidats (11 listes) qui sont en lice pour briguer 2 sièges.

Selon des statistiques du recensement général de la population de 2014, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra compte une population de 367 mille personnes.
07/10/2016

Juriste international:L’illégitimité du polisario entrave la recherche d’une solution au conflit du Sahara

L’illégitimité du polisario pose un problème « fondamental » dans la résolution du conflit du Sahara marocain, et entrave la mise en place d’un “processus d’échange constructif”, a estimé le juriste international, Nykaky Lygeros.

“Le problème fondamental dans la résolution du conflit du Sahara c’est l’absence de légitimité du polisario, car elle ne permet pas de mettre en place un processus d’échange constructif”, a souligné M. Lygeros devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.

Alors que le 7 octobre “nous aurons à nouveau la confirmation que des élections libres ont eu lieu dans les provinces du Sud”, le polisario refuse même d’effectuer un recensement de la population dans les camps de Tindouf, a fait observer l’expert.

Mais cela n’a rien de surprenant, selon ce fin connaisseur du groupe séparatiste. En effet, le polisario se cache derrière l’absence de chiffres concrets, mais en réalité il est incapable d’intégrer des jeunes à sa cause. “Il continue à acclamer les droits d’une entité qu’il ne contrôle pas”, a-t-il dit.

De plus, à la mort de son chef, et sous couvert d’une élection avec un seul candidat, le polisario a “nommé à sa tête un individu radical sans véritable processus démocratique, tout en sachant que celui-ci n’a toujours pas répondu aux accusations de torture, qui l’ont obligé à quitter l’Espagne pour ne pas tomber sous le coup de sa justice”.

Cette évolution négative du comportement global du polisario a des conséquences diverses sur le statut de la prétendue “rasd” qui apparaît de plus en plus comme “une entité creuse”, analyse M. Lygeros.

C’est pour cela que de nombreux pays qui l’avaient reconnue dans un contexte idéologique “se sont peu à peu rendus compte du vide sidéral qu’elle représente et ont retiré leur reconnaissance”.

Le piège que la +rasd+ a tendu se referme ainsi sur elle-même. Car, poursuit le juriste international, “il est tout simplement impossible de demander à des Etats une reconnaissance alors qu’il s’agit d’une structure inexistante sur le plan international”.

En effet, ce revirement de position qui était initialement considéré comme “une correction d’une erreur diplomatique” s’est transformé en un événement historique qui représente un retournement stratégique et finalement un échec diplomatique pour le polisario, souligne-t-il.

Selon M. Lygeros, cette situation montre clairement que les pays africains ne sont plus convaincus de la valeur de la république fantomatique. “C’est pour cette raison qu’une motion de 28 Etats africains a été envoyée à la présidence de l’Union africaine” pour assurer d’une part le retour du Maroc dans l’UA, et d’autre part la suspension de la rasd.

Et de conclure que “l’illégitimité du polisario, et le retrait de sa reconnaissance par les pays africains montre la voie à suivre pour affranchir la population de l’emprise du polisario et des influences extrêmes”.
06/10/2016

Des experts internationaux appellent à des enquêtes « impartiales » sur la situation des droits humains à Tindouf

Plusieurs experts internationaux ont appelé, mercredi soir devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, à des enquêtes « impartiales » sur la situation des droits humains que celles effectuées par des organismes ayant des liens avérés avec les chefs des séparatistes.

« On souhaite voir des enquêtes effectuées par des organismes plus impartiaux que Human Rights Watch, dont les liens étroits avec la Fondation Kennedy ne sont plus à prouver », a souligné Donna Sams d’Antioch Community Church.

Pour Mme Sams, « une soi-disant enquête de quelques jours dans les camps par un groupe tendancieux ne peut aucunement constituer une évaluation juste des questions des droits, des libertés et des abus » des droits de l’homme, affirmant qu’aucun organisme indépendant qui se respecte ne peut accepter des réponses apportées par les séparatistes comme des vérités absolues.

Elle a estimé que la situation des droits de l’homme dans les camps doit être perçue comme faisant partie de la situation globale de ces droits en Algérie, pays hôte des camps, rappelant que le Département d’Etat US a fait état de nombreuses violations des droits humains en Algérie.

La présidente de l’ONG britannique « Freedom for All », Tanya Warburg, a, pour sa part, appelé à ce que le Haut-commissariat pour les réfugiés puisse bénéficier d’un accès immédiat aux camps de Tindouf pour qu’il soit en mesure d’identifier, d’enregistrer et d’évaluer les besoins des populations séquestrées dans ces camps.

Elle a dénoncé le fait que le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, continue de séquestrer depuis 41 ans des dizaines de milliers de réfugiés, soulignant que le plan d’autonomie présenté par le Maroc permettrait une plus grande stabilité et prospérité.

De son côté, Stacy Peterson, présidente de l’ONG internationale « Protected Future », a dénoncé le fait que les populations des camps de Tindouf ne correspondent pas à la définition même que l’ONU donne au statut de « réfugiés », soulignant que les milices des séparatistes les maintiennent en captivité et en font « des otages » et « des boucliers humains » dans le seul but d’approvisionner les « guérillas » avec l’aide humanitaire de l’ONU détournée par les chefs du polisario.

Juan Carlos Moraga Duque, Président de l’ONG « Réhabilitation et Espoir » et ancien prisonnier politique, s’est dit convaincu que la proposition d’autonomie présentée par le Maroc constitue une initiative « réaliste » à même d’apporter une solution durable au conflit du Sahara, au moment où les autres parties campent dans des positions figées qui « risquent de déstabiliser la région ».

« L’autonomie proposée par le Maroc est une forme d’autodétermination et permet d’éviter toute instabilité », a-t-il estimé. « Nier cette réalité signifie l’emprisonnement perpétuel et massif et la continuation de la misère dans les camps de Tindouf », a-t-il conclu.
06/10/2016